Artiste et chercheuse, Lise Terdjman redonne chair à Louise Maignan-Larivière à travers un parcours mêlant dessin, céramique, textile, vidéo et archives — exposition visible du 26 août 2025 au 4 janvier 2026 au Musée de Picardie à Amiens
Pourquoi « Très chère Louise » ?
« Très chère Louise, voici le rêve et la fiction de ton exposition… Là où il y a le manque, il y a toujours la possibilité de la fiction. » L’artiste pose d’emblée sa méthode : combler les blancs de l’histoire par un geste poétique et critique, pour faire apparaître Louise au cœur du musée, et non plus à sa marge.
Tout part d’un petit coffret brodé, délicat et très coloré, attribué à Louise Maignan-Larivière et présenté au Salon des artistes français en 1902. On y lit : « Tempeste, bourasque, tourmente, par vertus sont faites clémentes ». Ce fragment d’intime, devenu boussole émotionnelle, inspire les grands dessins AM-OUR et COL-ÈRE et irrigue l’ensemble du projet.
Un parcours en trois salles, une trentaine d’œuvres
Le dessin, « au cœur de la pratique » de l’artiste, articule un parcours d’installations en trois salles — environ trente créations dialoguant entre elles. Aux pastels « intenses et poudrés », écho supposé aux travaux perdus de Louise, se joignent une vidéo animant dessins et photos, une pièce sonore, un mur d’images à l’entrée, et une sculpture en céramique et textile, L’Énigme de Louise, suspendue en vitrine pyramidale. Autant de formes « ouvertes » qui laissent place à l’ombre, au manque et au fragment.
Réparer le récit muséal
Au-delà de l’hommage, l’exposition propose un regard critique sur la muséographie. Dans les années 1980, les collections Maignan-Larivière ont été éclatées selon une logique encyclopédique (classements par périodes et disciplines), effaçant l’harmonie d’origine pensée par Louise. Le projet de Terdjman rassemble à nouveau les objets « selon des affinités sensibles », redonnant souffle au legs dans l’espace du musée.
Louise, présence à part entière
L’artiste souhaite que Louise devienne familière, « au même titre qu’Albert Maignan » : non une héroïne figée, mais une présence active, dont la pensée de l’espace (accrochage, couleurs, vitrines) a structuré la galerie du Musée de Picardie aux côtés d’Albert Roze, alors directeur du musée.
Lise Terdjman
Qui est Lise Terdjman ?
Artiste plasticienne, formée aux Beaux-Arts de Paris et aux Arts Décoratifs, Lise Terdjman mène une pratique transdisciplinaire (dessin, céramique, photographie, installation, archives) autour des récits oubliés et des figures féminines effacées. Elle expose en France et à l’international (Centre Pompidou, Louvre, Fondation Carlsberg, POUSH) et enseigne à l’ESAD de Reims.
Infos pratiques
Dates : 26 août 2025 → 4 janvier 2026.
Lieu : Musée de Picardie, Amiens
FAQ
Qui est Louise Maignan-Larivière ? Épouse d’Albert Maignan, brodeuse et dessinatrice, elle a joué un rôle majeur dans la mise en place du legs Maignan et l’aménagement de la galerie du Musée de Picardie (accrochage, couleurs, vitrines).
Pourquoi ce titre, « Très chère Louise » ? Le titre vient d’une lettre posthume que Lise Terdjman adresse à Louise, assumant la part de fiction nécessaire pour combler les silences de l’histoire.
Quel est l’objet-source de l’exposition ? Un coffret brodé attribué à Louise, présenté en 1902 au Salon des artistes français, dont un proverbe sur les émotions a guidé la création.
Que verra-t-on concrètement ? Un parcours en trois salles avec une trentaine de pièces : grands dessins, céramique suspendue, vidéo, pièce sonore, mur d’images — des formes « ouvertes » qui laissent place au fragment.
Portrait Albert Maignan (collection Musée de Picardie)
Pourquoi Frida Kahlo fascine-t-elle toujours autant ? Avec Frida: The Making of an Icon, la Tate Modern ne propose pas une simple rétrospective. L’exposition explore la manière dont une peintre mexicaine est devenue l’une des plus grandes icônes culturelles du XXᵉ siècle, à travers plus de 130 œuvres, archives et créations d’artistes de plusieurs générations.
