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BRAFA Art Fair 2026 : tout savoir sur l’édition qui va transformer le marché de l’art européen

Installation Valkyrie Leonie de Joana Vasconcelos à la BRAFA Art Fair : sculpture textile monumentale suspendue, aux motifs lumineux et colorés, photographiée par Olivier Pirard. Vue générale de l’œuvre emblématique de la foire d’art de Bruxelles.
Olivier Pirard

La BRAFA Art Fair 2026, qui se tient du 25 janvier au 1er février 2026 à Brussels Expo, s’annonce comme l’un des événements majeurs du marché de l’art en Europe. Avec près de 150 galeries internationales, une scénographie spectaculaire, la présence exceptionnelle de la Fondation Roi Baudouin, et une sélection d’œuvres couvrant cinq continents, l’édition 2026 s’impose déjà comme un rendez-vous incontournable pour les collectionneurs, amateurs d’art et professionnels du secteur.

Vue générale de la BRAFA Art Fair montrant l’installation monumentale Valkyrie Leonie de Joana Vasconcelos suspendue au centre de l’allée principale. Des visiteurs échangent devant des œuvres contemporaines accrochées aux murs, dans un espace lumineux et élégant où fleurs, stands et galeries se déploient. Photographie d’ambiance illustrant la scénographie et l’atmosphère de la foire d’art de Bruxelles.
BRAFA 2025 – General view with Valkyrie Leonie by Joana Vasconcelos © Olivier Pirard © Atelier Joana Vasconcelos

Pourquoi BRAFA 2026 est la foire d’art à ne pas manquer cette année ?

  • Une sélection de 150 galeries venues de 18 pays
  • Des œuvres allant du XVe siècle aux créateurs contemporains les plus pointus
  • Un parcours inédit : 5 chefs-d’œuvre, 5 continents
  • L’accueil de la King Baudouin Foundation comme invitée d’honneur
  • Une scénographie immersive inspirée du ciel et des aurores boréales
  • Des Art Talks avec conservateurs, experts et figures du marché

Avec plus de 72 000 visiteurs en 2025, BRAFA confirme sa place de foire européenne majeure — plus intime que TEFAF, plus historique que certaines foires émergentes, et toujours plus innovante.

Les œuvres essentielles à voir absolument en 2026 : un tour du monde en 5 chefs-d’œuvre

BRAFA propose un parcours exceptionnel qui traverse les continents. Voici les 5 pièces qui feront parler toute l’année.

Œuvre sur fond jaune vif représentant une figure noire stylisée projetée en l’air et entourée de silhouettes levant les bras, dans le style iconique de Keith Haring. Présentée par Martos Gallery à BRAFA 2026, l’image met en avant les traits graphiques noirs, les lignes d’énergie et la dimension pop et engagée de l’artiste.

1. Keith Haring – Untitled (1981)

Martos Gallery (USA)
Un dessin iconique, explosif, qui condense l’énergie du street art new-yorkais des années 80.

Banc rare “Mucki Bench” de Sergio Rodrigues en jacaranda et bois brésilien, pièce de design moderniste des années 1960 présentée par Laurent Schaubroeck à BRAFA 2026. Mobilier long et minimaliste composé de lattes sombres, emblématique du design brésilien du XXᵉ siècle.

2. Sergio Rodrigues – Mucki Bench (1960s)

Laurent Schaubroeck (BE)
Une pièce sculpturale du modernisme brésilien, rare, monumentale.

Tableau de Kim Tschang-Yeul composé de gouttes d’eau peintes avec un réalisme minutieux sur toile beige, présenté par Boon Gallery à BRAFA 2026. L’œuvre emblématique de l’artiste coréen évoque méditation, lumière et illusion matérielle grâce à la transparence des gouttes.

3. Kim Tschang-Yeul – Water Drops (1982)

Boon Gallery (BE)
Poésie, silence, méditation : une œuvre majeure de l’art coréen contemporain.

Deux figures reliquaires Kota du Gabon en cuivre et laiton, présentées par Dalton Somaré à BRAFA 2026. Sculptures traditionnelles africaines au style géométrique emblématique, exposées sur socles et éclairées dans un espace muséal.

4. Figure reliquaire Kota (XIXe siècle)

Dalton Somaré (IT)
Une icône de l’art africain traditionnel, au cœur de l’histoire du modernisme.

Triptyque flamand vers 1500 représentant la Crucifixion au centre, entourée de scènes de la Passion, présenté par Jan Muller Antiques à BRAFA 2026. Peinture religieuse sur panneaux, aux détails narratifs riches et iconographie typique de l’école flamande.

5. Triptyque flamand (vers 1500)

Jan Muller Antiques (BE)
Un chef-d’œuvre rare, analysé avec précision par le spécialiste Didier Martens.

Old Masters, design et pièces iconiques : les grandes tendances BRAFA 2026

Le grand retour des maîtres anciens

De Rembrandt à van Goyen, BRAFA confirme son statut de foire de référence pour les Old Masters en Europe.

Le design du XXᵉ siècle en vedette

– Serrurier-Bovy
– Louis Comfort Tiffany
– Jorge Zalszupin
– Lina Bo Bardi

Le design brésilien et les avant-gardes européennes livrent un dialogue exceptionnel.

BRAFA 2025 – Galerie de Potter d’Indoye © Luk Vander Plaetse

Les “conversation pieces” : les œuvres qui captivent dès le premier regard

Yves Klein – La Terre Bleue (1957)
– Une horloge mythologique Consulat (Galerie de Potter d’Indoye)
– Une figure égyptienne Ptah-Sokar-Osiris (Axel Vervoordt)

Invitée d’honneur 2026 : la Fondation Roi Baudouin

Pour ses 50 ans, la Fondation met en scène un stand-musée, des concerts quotidiens, et un cycle de conférences inédit.

👉 Une présence institutionnelle d’une ampleur rare dans une foire privée.

Une scénographie immersive inspirée du ciel

Nicolas de Liedekerke signe une édition poétique, aérienne, structurée autour :

  • des nuances du ciel,
  • de lumières évoquant les aurores boréales,
  • de suspensions légères pour fluidifier l’espace,
  • et d’un nouveau Hall 8 dédié à la gastronomie.

Art Talks & KBF Talks : un programme intellectuel de haut niveau

Chaque jour, des penseurs du marché de l’art prennent la parole :
– Dominique & Sylvain Lévy
– Dr Michael Philipp
– Estelle De Bruyn
– Virginie Devillez
– Michiel Vervloet
– Ludwig Forrest

👉 L’un des meilleurs programmes de conférences parmi les foires européennes.

Informations pratiques BRAFA 2026

📅 25 janvier – 1ᵉʳ février 2026
📍 Brussels Expo – Halls 3, 4 & 8
🕒 De 11h à 19h
🌙 Late opening : jeudi 29 janvier

Lire aussi :

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Actualités - Photographie - Region

Kwame Brathwaite : « Black is Beautiful », exposition au centre de la photographie de Mougins jusqu’au 18 janvier 2026

Du 5 juillet au 18 janvier 2026, le Centre de la photographie de Mougins consacre une rétrospective majeure à Kwame Brathwaite, figure essentielle du mouvement Black is Beautiful. Photographe, militant et visionnaire, il a redéfini la beauté et l’identité noire à travers des images devenues icônes de la fierté afro-américaine.

© Kwame Brathwaite Radiah Frye, un mannequin ayant adopté les coiffures naturelles lors d’une séance photo aux studios AJASS Vers 1970, tirage pigmentaire, 76,2 × 76,2 cm Courtesy of the Kwame Brathwaite Archive and Philip Martin Gallery, Los Angeles

La beauté comme révolution visuelle

Dans les années 1960, à Harlem, Kwame Brathwaite transforme la photographie en un acte d’émancipation. Inspiré par le panafricanisme de Marcus Garvey, il fonde avec son frère Elombe le collectif AJASS (African Jazz-Art Society & Studios).
Autour d’eux, un mouvement naît : celui des Grandassa Models, jeunes femmes qui revendiquent leur beauté naturelle, leurs coiffures afro et leurs vêtements africains faits main.

Ses images – éclatantes, fières, lumineuses – deviennent un cri silencieux : “Black is Beautiful”.
À travers son objectif, Brathwaite ne montre pas, il élève. Il célèbre une identité trop longtemps niée, et transforme la photographie en arme pacifique de libération.

Une œuvre à la croisée de la musique, de la mode et de la politique

Dans les studios AJASS, la création est collective.
Brathwaite photographie les happenings Naturally ’65 ou Miss Natural Standard of Beauty, où la beauté noire devient performance, affirmation et manifeste.

Son regard s’étend bientôt à toute une génération d’artistes : Abbey Lincoln, Max Roach, Stevie Wonder, Bob Marley, Muhammad Ali…
Tous passent devant son objectif, tous participent à ce vaste récit visuel de la dignité retrouvée.

“Ses images chantent la liberté, la joie, la fierté d’exister.” — François Cheval, commissaire de l’exposition

Une exposition hommage au Centre de la photographie de Mougins

Présentée dans le cadre du Grand Arles Express, l’exposition Kwame Brathwaite – Black is Beautiful constitue la première rétrospective européenne de l’artiste.
Le commissariat de François Cheval et Yasmine Chemali propose un parcours sensible et fort, entre archives, portraits et moments iconiques.

Les clichés, tirés à grande échelle, offrent un dialogue entre intimité et puissance collective : Harlem devient un théâtre de résistance où chaque regard dit “Je suis”.

A lire aussi :

© Kwame Brathwaite Sans titre. Deedee Little, modèle Grandassa en voiture
lors de la célébration (parade) du Garvey Day. Vers 1965, tirage pigmentaire, 72,6 × 101,6 cm Courtesy of the Kwame Brathwaite Archive and Philip Martin Gallery, Los Angeles.

Héritage et actualité d’un combat esthétique

En 2025, le message de Kwame Brathwaite résonne avec une acuité nouvelle.
Dans un monde encore traversé par les questions d’identité, de représentation et de diversité, son œuvre rappelle qu’aimer son image, c’est déjà se libérer.

Ses photographies, désormais présentes dans les collections du MoMA, du LACMA, ou encore du Pérez Art Museum Miami, continuent d’inspirer artistes, militants et créateurs du monde entier.

Informations pratiques

Exposition : Kwame Brathwaite – Black is Beautiful
Lieu : Centre de la photographie de Mougins
Dates : 5 juillet → 18 janvier 2026
Commissariat : François Cheval, Yasmine Chemali
Horaires : 11h → 19h (fermé le mardi)
Tarif : 6 € / Gratuit le 1er dimanche du mois

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❓ FAQ – Kwame Brathwaite : Black is Beautiful

Qui est Kwame Brathwaite ?

Kwame Brathwaite (1938–2023) est un photographe afro-américain, pionnier du mouvement Black is Beautiful. Inspiré par Marcus Garvey, il a défendu la beauté noire à travers la mode, la photographie et la musique, contribuant à transformer l’image des communautés afro-américaines dans les années 1960.

Que signifie le slogan « Black is Beautiful » ?

Le slogan Black is Beautiful est né au cœur du mouvement pour les droits civiques. Il revendique la fierté des traits, des peaux et des cultures africaines face aux standards occidentaux. Brathwaite en a fait un véritable manifeste visuel à travers ses photographies.

Où voir l’exposition Black is Beautiful ?

L’exposition Kwame Brathwaite – Black is Beautiful est présentée au Centre de la photographie de Mougins (Alpes-Maritimes) du 5 juillet au 18 janvier 2026, dans le cadre du Grand Arles Express.

Pourquoi cette exposition est-elle importante ?

C’est la première rétrospective européenne consacrée à Kwame Brathwaite. Elle met en lumière une œuvre essentielle qui relie la photographie, la mode et la musique, tout en retraçant un combat culturel et identitaire majeur.

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Actualités - Foire d'art - International

Biennale de Venise 2026 : “In Minor Keys”, l’édition la plus sensible et visionnaire de la décennie

Six personnes sont alignées sur scène devant un public, se tenant par la main, avec en arrière-plan un grand écran montrant un portrait souriant de Koyo Kouoh entourée de son équipe. Cette image est présentée dans le cadre de la 61ᵉ Exposition internationale d’art, In Minor Keys, prévue du 9 mai au 22 novembre 2026, une édition conçue par la commissaire Koyo Kouoh. magazine art mag
biennale Arte 2026

La Biennale Arte 2026 s’annonce déjà comme l’un des événements artistiques majeurs de l’année. Intitulée In Minor Keys, cette 61ᵉ édition repose sur la vision profondément sensible et poétique de la curatrice camérounaise Koyo Kouoh. Disparue en mai 2025, elle laisse derrière elle un projet d’une rare cohérence, porté par une idée simple et puissante : écouter ce que le monde murmure plutôt que ce qu’il hurle.

Prévue du 9 mai au 22 novembre 2026, entre les Giardini, l’Arsenale et divers lieux de Venise, cette Biennale promet une expérience sensorielle, méditative et profondément humaine, en rupture avec l’excès visuel des expositions contemporaines.

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“In Minor Keys” : quand la Biennale choisit la douceur pour parler du monde

Au cœur du projet : la notion de tonalités mineures.
Dans son texte curatorial, Koyo Kouoh évoque ces fréquences plus basses, ces espaces où l’on se tourne vers la lenteur, la relation, la poésie.