Frida Kahlo, Memory (The Heart) 1937. Private Collection.
Une exposition qui renouvelle le regard sur Frida Kahlo
Frida Kahlo figure parmi les artistes les plus célèbres du XXᵉ siècle. Pourtant, son visage est parfois plus connu que sa peinture. Reproduite sur des affiches, des vêtements, des livres ou des objets du quotidien, elle est devenue une véritable icône culturelle.
C’est précisément ce paradoxe que la Tate Modern choisit d’explorer. Plutôt qu’une rétrospective classique, le musée londonien propose une réflexion sur la construction de son image publique et sur les raisons qui expliquent pourquoi Frida Kahlo continue de fasciner des générations entières.
L’exposition montre ainsi comment une artiste profondément ancrée dans son époque est progressivement devenue une figure universelle, au croisement de l’art, de l’histoire, de la politique et de la culture populaire.
Plus qu’une peintre, une figure universelle
L’œuvre de Frida Kahlo est indissociable de son histoire personnelle. Son accident, les douleurs physiques qui l’accompagnèrent toute sa vie, sa relation avec Diego Rivera, son engagement politique ou encore son attachement aux traditions mexicaines nourrissent une peinture profondément intime.
Mais cette dimension autobiographique ne suffit pas à expliquer son succès mondial.
Au fil des décennies, Frida Kahlo est devenue le symbole de la résilience, de l’affirmation de soi et de la liberté créatrice. Son image dépasse désormais largement le cadre de l’histoire de l’art, faisant d’elle une référence culturelle internationale.
C’est cette transformation que la Tate Modern met en lumière avec une approche particulièrement contemporaine.
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Pourquoi cette exposition est-elle importante ?
Depuis plusieurs années, les grands musées ne présentent plus uniquement les œuvres des artistes : ils interrogent également leur héritage.
Avec Frida: The Making of an Icon, la Tate Modern s’inscrit dans cette évolution. L’exposition ne raconte pas seulement la vie de Frida Kahlo ; elle analyse la manière dont son image s’est imposée dans l’imaginaire collectif et continue d’influencer les débats sur l’identité, le corps, la représentation ou encore la place des femmes dans l’histoire de l’art.
Cette approche offre une lecture nouvelle d’une artiste pourtant abondamment étudiée.
Le parcours rassemble peintures, dessins, photographies, correspondances, archives et objets personnels.
Loin d’une simple présentation chronologique, ces œuvres permettent de comprendre comment Frida Kahlo a construit son langage plastique tout en devenant, parfois malgré elle, une figure culturelle mondiale.
Cette diversité documentaire fait de l’exposition l’un des rendez-vous artistiques majeurs de l’année à Londres.
L’un des grands intérêts de cette exposition est qu’elle dépasse le cas de Frida Kahlo.
Elle invite à réfléchir à une question plus large : pourquoi certains artistes deviennent-ils des icônes universelles alors que d’autres, pourtant tout aussi talentueux, restent relativement confidentiels ?
En s’intéressant à la fabrication d’une image publique autant qu’à l’œuvre elle-même, la Tate Modern propose une exposition qui dialogue avec les enjeux contemporains de la célébrité, de la mémoire culturelle et de la circulation des images.
Cette dimension intellectuelle distingueFrida: The Making of an Icon d’une simple rétrospective.
Cette exposition illustre une évolution profonde de la muséographie contemporaine. Les institutions ne cherchent plus uniquement à présenter des chefs-d’œuvre ; elles interrogent désormais les mécanismes qui transforment un artiste en référence mondiale.
En choisissant cet angle, la Tate Modern montre que Frida Kahlo n’est pas seulement une peintre majeure du XXᵉ siècle. Elle est devenue un phénomène culturel dont l’influence dépasse largement le champ de l’histoire de l’art.
À une époque où les images circulent plus vite que jamais, cette exposition rappelle une évidence : derrière l’icône se trouve toujours une œuvre. Et c’est sans doute là que réside tout l’intérêt de ce parcours londonien.
Pourquoi voir cette exposition ?
Un parcours critique sur la “fabrique” de l’icône Frida : peintures majeures, photographies, documents, objets personnels.