Loin des discours assourdissants, In Minor Keys propose :

  • une expérience sensible, presque musicale ;
  • une immersion dans des formes artistiques intimes et réparatrices ;
  • un parcours pensé comme une polyphonie de voix, inspirée du jazz, du blues, du morna, des chants créoles ;
  • une esthétique relationnelle qui privilégie l’humain, l’écoute et l’attention aux mondes fragiles.

Cette Biennale 2026 ne cherche pas à convaincre, mais à toucher.

Un parcours libre, polyphonique, organique

La Biennale 2026 s’inscrit dans une logique d’archipel. Chaque artiste, chaque œuvre, chaque espace fonctionne comme une île reliée aux autres par des ponts invisibles : émotions, rythmes, matières, vibrations.

Les visiteurs traverseront :

Des univers sensoriels

L’exposition se veut méditative. Elle travaille la lenteur, le silence, la vibration.

Des jardins créoles

Kouoh emprunte à Glissant l’image du jardin créolisé : un écosystème riche, autoprotégé, où les espèces coexistent, se soutiennent, se répondent.

Des espaces de soin

Les œuvres sont pensées comme des oasis dans un monde saturé de crises.

Un festival d’ensembles

Plutôt qu’un message unique, la Biennale 2026 propose un poly-rythme, un ensemble de voix qui improvisent, dialoguent, se répondent comme dans une jam session.

Pourquoi cette Biennale aura un impact mondial

La force de In Minor Keys tient dans son positionnement singulier :
elle refuse la saturation visuelle, la surabondance, l’hystérie des expositions globales.

Au contraire, la Biennale 2026 :

  • réhabilite les pratiques vernaculaires, les gestes lents, les savoirs ancestraux ;
  • donne une place centrale aux artistes comme médiateurs, non comme spectacle ;
  • reconnecte l’art à ses fonctions émotionnelles et sociales ;
  • s’inscrit dans les enjeux de 2026 : écologie, archipels culturels, polyphonie, décolonisation des imaginaires, soin collectif.

Ce choix en fait déjà l’une des expositions les plus attendues au monde.

L’hommage puissant à Koyo Kouoh

Parce que l’exposition est réalisée exactement selon son projet, approuvé par sa famille, In Minor Keys devient un acte de transmission.

Koyo Kouoh laisse comme héritage :

  • une vision relationnelle du monde ;
  • une défense radicale des artistes afro-descendants et des savoirs pluriels ;
  • un regard profondément anticolonial, poétique et incarné ;
  • une conception de l’art comme souffle, rythme, méditation, soin.

Cette Biennale 2026 est l’une des dernières grandes œuvres curatoriales de son époque — et peut-être la plus intime.

📍 Biennale Arte 2026 : informations pratiques

  • Dates : 9 mai – 22 novembre 2026
  • Lieux : Giardini, Arsenale, divers sites à Venise
  • Thème : In Minor Keys

Pourquoi vous devez suivre cette édition

La Biennale Arte 2026 réinvente l’expérience muséale.
Elle remet au cœur de l’attention ce que le monde oublie : le sensible, la lenteur, les voix discrètes.
Elle ouvre une nouvelle voie dans la création contemporaine : plus humaine, plus douce, plus polyphonique.

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Artistes à la une - Dessin

David Bouyou — Dessiner la fragilité

Portrait de david Bouyou

Français d’origine congolaise, David Bouyou fait du dessin un art d’attention. Ses portraits et ses animaux deviennent des lieux de mémoire où la beauté se conjugue à la finitude du vivant. De son enfance au Congo à ses expositions en Provence, en Picardie puis à l’international, son parcours trace une éthique du regard — humble, tenace, profondément humaine.

Jaguars

Enfance d’observation : les premiers regards

Le geste naît très tôt. Enfant, David réclame « des feuilles, des feuilles, des feuilles », s’absorbant dans la contemplation de la basse-cour de son grand-père maternel. Deux motifs fondateurs s’imposent : l’animal et le visage. Arrivé en France vers l’âge de trois ans, il ne cesse de dessiner, affinant à l’adolescence son goût pour les portraits réalistes et expressifs.
Cette pratique de l’observation forge chez lui une qualité rare : l’attention au vivant, au mouvement imperceptible qui traverse les êtres.

Se former pour se décentrer : l’école de Blois

À Blois, il suit trois années d’études en art et design / graphisme. Cette formation marque un tournant. Elle le pousse à sortir de sa « zone de confort », à questionner le dessin, à explorer d’autres écritures visuelles.
Ce déplacement intérieur, raconte-t-il, a structuré sa pratique. Il découvre que le trait n’est pas seulement une reproduction du réel, mais une interprétation poétique, un dialogue entre regard et silence.

Amy

Le silence du trait, puis le retour

Après l’école d’art, David Bouyou prend une autre voie : des études de théologie à Bordeaux, un engagement pastoral, et presque huit ans où le dessin s’efface. Le fil reprend en 2019 avec un éléphant, symbole de mémoire et de résilience.
Le ralentissement de 2020 lui offre du temps. Installé en Provence, il décide de donner au dessin la place qu’il mérite. Les commandes affluent, notamment via Instagram, où son univers graphique séduit par sa profondeur et sa simplicité.

De la Provence à New York : l’envol international

Sa première exposition en Provence, en octobre 2021, est suivie d’une autre en Picardie en 2022. En 2023, un galeriste espagnol découvre son travail sur Instagram et l’invite à un salon international : une œuvre y reçoit les honneurs du jury.
Depuis, son dessin franchit les frontières, jusqu’à New York et Miami. L’artiste parle de ces opportunités avec un étonnement tranquille : « Je savoure chaque étape comme un cadeau. »

Portraits et animaux : la beauté vulnérable

Les portraits de David Bouyou sont des hommages silencieux. Le premier, consacré à Kobe Bryant après le drame de 2020, naît d’un bouleversement personnel. D’autres suivront — Gaspard Ulliel, entre autres — comme des méditations sur la fragilité de la vie.
Dessiner devient un acte de présence : saisir l’instant avant qu’il ne s’efface.
Dans ses dessins animaliers, l’artiste capte la majesté sans emphase : lions, éléphants ou chevaux portent la même innocence blessable que ses visages. La ligne n’exhibe pas — elle veille.
Cette « gravité calme », signature de son style, naît d’une attention à la beauté du fragile.

Kobe

Une éthique du regard

Formé à la théologie, David Bouyou ne prêche pas : il écoute le monde.
Sa foi, dit-il, lui apprend à « se déprendre des petites guéguerres » et à se consacrer à ce qui compte : la paix intérieure, la trace utile.
« On a tous un message à passer », confie-t-il. Le sien passe par le trait — un humanisme du dessin, simple, direct, universel.
Ce regard sincère touche aussi bien les familles commanditaires que les galeristes et collectionneurs internationaux.

Pourquoi son œuvre résonne aujourd’hui

À l’heure où les images numériques saturent notre attention, David Bouyou nous rappelle la puissance du dessin : sa lenteur, sa justesse émotionnelle, sa responsabilité envers le vivant.
Son œuvre n’impose rien. Elle invite à regarder autrement — à sentir la beauté dans la vulnérabilité.
Dans un monde pressé, il choisit la tendresse du trait. Et c’est peut-être là que réside sa modernité.

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Lire aussi

FAQ — David Bouyou, l’artiste du trait et de la fragilité

Qui est David Bouyou ?

David Bouyou est un artiste franco-congolais dont le travail explore la beauté et la fragilité du vivant. À travers ses portraits et dessins animaliers, il célèbre la mémoire, la présence et la vulnérabilité. Son parcours, marqué par une enfance au Congo et une formation en art et théologie, nourrit une œuvre profondément humaine et contemplative.

Quel est le style artistique de David Bouyou ?

Son style se caractérise par un dessin au trait précis et silencieux, une attention à la lumière et à la texture, et une émotion contenue. Il mêle réalisme et intériorité pour traduire la vulnérabilité du vivant, sans surjouer la virtuosité.

Où David Bouyou expose-t-il ses œuvres ?

Après ses premières expositions en Provence (2021) et en Picardie (2022), David Bouyou a été repéré par un galeriste espagnol en 2023. Ses œuvres ont depuis voyagé jusqu’à New York et Miami, où elles ont rencontré un public international séduit par leur intensité émotionnelle et leur esthétique épurée.

Quels thèmes reviennent dans ses dessins ?

Les thèmes récurrents sont le visage et l’animal — symboles de mémoire et d’innocence.
Ses portraits (comme celui de Kobe Bryant ou Gaspard Ulliel) explorent la finitude humaine, tandis que ses animaux incarnent la puissance tranquille du monde vivant. Chez lui, dessiner devient un acte d’attention et de gratitude.

Quel rôle joue la théologie dans son parcours artistique ?

Son parcours spirituel et ses études de théologie ont façonné une éthique du regard : un rapport au temps, au silence et à la responsabilité de créer. Sans jamais imposer de discours religieux, David Bouyou invite à une forme d’écoute du monde, où chaque dessin devient une méditation sur la vie.

Pourquoi son œuvre touche-t-elle autant de personnes ?

Parce qu’elle parle à tous.
Ses œuvres ne cherchent pas la démonstration, mais la présence. Elles invitent à ralentir, à observer, à ressentir. Dans un monde saturé d’images, David Bouyou propose une paix visuelle : un art de la justesse et de la tendresse.

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Actualités - Foire d'art - Photographie

Paris Photo 2025 : mes 3 coups de cœur au Grand Palais — les artistes à ne pas manquer cette année

Affiches monumentales de Paris Photo 2025 suspendues entre les colonnes du Grand Palais, annonçant l’édition du 13 au 16 novembre 2025.
Art Mag

Paris Photo 2025 a transformé le Grand Palais en véritable capitale mondiale de la photographie. Avec 222 exposants venus de 33 pays, l’événement offre un panorama unique de la création contemporaine.
Au cœur de cette effervescence, trois rencontres ont retenu toute mon attention. Trois artistes, trois approches, trois émotions fortes — et autant de raisons de ne pas passer à côté de cette édition.

Tissages monumentaux de Mia Weiner exposés par la galerie Homecoming à Paris Photo 2025, montrant ses autoportraits textiles réalisés fil par fil. Magazine Art Mag
Mia Weiner / Galerie Homecoming, Stand N01, secteur Emergence

1. Mia Weiner — Quand le corps devient tissage numérique

Galerie Homecoming stand N01, secteur Emergence

Premier choc visuel : les autoportraits monumentaux de Mia Weiner, représentée par la galerie Homecoming.
Dans sa série You’re My Son, l’artiste américaine transforme l’image numérique en matière textile : chaque pixel devient un fil, tissé à la main dans un travail d’une précision vertigineuse.

Grand tissage photographique de Mia Weiner exposé par la galerie Homecoming à Paris Photo 2025, représentant une figure féminine nue tissée fil par fil. art mag
Mia Weiner / Galerie Homecoming, Stand N01, secteur Emergence

Pourquoi c’est un coup de cœur ?

  • La présence féminine y est puissante, assumée, politique.
  • L’œuvre mêle technologie et artisanat avec une finesse rare.
  • La texture donne l’impression que l’image respire.

Mia Weiner questionne la visibilité des corps féminins dans notre monde digitalisé — et elle le fait avec une poésie brute, vibrante.

Stand de la galerie Ruttkowski;68 à Paris Photo 2025, présentant la série “Conversation avec Monet” de François Alary, sous la verrière du Grand Palais. Magazine Art Mag
François Alary / Galerie Ruttkowski;68, Stand D26 secteur principal

2. François Alary — Un dialogue inattendu avec Claude Monet

Galerie Ruttkowski;68 Stand D26 secteur principal

Direction ensuite Ruttkowski;68, où le photographe français François Alary présente une série élégante et intime.
Installé pendant quarante ans à New York, collaborateur de Vogue et Vanity Fair, Alary s’aventure ici dans une démarche plus contemplative.

Sa série réinvente les jardins de Giverny :

  • polaroids scannés,
  • gestes peints à l’huile,
  • couleurs qui débordent,
  • flou photographique et matière picturale qui se répondent.
Photographie de François Alary exposée par la galerie Ruttkowski;68 à Paris Photo 2025, mêlant polaroid flou et touches d’huile colorées inspirées des jardins de Giverny. magazine art mag
François Alary / Galerie Ruttkowski;68, Stand D26 secteur principal

Pourquoi c’est un coup de cœur ?
Parce que ces images créent une conversation visuelle avec Monet sans jamais l’imiter. Elles captent l’esprit impressionniste tout en affirmant un regard résolument contemporain.

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Accrochage mural de la galerie Poggi consacré à Sophie Ristelhueber à Paris Photo 2025, regroupant quarante ans d’images autour des traces de guerre et des paysages blessés. Magazine Art Mag
Sophie Ristelhueber / Galerie Poggi, Stand A24 – secteur principal

3. Sophie Ristelhueber — La mémoire des paysages blessés

Galerie Poggi A24 – secteur principal

Troisième moment fort : le stand de la galerie Poggi, consacré à Sophie Ristelhueber, l’une des photographes françaises les plus influentes, auréolée du Prix Hasselblad.