Une mise en perspective avec des œuvres de contemporains et d’artistes inspirés par Kahlo, pour comprendre l’ampleur culturelle du phénomène.
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FAQ : Frida Khalo à la Tate Modern
Quand a lieu l’exposition Frida Kahlo à la Tate Modern ?
L’exposition « Frida: The Making of an Icon » est présentée à la Tate Modern de Londres du 25 juin 2026 au 4 janvier 2027. Elle offre plusieurs mois pour découvrir l’une des expositions majeures consacrées à l’artiste mexicaine.
Où se déroule l’exposition Frida Kahlo ?
L’exposition est organisée à la Tate Modern, l’un des plus importants musées d’art moderne et contemporain au monde, situé sur les rives de la Tamise, au cœur de Londres.
Pourquoi cette exposition Frida Kahlo est-elle exceptionnelle ?
Contrairement aux rétrospectives traditionnelles, « Frida: The Making of an Icon » ne présente pas seulement les œuvres de Frida Kahlo. Elle explore également la manière dont l’artiste est devenue une icône culturelle mondiale, en analysant son influence sur l’art, la mode, la photographie et la culture populaire.
Combien d’œuvres sont présentées ?
L’exposition réunit plus de 130 œuvres, photographies, documents d’archives et objets permettant de découvrir aussi bien la création artistique de Frida Kahlo que la construction de son image à travers le temps.
Qui était Frida Kahlo ?
Frida Kahlo (1907-1954) est une peintre mexicaine reconnue pour ses autoportraits et ses œuvres profondément autobiographiques. Son travail aborde des thèmes comme l’identité, la douleur, le corps, la culture mexicaine et la résilience. Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des artistes les plus influentes du XXᵉ siècle.
Pourquoi Frida Kahlo fascine-t-elle encore aujourd’hui ?
L’œuvre de Frida Kahlo continue de toucher un public international par sa sincérité, sa puissance visuelle et les thèmes universels qu’elle aborde. Son parcours personnel, son engagement et son langage artistique ont fait d’elle une figure incontournable de l’histoire de l’art moderne.
Préparer sa visite
Comment réserver des billets pour l’exposition ?
Les billets peuvent être réservés directement sur le site officiel de la Tate Modern, qui propose également les horaires, les tarifs et les informations pratiques pour préparer sa visite.
Pourquoi visiter cette exposition à Londres ?
Cette exposition permet de découvrir une approche inédite de Frida Kahlo. En s’intéressant autant à son œuvre qu’à la construction de son héritage culturel, la Tate Modern propose une réflexion sur la manière dont certains artistes deviennent des références universelles.
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Fondation Louis Vuitton, Paris Gerhard Richter 2025
Du 17 octobre 2025 au 2 mars 2026, la Fondation Louis Vuittonconsacre une rétrospective monumentale à Gerhard Richter : 270 œuvres, 1962–2024 (peintures, œuvres sur verre/acier, dessins, aquarelles, photographies peintes).
Figure majeure des XXᵉ–XXIᵉ siècles, Gerhard Richter n’a cessé de déplacer les frontières de la peinture. De ses tableaux d’après photographies au flou si caractéristique jusqu’aux abstractions au racloir (squeegee), il fait de l’image un terrain d’essais où mémoire, distance et hasard s’entrecroisent.
1962–1970 – D’après photo : portraits familiaux (Onkel Rudi, Tante Marianne), Bombers, premiers Nuanciers et sculptures en verre.
1971–1975 – Mettre en crise la représentation : 48 Portraits (Venise 1972), Peintures grises, Vermalung (coulures).
1976–1986 – Explorer l’abstraction : agrandissements d’aquarelles, série Strich, portraits (dont Betty), paysages et natures mortes.
1987–1995 – La décennie sombre : cycle 18. Oktober 1977 (RAF), abstractions denses, Sabine mit Kind.
1996–2009 – Le hasard comme méthode : Silikat, 4900 Colors, et les Cage Paintings (hommage à John Cage).
2009–2017 – Dernières peintures & seuils : œuvres sur verre, Strip générées numériquement, puis Birkenau (2014). Dernières toiles abstraites achevées en 2017, avant un retour au dessin.