Devant un mur de 40 mètres, retraçant quarante ans de carrière, on plonge dans une œuvre habitée par les cicatrices du monde :

  • territoires marqués par les conflits,
  • paysages transformés en corps,
  • ruines devenues mémoire.
Accrochage de la galerie Poggi à Paris Photo 2025, présentant un portrait monumental en noir et blanc de Sophie Ristelhueber aux cicatrices visibles, entouré de photographies de paysages marqués par les conflits. magazine art mag
Sophie Ristelhueber / Galerie Poggi, Stand A24 – secteur principal

Pourquoi c’est un coup de cœur ?
Chaque image est une véritable enquête sensible, qui transforme le paysage en témoin silencieux. On ressort de ce stand profondément marqué, avec l’impression d’avoir traversé un territoire blessé mais terriblement vivant.

Ce que je retiens de Paris Photo 2025 : trois artistes, trois visions, un même souffle

Cette édition 2025 rappelle une chose essentielle : la photographie n’est pas seulement un médium, mais un langage vivant, capable d’unir technique, mémoire, corps, douleur, douceur et innovation.

  • Mia Weiner réinvente le textile.
  • François Alary réinvente Monet.
  • Sophie Ristelhueber réinvente la manière de regarder les cicatrices du monde.

Trois artistes à suivre absolument, trois galeries engagées, et une édition qui confirme que Paris reste — plus que jamais — la capitale mondiale de l’image.

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Actualités - Paris - Street art

Léa Belooussovitch : une fresque bouleversante pour les victimes du 13-Novembre

« Fresque monumentale floue et colorée de Léa Belooussovitch sur la façade d’un immeuble du 11ᵉ arrondissement de Paris, réalisée en hommage aux victimes du 13-Novembre.

Une œuvre de lumière pour un quartier marqué par la tragédie

Le 12 novembre 2025, une fresque monumentale de Léa Belooussovitch a été inaugurée dans le 11ᵉ arrondissement de Paris, à quelques rues de La Belle Équipe. Dix ans après les attentats du 13-Novembre, l’artiste belge transforme le souvenir du drame en un nuage de couleurs vibrantes — un hommage sensible et puissant qui invite au recueillement.

Une œuvre publique rare, à la fois poétique et mémorielle, qui capte aujourd’hui l’attention des passants comme des amateurs d’art.

Un flou vibrant qui remplace la violence par l’empathie

L’artiste est partie d’une image de presse montrant deux survivants enlacés sous une couverture de survie. De cette scène douloureuse, elle ne garde qu’un geste : l’étreinte.

Pourquoi ce choix touche autant ?

  • Le flou dissout la violence, sans l’effacer.
  • Les couleurs — rose, jaune, bleu, orange — deviennent des respirations.
  • L’humain reste au centre, sans être montré.

Léa Belooussovitch parle d’un « voile éthique » : une manière de représenter le traumatisme sans le rendre insoutenable. Le résultat est une composition douce, lumineuse, qui apaise au lieu de raviver la douleur.

Une fresque qui transforme l’espace public

Installée au 19 rue Léon-Frot, l’œuvre s’inscrit dans un lieu chargé d’histoire, où les habitants ressentent encore les traces du drame.

Mais contrairement aux plaques commémoratives, silencieuses et solennelles, la fresque de Belooussovitch offre une autre forme de mémoire : un espace ouvert, respirant, où chacun peut s’arrêter, observer, se souvenir.

Elle ne raconte pas la catastrophe : elle la laisse murmurer.
Elle ne fige pas le passé : elle le laisse circuler dans la couleur.

Une esthétique de la disparition qui éclaire le présent

Le flou est la marque de fabrique de l’artiste. Ici, il agit comme un activateur de mémoire.

On croit d’abord voir une abstraction. Puis une sensation apparaît : celle d’un souvenir flottant, d’une image qu’on n’arrive pas à saisir mais qui nous poursuit.
Ce trouble visuel est précisément ce qui rend l’œuvre si puissante : elle laisse de la place au regard, à l’émotion, à la projection.

Dans un quartier encore marqué par le traumatisme, cette poésie visuelle devient un geste d’apaisement.

« Fresque monumentale floue et colorée de Léa Belooussovitch sur la façade d’un immeuble du 11ᵉ arrondissement de Paris, réalisée en hommage aux victimes du 13-Novembre. magazine art mag
Fresque de Léa Belooussovitch au 19 rue Léon-Frot

Une lumière pour celles et ceux que Paris n’oublie pas

À l’heure où la ville commémore le dixième anniversaire du 13-Novembre, la fresque de Léa Belooussovitch apporte un hommage résolument contemporain :
non pas une image du drame, mais une lumière pour celles et ceux qui ne sont plus là.

Un geste d’artiste, mais aussi un geste humain.

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Pour aller plus loin : Le flou utilisé par Belooussovitch résonne avec les recherches perceptives abordées dans notre analyse de l’œuvre de Gerhard Richter.

A lire aussi : Découvrez notre analyse complète d’Urban Art Fair Paris 2026.

FAQ – Fresque de Léa Belooussovitch en hommage aux victimes du 13-Novembre

Où se trouve la fresque de Léa Belooussovitch dédiée aux victimes du 13-Novembre ?

La fresque est située au 19 rue Léon-Frot, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris, à quelques rues du café-restaurant La Belle Équipe, un lieu marqué par les attentats de 2015.

Que représente la fresque réalisée par Léa Belooussovitch ?

L’œuvre est une composition floue et colorée, inspirée d’une image de presse montrant deux survivants enlacés sous une couverture de survie. L’artiste en retient le geste et l’émotion, sans montrer la violence initiale.

Pourquoi Léa Belooussovitch utilise-t-elle le flou dans ses œuvres ?

Le flou est chez elle un « voile éthique » : il adoucit la violence sans la nier, crée une distance respectueuse et transforme les images traumatiques en formes sensibles, lumineuses et méditatives.

Quel est le message de cette fresque en hommage au 13-Novembre ?

Léa Belooussovitch (née en 1989) est une artiste belge connue pour ses dessins sur feutre de laine et ses œuvres inspirées d’images médiatiques, qu’elle transforme par le flou pour interroger mémoire, violence et humanité.

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Actualités - Foire d'art - International

Luxembourg Art Week 2025 : une édition XXL qui propulse le Luxembourg au cœur de la scène internationale

Luxembourg Art Week 2025 s’annonce comme l’une des foires d’art les plus ambitieuses de l’année. Du 21 au 23 novembre, l’événement réunit 77 galeries, 15 pays représentés, et un public cosmopolite unique en Europe.
Avec 48 % d’habitants internationaux, le Luxembourg devient un laboratoire culturel où se croisent collectionneurs, institutions et scènes émergentes.

Montréal à l’honneur : le Focus le plus attendu de cette édition 2025

Grande nouveauté : la foire met à l’honneur Montréal, une scène artistique reconnue pour sa liberté, son énergie et sa capacité à réinventer les formes visuelles.

Les 4 galeries du Focus Montréal :

  • Chiguer art contemporain – paysages nordiques, glaces narratives, transformations climatiques.
  • Duran Contemporain – six peintres émergentes figuratives et abstraites : un panorama des nouvelles écritures picturales.
  • Art Mûr – Eddy Firmin, Holly King, Hédy Gobaa : voix hybrides, décoloniales et profondément actuelles.
  • Galeries Bellemare Lambert – solo show du québéco-belge Jérôme Bouchard sur les paysages industriels.

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Une sélection solide : 77 exposants, 22 nouveaux, et un niveau artistique très haut

Luxembourg Art Week confirme son attractivité avec une sélection exigeante :

Main Section – 50 galeries majeures

Ceysson & Bénétière, Galerie Lelong, Zidoun-Bossuyt, Nosbaum Reding, Galerie Zlotowski…
La foire confirme son rôle de hub européen.

Vue d’exposition à la Galerie Porte B : œuvres peintes aux motifs végétaux et sculptures découpées en bois, exposées dans un espace lumineux aux murs blancs et parquet clair — photo French Kate.
Galerie Porte B – Paris

Take Off – 18 artistes émergents

Une section qui attire chaque année critiques, collectionneurs et jeunes amateurs.
Le meilleur de la nouvelle création à prix accessibles.

Institutions culturelles – 5 structures invitées

Ensad Nancy, Konschthal Esch, EKA Kunsthalle Trier…
Un ancrage fort sur le territoire, avec un regard résolument international.

Art Talks, Art Walk, Artflo : une programmation pensée pour l’expérience visiteur

Luxembourg Art Week ne se limite plus à une foire : c’est un écosystème culturel complet.

Art Talks

Conférences autour de :

  • création numérique et IA,
  • écologie dans l’art contemporain,
  • collection aujourd’hui,
  • enjeux curatoriaux.

Des discussions pointues qui incarnent la dimension intellectuelle de la foire.

Vitrines Capsules de Luxembourg Art Week 2025, présentant l’installation nocturne aux motifs bleus et blancs d’Anna Bochkova, « Soft Futures », combinée à des sculptures noires exposées en façade — une intervention artistique en ville capturée de nuit. magazine art mag
© Sophie Margue 

Art Walk : le Luxembourg transformé en parcours artistique

Un programme à ciel ouvert :

  • Parcours de sculptures du quartier de la Gare au boulevard Royal
  • Capsules : expositions dans des vitrines vides accessibles 24h/24
  • RDV dans les galeries et institutions partenaires

L’art se diffuse dans la ville et crée une expérience fluide entre foire et territoire.

Artflo : une foire connectée

Une application innovante permettant :

  • de repérer les stands via une carte intelligente,
  • d’enregistrer ses favoris,
  • d’échanger directement avec les galeries,
  • de prolonger l’expérience après la foire.
Portrait peint d’un jeune homme portant un large bonnet rouge et un manteau bleu, tenant une carte avec une oreille gravée, devant un paysage de montagnes et de glaciers — œuvre présentée par une galerie belge à Luxembourg Art Week.
Belgian Gallery – Red hat – Oil Painting – 30 x 30 cm – 2026

Collecting 101 : collectionner à moins de 4 000 €

Pour attirer une nouvelle génération d’acheteurs, la foire lance Collecting 101 :
un parcours d’œuvres à moins de 4 000 €, mises en avant par un sticker.

Objectif :
👉 rendre l’achat d’art plus simple, plus lisible, moins intimidant.

C’est l’une des initiatives les plus stratégiques de la foire — et l’une des plus attendues du public.

Pourquoi cette édition 2025 est un moment clé pour l’art en Europe

Luxembourg Art Week réussit un pari rare :
être à la fois européenne, locale, ambitieuse et accessible.

  • 77 galeries
  • Une scène québécoise invitée
  • Une ville transformée par l’art
  • Une foire de plus en plus connectée
  • Des œuvres pour tous les niveaux de collection

Tout indique que l’édition 2025 sera l’une des plus suivies, autant par les collectionneurs que par les observateurs du marché.

Luxembourg Art Week 2025 — Infos pratiques

Dates : 21 → 23 novembre 2025
Lieu : Luxembourg-Ville
Artistes & galeries : 77 galeries, 15 pays
Événements : Art Talks, Art Walk, Artflo, Focus Montréal
Type de foire : Art contemporain – international
Billetterie : Réservez dès maintenant

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A lire aussi :

FAQ – Luxembourg Art Week 2025

Qu’est-ce que Luxembourg Art Week ?

Luxembourg Art Week est la grande foire d’art contemporain du Luxembourg. Chaque année, elle réunit des galeries internationales, des institutions, des artistes émergents et un public composé de collectionneurs, professionnels et amateurs d’art. L’édition 2025 est la 11ᵉ édition.

Quand a lieu Luxembourg Art Week 2025 ?

La foire se déroule du 21 au 23 novembre 2025 sur le Champ du Glacis, au cœur de Luxembourg-Ville.

Combien de galeries participent en 2025 ?

Cette édition rassemble 77 galeries et institutions provenant de 15 pays, dont 22 nouveaux exposants.

Quel est le thème ou focus de Luxembourg Art Week 2025 ?

Le focus principal 2025 met en lumière la scène montréalaise, avec quatre galeries invitées : Chiguer art contemporain, Duran Contemporain, Art Mûr et Galeries Bellemare Lambert.

Qu’est-ce que Collecting 101 ?

Collecting 101 est un parcours d’œuvres à moins de 4 000 €, destiné aux personnes souhaitant débuter une collection d’art de manière simple et accompagnée.

Quelles activités sont proposées pendant la foire ?

Art Talks (conférences)
Art Walk (parcours artistique dans la ville)
Artflo, une application digitale pour explorer la foire
des expositions partenaires dans Luxembourg-Ville

Où se déroulent les expositions en ville ?

Les expositions du programme Art Walk sont disséminées dans le centre-ville : quartier de la Gare, boulevard Royal, vitrines Capsules et institutions partenaires.

Luxembourg Art Week est-elle accessible aux nouveaux collectionneurs ?

Oui. Grâce à Collecting 101, aux sections émergentes et aux œuvres à prix variés, la foire s’adresse aussi bien aux collectionneurs confirmés qu’à ceux qui souhaitent commencer.

Quelles sont les dates de Luxembourg Art Week 2025

La foire se tient du 21 au 23 novembre 2025 à Luxembourg-Ville, et réunit 77 galeries issues de 15 pays.

Pourquoi le Focus Montréal est-il l’un des temps forts de la foire ?

Parce qu’il présente la scène contemporaine montréalaise, réputée pour son énergie, son audace et son engagement, avec plusieurs galeries venues spécialement du Québec.

Peut-on acheter des œuvres via la plateforme Artflo ?

Oui. Artflo permet de découvrir les œuvres présentées à la foire et de finaliser l’achat en ligne, même après l’événement.