La Tate Modern célèbre le centenaire du tableau Les Trois Danseuses de Pablo Picasso avec une exposition d’envergure inédite : Théâtre Picasso. Accessible à Londres dès le 15 septembre 2025, cette exposition événement met en lumière un aspect méconnu mais essentiel de l’artiste espagnol : la performance, le théâtre, le jeu de rôles. Un rendez-vous immanquable pour les passionnés d’art moderne et contemporain.
Une exposition immersive autour des Trois Danseuses (1925)
Chef-d’œuvre de la période surréaliste de Picasso, Les Trois Danseuses (1925) est le point de départ de cette mise en scène curatoriale inédite. En tout, plus de 50 œuvres (peintures, dessins, sculptures, collages, textiles) retracent la manière dont Picasso a conçu la peinture comme un acte dramatique.
Commissariat signé Wu Tsang et Enrique Fuenteblanca
Le projet est porté par Wu Tsang, artiste contemporaine, et Enrique Fuenteblanca, écrivain et commissaire. Leur intention : restituer la dimension performative de Picasso, à travers une scénographie rythmée, ponctuée de performances de danse, de flamenco, et de théâtre corporel.
Picasso, peintre mais aussi acteur de sa propre légende
L’exposition montre combien Picasso s’est façonné une identité d’artiste-monde, entre génie créatif et figure marginale. Des œuvres emblématiques comme La Femme en pleurs (1937), Femme nue dans un fauteuil rouge (1932) ou encore la tapisserie du Minotaure (1935) prêtée par le Musée Picasso d’Antibes, illustrent cette posture complexe.
On retrouve dans l’exposition une galerie de figures marginales : danseuses, toreros, artistes de cirque, acrobates. Picasso les sublime autant qu’il les théâtralise. Des toiles comme Jeune fille en chemise (1905), Cheval avec un jeune homme en bleu (1906) ou encore Scène de corrida (1960) dialoguent avec Acrobate (1930), prêtée par le Musée Picasso-Paris.
Performances en direct : un musée vivant
Le Théâtre Picasso n’est pas qu’une exposition : c’est aussi un programme vivant de performances contemporaines, imaginées par des chorégraphes et artistes invités. Ces interventions rythmeront toute la durée de l’exposition, transformant les salles de la Tate Modern en véritables scènes de création.
À voir absolument cet automne à Madrid : le musée Thyssen-Bornemisza présente, du 28 octobre 2025 au 1er février 2026, une exposition exceptionnelle réunissant 50 œuvres majeures de Picasso et Klee, issues de la prestigieuse collection Heinz Berggruen (Berlin). Un dialogue inédit entre deux figures majeures de l’art moderne, à découvrir dans un parcours immersif au cœur de l’histoire de l’art du XXe siècle.
Un face-à-face inédit entre deux maîtres de l’art moderne
L’exposition « Picasso et Klee dans la collection Heinz Berggruen » réunit à Madrid une cinquantaine de chefs-d’œuvre de Pablo Picasso et Paul Klee, issus de la prestigieuse collection du marchand et mécène Heinz Berggruen. Une occasion rare de découvrir, hors de Berlin, des pièces majeures du Musée Berggruen, actuellement fermé pour rénovation.
Entre abstraction poétique et modernité radicale, les œuvres sélectionnées forment un dialogue sensible entre deux visions du monde : celle, charnelle et politique, de Picasso ; celle, intime et symbolique, de Klee.
Une collection d’exception : construite avec passion par Heinz Berggruen, la collection réunit des œuvres iconiques du XXe siècle.
Un accrochage pensé comme un dialogue : loin d’un simple face-à-face, le parcours joue sur les échos plastiques, formels et émotionnels entre les deux artistes.
Un rendez-vous culturel européen : après le Japon et la Chine, cette étape madrilène marque une rare escale en Europe.
Un hommage au collectionneur : la vie et la vision de Berggruen résonnent dans chaque salle. Son regard de galeriste devient ici un véritable fil narratif.
Un dialogue entre deux modernités
Klee et Picasso partagent une même quête de liberté artistique. Mais là où Picasso déconstruit la forme pour interroger la violence du monde, Klee distille des signes et symboles venus d’un espace intérieur. Ensemble, leurs œuvres dessinent les contours d’un XXe siècle traversé par les révolutions artistiques, politiques et spirituelles.