Faut-il être collectionneur pour visiter Luxembourg Art Week ?

Non. La foire est ouverte à tous : amateurs, curieux, étudiants, professionnels… C’est l’un des grands rendez-vous européens du public.

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Actualités - Paris - Photographie

Paris Photo 2025, Photo Days, Offprint… le mois où Paris devient capitale de l’image

Portrait en gros plan d’une femme âgée sur fond noir, mains posées sur le visage – photographie d’Antoine Schneck, série « Chen Nai Ben », présentée à Photo Days 2025, Galerie Harcourt, partenaire de Paris Photo – magazine ART MAG.
Antoine Schneck

En novembre, Paris devient la capitale mondiale de la photographie. Entre Paris Photo, PhotoSaintGermain, Offprint ou Photo Days, la ville célèbre toutes les formes du regard, du livre photo au tirage monumental.

Paris Photo 2025 : la grande messe du médium

Du 13 au 16 novembre 2025, Paris Photo revient dans le cadre majestueux du Grand Palais.
Dirigée par Florence Bourgeois et Anna Planas, cette 28ᵉ édition réunit 222 galeries et éditeurs venus de 33 pays.
Les secteurs Principal, Digital, Émergence, Voices et Éditions offrent un panorama complet du médium photographique, entre héritage et innovation.

À travers la sélection des commissaires Devika Singh (Courtauld Institute) et Nadine Wietlisbach (Fotomuseum Winterthur), Paris Photo 2025 s’impose comme une véritable exposition à échelle mondiale — un espace où la photographie pense son avenir.

Lire aussi : Paris photo 2025 : la photographie au prisme du monde contemporain

Portrait « Amelia » (2023) de Gilleam Trapenberg – tirage fine art représentant une jeune fille sur la plage sous une lumière tropicale douce, présenté à Paris Photo 2025. ART MAG.
Gilleam Trapenberg, Amelia, 2023 – Homecoming Gallery présenté à Photo Paris 2025
Sous le ciel des Caraïbes, un portrait empreint de douceur et de dignité. L’artiste explore les identités afro-caribéennes à travers la lumière et la pose.

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Les événements off : la photographie partout à Paris

Autour du Grand Palais, la création s’émancipe et se diversifie.

Offprint Paris : la scène éditoriale indépendante

Installé à Césure, dans le 5ᵉ arrondissement, Offprint rassemble plus de 150 éditeurs indépendants dans les domaines des arts, du design et de la culture visuelle.
Chaque table devient une rencontre : le livre photo n’est plus un support, mais une œuvre à part entière.

Salon a ppr oc he : l’expérimentation intime

Au Molière, rue de Richelieu, le salon a ppr oc he consacre sa 9ᵉ édition à la photographie comme geste sensoriel et matériel. Une sélection resserrée d’artistes y redonne au tirage sa dimension tactile, presque charnelle.

Tapisserie rose représentant un corps allongé sur un lit, fils rouges tombant au sol – œuvre « A Flash of Heat » (2024) de l’artiste Mia Weiner, présentée à Paris Photo 2025, Homecoming Gallery – magazine ART MAG.
Mia Weiner, A Flash of Heat (2024). Tapisserie de fils rouges évoquant la mémoire du corps et la sensualité du geste. Présentée à Paris Photo 2025, Homecoming Gallery. © Courtesy of the artist & Homecoming Gallery.

PhotoSaintGermain et Photo Days : Paris, musée à ciel ouvert

De la mairie du 7ᵉ au Centre culturel irlandais, des galeries du Boulevard Saint-Germain aux librairies d’art, PhotoSaintGermain tisse un parcours libre et poétique.
L’événement invite à la déambulation : Anne-Lise Broyer, Florence Henri ou Daragh Soden y déploient des récits où la lumière devient langage.

Plus vaste encore, le festival Photo Days rayonne dans toute l’Île-de-France :

  • galeries (Clémentine de la Féronnière, Thaddaeus Ropac, Fisheye)
  • musées (Carnavalet, MAC VAL)
  • lieux atypiques (Chapelle de Clairefontaine, Studio Frank Horvat)

Chaque exposition devient une fenêtre ouverte sur le monde.

A lire aussi :

Scène de rue issue de la série « Rua Direita » (1970) de Claudia Andujar – photographie en contre-plongée capturant la vie urbaine et la présence humaine, exposée à Paris Photo 2025. ART MAG.
laudia Andujar, Rua Direita, 1970 – Galeria Vermelho présenté à Paris Photo 2025
Sous un angle audacieux, la photographe brésilienne capte la foule urbaine et l’humanité des passants. Une scène historique où la rue devient théâtre social.

La photographie comme art du lien

Ces rendez-vous ne sont pas de simples expositions : ils forment un écosystème.
Entre institutions et indépendants, entre livres et images, Paris fait dialoguer les pratiques, les formats et les regards.
Ce mois de novembre 2025 consacre la photographie comme un art collectif et vivant, miroir de nos mémoires et de nos mutations.

Informations pratiques

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FAQ Paris Photo 2025

Qu’est-ce que Paris Photo ?

Paris Photo est la plus grande foire internationale dédiée à la photographie. Elle réunit chaque année galeries, artistes et éditeurs venus du monde entier.

Quand et où a lieu Paris Photo 2025 ?

Du 13 au 16 novembre 2025, au Grand Palais de Paris.

Quels sont les autres événements photo à voir à Paris ?

Offprint Paris, PhotoSaintGermain, Polycopies, Photo Days et le salon a ppr oc he rythment tout le mois de novembre.

Quel est le prix d’entrée pour Paris Photo ?

Le billet d’entrée se situe entre 35 et 40 €, mais plusieurs événements parallèles sont gratuits.

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Actualités - Foire d'art - Photographie

Paris Photo 2025 : la photographie au prisme du monde contemporain

Vue d’ensemble de Paris Photo 2025 au Grand Palais – foire internationale de la photographie contemporaine article dans art mag
Grégoire Grange

Un retour triomphal au Grand Palais

Du 13 au 16 novembre 2025, Paris Photo signe sa 28ᵉ édition avec 222 exposants venus de 33 pays. Sous la direction de Florence Bourgeois et Anna Planas, la foire s’impose comme le rendez-vous mondial de la photographie et de l’image. Entre histoire et avant-garde, elle offre un panorama où dialoguent mémoire, regard et innovation.