À ne pas manquer :
Les papiers collés et gravures de Picasso
Les tableaux oniriques et architecturés de Klee
L’installation muséale immersive signée par les commissaires Paloma Alarcó et Gabriel Montua
📌 Informations pratiques
📍 Lieu : Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid
❓FAQ — À propos de l’exposition Picasso / Klee (Thyssen-Bornemisza)
🔸 Qui était Heinz Berggruen ?
Heinz Berggruen (1914–2007) était un célèbre marchand d’art et collectionneur allemand. Il a fondé une galerie à Paris en 1950, avant de constituer une exceptionnelle collection d’art moderne, acquise par l’État allemand en 2000. Le musée Berggruen de Berlin conserve aujourd’hui la majeure partie de sa collection.
🔸 Pourquoi Picasso et Klee ensemble ?
Ce sont les deux artistes favoris de Berggruen. L’exposition met en scène un dialogue plastique et intellectuel entre leurs univers, révélant des échos inattendus entre figuration déstructurée et abstraction poétique.
🔸 Où se trouve habituellement cette collection ?
Les œuvres exposées proviennent du Musée Berggruen à Berlin, actuellement en travaux. Cette exposition s’inscrit dans une tournée internationale exceptionnelle.
🔸 Faut-il réserver à l’avance ?
Oui, la réservation en ligne est fortement conseillée, en particulier pendant les périodes de vacances ou de forte affluence touristique à Madrid.
🔸 Peut-on visiter l’exposition en français ?
Le musée propose des audioguides multilingues, dont le français, et des visites guidées sont disponibles sur réservation.
🔸 L’exposition est-elle adaptée aux enfants ?
Oui, des parcours ludiques et des activités pédagogiques sont proposées pour les familles, en lien avec les œuvres de Klee et Picasso.
Du 14 au 19 octobre 2025, LM STUDIO (Hyères) présente « Les Intimes » de la photographe et plasticienne Cendrine Genin : une série où la lumière, le verre, le miroir et l’acier corten matérialisent la vibration de l’émotion.
Pourquoi cet événement compte ?
Programmée en échos avec le 40e Festival international de mode, de photographie et d’accessoires – Hyères (16–19 oct.), l’exposition apporte un contrepoint intime au tempo du festival : une expérience concentrée sur six jours, pensée pour regarder « au bord des failles » plus que pour consommer des images.
L’intime comme recherche
Chez Cendrine Genin, l’intime n’est pas un repli mais une quête : saisir « un fil de lumière, une matière, une rencontre de couleurs » pour approcher le geste, entre visible et invisible. La série « Les Intimes » s’écrit en variations — autant de seuils où l’émotion prend forme sans s’imposer.
Matières & procédés : quand l’image devient surface
La démarche s’enracine dans des techniques mixtes : photographie, gravure, impressions, verre et miroir, associés à des matériaux bruts (fer, acier corten). Ces supports jouent la profondeur, le reflet, la porosité — ils font circuler le regard entre présence et retrait, et donnent à la photographie une matérialité active.
À propos de l’artiste
Cendrine Genin est auteur-photographe, formée à la philosophie, passée par l’École d’Arles et l’Image Ouverte (Clarensac). Sa pratique explore les « failles du vivant » pour proposer à l’autre un espace de rencontre — « suffisamment loin pour dire, suffisamment près pour toucher ».
Crédit photo : Charles Yves Guyon
LM STUDIO, un écrin au cœur d’Hyères
Ouvert depuis 2016, LM STUDIO(5 bis rue Portalet, Hyères) conjugue résidence, exposition et ancrage local, en dialogue constant avec l’actualité culturelle du territoire. L’exposition est portée par la curatrice Françoise Michallon, dont la curation favorise la rencontre féconde entre œuvres et lieux.
Infos pratiques
Dates & horaires : mar. 14 → sam. 18 oct. 2025, 11h–19h ; dim. 19 oct. 11h–16h. Vernissage : mar. 14/10 17h–21h. Sur rendez-vous possible.
Lieu : LM STUDIO, 5 bis rue Portalet, 83400 Hyères.
Tarif : gratuit.
FAQ
Où a lieu l’exposition « Les Intimes » ? À LM STUDIO, 5 bis rue Portalet, 83400 Hyères.
Quelles sont les dates et horaires ? Du 14 au 19 octobre 2025 : mar.–sam. 11h–19h, dim. 11h–16h. Vernissage mardi 14/10, 17h–21h.
L’entrée est-elle payante ? Non, entrée libre.
Quel lien avec le Festival de Hyères ? L’exposition est en écho au festival (16–19 oct. 2025, Villa Noailles).
Quels matériaux et procédés utilise l’artiste ? Photographie et techniques mixtes, avec verre, miroir, fer, acier corten
Du 2 octobre au 18 décembre 2025, le Quai de la Photo consacre une grande exposition aux cultures urbaines à travers quatre regards majeurs : Martine Barrat, Sophie Bramly, Gérard Guittot et Little Shao. Une traversée de cinq décennies où photographie, extraits de films cultes (en partenariat avec ARTE) et bandes-son se répondent. Entrée libre.
Pourquoi cette expo est incontournable ?
Un panorama unique : du Bronx des 70’s aux scènes parisiennes et aux réseaux sociaux d’aujourd’hui, l’expo interroge un fil rouge puissant : qui de la fiction ou de la réalité a le plus influencé l’autre ?
Quatre signatures qui font référence dans la street photography et documentent la naissance puis l’essor du hip-hop et de l’art urbain.
Une médiation généreuse : visites guidées gratuites (mer→dim), atelier enfants (samedi 13h) et concours photo ouvert à tous, avec accrochage des lauréats en fin de parcours.
Des nuits de Stalingrad (Paris) aux archives d’un hip-hop naissant : une écriture de la vitesse et de la nuit devenue témoignage historique. Ses archives sont aujourd’hui veillées et transmises par ses filles.
Du Bronx des années 80 à un retour “plein cadre” à la photo : une trajectoire qui relie presse, télévision, internet et expositions récentes, toujours au plus près des corps et des territoires.
Ancien danseur, photographe de scène mondiale, seul spécialiste accrédité pour le breaking aux JO de Paris 2024 : un style cinétique qui élève la rue au rang d’icône.
Une scénographie “multiformats”
Entre archives photographiques, extraits de films (The Warriors, Beat Street, Le Monde de demain) et bandes-son, l’exposition tisse le lien passé/présent et montre comment l’image fabrique nos imaginaires urbains.
Qu’est-ce que “Urban Photo 2025” ? Urban Photo 2025 est une exposition gratuite au Quai de la Photo (Paris 13e) qui retrace 50 ans de cultures urbaines à travers les œuvres de Martine Barrat, Sophie Bramly, Gérard Guittot et Little Shao. Photos, extraits de films et visites guidées gratuites s’y répondent.
L’expo “Urban Photo” est-elle payante ? Non, l’accès est gratuit.
Peut-on venir en famille ? Oui : visites guidées gratuites du mercredi au dimanche et atelier enfants chaque samedi à 13h.
Où a lieu l’exposition ? Quai de la Photo, 9 port de la Gare, Paris 13e (barge au pied de la BnF).
Quelles sont les dates et horaires ? Du 2/10/2025 au 18/12/2025 ; horaires saisonniers (été 12:00–02:00, hiver mer→dim 12:00–00:00).
Qui sont les artistes exposés ? Martine Barrat, Sophie Bramly, Gérard Guittot, Little Shao.
Envie de plonger dans 50 ans d’esthétiques urbaines ? Cap sur le Quai de la Photo, Paris 13e — c’est gratuit et ouvert à tous.
Courtesy The Saatchi Gallery, London / Photograph by Prudence Cuming Associates Ltd
La Tate Modern consacrera, du 26 février au 31 août 2026, la plus grande exposition jamais dédiée à Tracey Emin, figure majeure de l’art contemporain britannique. Plus de 90 œuvres—installations, vidéos, textiles, néons, peintures et bronzes—dessinent un récit intime, de l’aveu à la résilience.
Le parcours : de My Bed à la renaissance post-maladie
L’exposition réunit les jalons d’une œuvre-journal, de l’iconique My Bed (1998)—installation clé nommée au Turner Prize—à l’“exorcisme” pictural de Exorcism of the Last Painting I Ever Made (1996). Ces pièces pivot organisent la narration : d’une première vie marquée par la crise à une “seconde vie” affirmée après la maladie.
Des œuvres telles que Mad Tracey From Margate: Everybody’s Been There (1997) et la montagne russe It’s Not the Way I Want to Die (2005) reconfigurent les souvenirs d’enfance et d’adolescence à Margate, territoire fondateur et lieu de retour de l’artiste après 2016 (création d’une résidence gratuite).
Néons (I could have Loved my Innocence, 2007), textiles (Is This a Joke, 2009) et la vidéo How It Feels (1996) affrontent la question de l’avortement et des violences systémiques, tandis que le quilt inédit The Last of the Gold (2002) propose un “A-Z de l’avortement” : l’aveu devient ressource et geste politique.
La sculpture en bronze Ascension (2024) aborde le corps après les chirurgies d’un cancer de la vessie ; des stills d’un documentaire inédit montrent la stomie de l’artiste, abolissant toute frontière entre privé et public. En fin de parcours, de vastes peintures récentes portent une énergie presque spirituelle, en présence de Death Mask (2002).
Née en 1963, Tracey Emin vit et travaille à Margate (UK) et en France. Rétrospectives et expositions majeures à Oslo, Londres, Paris, Vienne, Miami, Buenos Aires, Amsterdam… Œuvres dans des collections de référence (MoMA, Centre Pompidou, Guggenheim, Tate). Dame en 2024 pour services rendus à l’art.
FAQ
Quand a lieu l’exposition Tracey Emin: A Second Life ? Du 26 février au 31 août 2026 à la Tate Modern (Eyal Ofer Galleries).
Quelles œuvres majeures seront présentées ? My Bed (1998), Exorcism of the Last Painting I Ever Made (1996), des néons et textiles clés, la vidéo How It Feels (1996), le quilt The Last of the Gold (2002), la sculpture Ascension (2024), des peintures récentes et Death Mask (2002). t
Qui sont les commissaires et partenaires ? Maria Balshaw, Alvin Li, Jess Baxter ; exposition en partenariat avec Gucci.
Y a-t-il une installation à l’extérieur du musée ? Oui, la sculpture monumentale I Followed You Until The End (2023)
Le mot matrimoine n’est pas une invention récente. Issu du latin matrimonium, il désignait dès le XIIᵉ siècle les biens transmis par la mère (matremuine en ancien français). Peu à peu, ce terme a été marginalisé : son sens s’est réduit au champ du mariage (matrimonial), puis il a quasiment disparu, en parallèle de la masculinisation de la langue et du droit.
De l’oubli à la redécouverte
Il faut attendre le début des années 2000 pour qu’il renaisse. L’ethnologue Ellen Hertz, en travaillant sur l’héritage culturel, redécouvre le mot. La dramaturge Aurore Évain, spécialiste des autrices de l’Ancien Régime, en fait ensuite un concept politique et artistique. Ensemble, avec le collectif HF Île-de-France, elles lancent en 2015 les Journées du Matrimoine afin de mettre en lumière les créatrices effacées des récits officiels : peintres, musiciennes, architectes, écrivaines.
Un enjeu culturel et sociétal
Plus qu’un simple pendant féminin du patrimoine, le matrimoine interroge la construction de notre mémoire collective. Il révèle combien l’histoire des arts et des savoirs a longtemps privilégié les « grands hommes », laissant dans l’ombre les femmes, les mémoires populaires ou issues d’autres cultures. Des initiatives comme AWARE (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions), les projets municipaux à Montreuil, Grenoble ou Amiens, ou encore les expositions consacrées à des figures comme Renée Gailhoustet, illustrent cette volonté de rendre visibles les œuvres, savoir-faire et traditions transmis par les femmes.
Pourquoi le matrimoine compte aujourd’hui
Rééquilibrer l’Histoire de l’art : redonner leur place aux créatrices et inventrices.
Élargir la notion de patrimoine : inclure les mémoires féminines, queer, ultramarines, populaires.
Un mouvement en pleine expansion
En 2025, les Journées du Matrimoine fêtent leurs dix ans et s’étendent à tout le territoire français et même à l’international. Musées, galeries et collectivités s’en emparent, proposant visites guidées, expositions, performances et débats pour célébrer l’héritage culturel des femmes.
FAQ – Tout savoir sur le matrimoine
Qu’est-ce que le matrimoine ? Le matrimoine désigne l’héritage culturel transmis par les femmes : œuvres d’art, savoir-faire, traditions, bâtiments ou récits. C’est le pendant historique du patrimoine, mais longtemps effacé des récits officiels.
Le matrimoine est-il un mot nouveau ? Non. Le terme apparaît dès le XIIᵉ siècle dans l’ancien français (matremuine) pour désigner les biens venant de la mère. Il a été progressivement oublié puis réactivé au début des années 2000.
Quelle est la différence entre patrimoine et matrimoine ? Le patrimoine s’est imposé comme l’héritage collectif, mais son histoire a surtout mis en avant les créateurs masculins. Le matrimoine met en lumière les femmes et leurs créations, qu’elles soient matérielles (bâtiments, œuvres) ou immatérielles (contes, chants, pratiques).
Quelles sont les Journées du Matrimoine ? Créées en 2015 par le collectif HF Île-de-France, elles se tiennent chaque mois de septembre en parallèle des Journées du patrimoine. Expositions, visites guidées et rencontres y célèbrent les femmes artistes, architectes ou inventrices oubliées de l’Histoire.
Pourquoi le matrimoine est-il important aujourd’hui ? Parce qu’il permet de rééquilibrer le récit historique et culturel, d’enrichir nos connaissances et d’inclure toutes les mémoires – féminines, populaires, ultramarines, queer – longtemps ignorées.
Où découvrir le matrimoine ? Dans les événements des Journées du Matrimoine, mais aussi dans de nombreux musées, bibliothèques, archives ou associations comme AWARE. Des villes comme Paris, Montreuil, Grenoble ou Amiens programment déjà des visites et expositions dédiées.
Peindre n’est pas un geste anodin pour Mezz Zapharelli : c’est un face-à-face, un temps suspendu où chaque mouvement ouvre un territoire intérieur. L’atelier devient un laboratoire spirituel où pigments et signes composent ce qu’elle nomme la géométrie de l’âme. Ses toiles – La nudité de l’homme, La bulle – incarnent une tension entre dépouillement et fulgurance : défaire les parures, ôter les masques, capturer un instant fragile dont la brièveté rend la lumière plus précieuse.
La nudité de l’homme : une mise à nu symbolique où l’essentiel s’impose.
L’artiste ne décrit pas : elle ressent. Elle capte des vibrations invisibles – celles des choses, des paysages, des silences – jusqu’à faire jaillir une lueur intérieure. Une fois l’œuvre livrée au regard, elle s’en détache, laissant à chacun le soin d’en déchiffrer le sens et d’en prolonger l’écho.
Une exposition courte, une intensité maximale
Pendant trois jours seulement, les œuvres de Mezz Zapharelli dialoguent avec celles des artistes de Les 16 Anges. Le Bastille Design Center, avec son volume lumineux et son caractère industriel, offre un écrin propice à la lecture des surfaces et des vides. L’accrochage promet un parcours condensé, propice aux rencontres et aux conversations avec l’artiste.
La bulle : l’instant suspendu, la respiration qui précède l’éclair.
Infos pratiques
Dates : du vendredi 19 au dimanche 21 septembre 2025
Lieu : Bastille Design Center, 74 boulevard Richard-Lenoir, 75011 Paris
Événement : Exposition de l’association Les 16 Anges (avec Mezz Zapharelli)
Accès : Métro Bastille / Bréguet-Sabin
Horaires & billetterie : à insérer dès communication officielle
FAQ
Qui est Mezz Zapharelli ? Une artiste peintre contemporaine dont la démarche explore la géométrie de l’âme : formes épurées, couleurs vibrantes, lumière intérieure.
Où voir l’exposition à Paris ? Au Bastille Design Center (Paris 11e) dans le cadre de l’exposition collective Les 16 Anges, du 19 au 21 septembre 2025.
Combien de temps dure l’exposition ? Trois jours – une exposition éphémère : planifiez votre visite.