Photographie Pont Allenby 2 (2016) de Sophie Ristelhueber – paysage frontalier chargé d’histoire, réflexion sur la guerre et la trace humaine, présentée par la Galerie Poggiali.
Pont Allenby #2 (2016), Sophie Ristelhueber – Galerie Poggi – Lauréate du Prix Hasselblad 2025

Un parcours en cinq mouvements

La foire s’articule autour de cinq secteurs : Principal, Voices, Digital, Émergence et Éditions.
Dans le secteur Principal, les grands noms dialoguent avec les explorateurs du médium : Sophie Ristelhueber déploie une installation monumentale sur 36 mètres, tandis que Adrian Sauer interroge la matérialité de l’image.
Les commissaires Devika Singh et Nadine Wietlisbach insufflent à Voices une réflexion sur le paysage et les liens de parenté, deux thèmes qui tissent la photographie au réel.

Home Song (2020–25) de Torbjørn Rødland – scène intimiste et troublante mêlant douceur et tension, présentée par la Galerie Eva Presenhuber à Paris Photo 2025.magazine art mag
Home Song (2020–25), Torbjørn Rødland – Galerie Eva Presenhuber, Zurich – Secteur Digital

Quand l’image devient donnée

Le secteur Digital, imaginé par Nina Roehrs, questionne l’ère de la réalité augmentée : Kevin Abosch ou Cole Sternberg (pour le projet Giga – UNICEF) explorent la connectivité et la mémoire numérique.
Ici, la photographie s’étend : elle devient data, trace et conscience.

Photographie en noir et blanc de Bérangère Fromont issue de la série République (2024), exposée à Paris Photo 2025 – exploration sensible de l’intime et du politique. Magazine Art Mag
République (2024), Bérangère Fromont – Galerie Bacqueville – Secteur Voices, commissariat Devika Singh

Émergences et transmissions

Sur les balcons du Grand Palais, le secteur Émergence révèle vingt artistes de la nouvelle génération : Marine Lanier, Atong Atem, Camila Falquez ou Sylvie Bonnot.
La Française Marine Lanier reçoit le Prix de la Maison Ruinart 2025 pour sa série Alchimia, un conte poétique sur le vivant et les cycles du monde.
Cette même exigence de transmission s’exprime dans Le Labo, maquette grandeur nature d’un laboratoire argentique, et dans l’exposition du Cnap, Faire Familles / Making Families, dédiée aux métamorphoses du lien

Elles × Paris Photo : la puissance du regard féminin

Dirigé cette année par Devrim Bayar, le parcours Elles × Paris Photo interroge la relation entre figure et décor, présence et effacement.
Grâce à ce programme lancé en 2018, la part des femmes photographes est passée de 20 % à 39 % en sept ans : un progrès tangible et salutaire dans un monde visuel longtemps dominé par le regard masculin.

Œuvre Untitled (Acrobacia) de Rosângela Rennó, 2012 – photographie en noir et blanc évoquant la mémoire et la fragilité du corps, exposée à Paris Photo 2025. Magazine Art Mag
Untitled (acrobacia) (2012), Rosângela Rennó – Collection Estrellita B. Brodsky – Exposition The Last Photo

La mémoire à l’épreuve : The Last Photo

Présentée pour la première fois en Europe, la collection d’Estrellita B. Brodsky, The Last Photo, rassemble plus de soixante œuvres latino-américaines, de Diane Arbus à Vik Muniz.
Cette exposition-manifeste scelle symboliquement la fin de l’ère analogique et ouvre une réflexion sur l’instabilité contemporaine de l’image, devenue fluide, répliquée, partagée, parfois effacée.

Une photographie-monde

Plus qu’une foire, Paris Photo 2025 est un laboratoire du regard.
Sous la verrière du Grand Palais, l’image cesse d’être simple trace : elle devient langage critique et universel, miroir mouvant d’un monde en quête de sens.
Entre visible et invisible, tangible et virtuel, la photographie retrouve ici sa vocation : éclairer, relier, penser.

A lire aussi : Paris Photo 2025, Photo Days, Offprint… le mois où Paris devient capitale de l’image

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FAQ Paris photo 2025 (dates, artistes, infos pratiques)

Qu’est-ce que Paris Photo ?

Paris Photo est la plus grande foire internationale dédiée à la photographie et à l’image contemporaine. Elle réunit chaque année au Grand Palais des galeries, éditeurs et artistes du monde entier. En 2025, l’événement célèbre sa 28ᵉ édition avec 222 exposants issus de 33 pays.

Quand et où se déroule Paris Photo 2025 ?

L’édition 2025 se tient du 13 au 16 novembre 2025 au Grand Palais, à Paris. C’est un retour très attendu après plusieurs années de travaux, dans un espace magnifié où se mêlent galeries historiques et scènes émergentes.

Quels artistes et projets sont à découvrir cette année ?

Parmi les temps forts :
Sophie Ristelhueber, lauréate du prix Hasselblad, avec une installation monumentale ;
Marine Lanier, Prix Ruinart 2025, pour sa série poétique Alchimia ;
L’exposition The Last Photo, issue de la collection d’Estrellita B. Brodsky ;
Les programmes Voices et Elles × Paris Photo, qui célèbrent la diversité et la place des femmes dans la création contemporaine.

Pourquoi visiter Paris Photo 2025 ?

Parce que cette édition met en lumière la photographie dans toutes ses dimensions : analogique, numérique, expérimentale, sociale et politique. Sous la verrière du Grand Palais, Paris Photo 2025 est plus qu’une foire : un laboratoire d’idées, un lieu de transmission et de regard critique sur notre monde.

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Actualités - Lieu d'art

Studio Marie-Claude Beaud, nouvel auditorium de référence de l’art contemporain à Paris

Intérieur du Studio Marie-Claude Beaud au Palais-Royal, auditorium de 110 places du nouveau bâtiment de la Fondation Cartier conçu par Jean Nouvel, baigné d’une lumière rouge immersive et dédié aux arts vivants, projections et rencontres.
La Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2 place du Palais-Royal, Paris. © Jean Nouvel / ADAGP, Paris, 2025.
Martin Argyroglo

Le Studio Marie-Claude Beaud est situé dans le nouveau bâtiment de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. Il a été inauguré en octobre 2025 au Palais-Royal. L’architecture est signée par Jean Nouvel.

Cet auditorium compte 110 places. Il offre un espace intime.
Il a été conçu pour la création vivante. On peut y voir des performances.
On peut assister à des projections et des débats.

Un hommage à une vision pionnière du musée

Le studio rend hommage à Marie-Claude Beaud.
Elle a transformé les musées.
Elle a encouragé le croisement des disciplines.
Design, vidéo, mode, cinéma et sciences ont intégré les musées grâce à elle.

Elle défendait une idée forte.
Un musée doit créer le dialogue.
Il ne doit pas seulement exposer les œuvres.

Une prouesse architecturale au service du public

Le bâtiment de la Fondation offre 8 500 m² accessibles au public.
6 500 m² sont dédiés aux expositions.
Cinq plateformes en acier peuvent se déplacer.
Elles permettent de changer les volumes et la scénographie.

L’architecture est impressionnante.
Le studio apporte un équilibre.
Il crée de la proximité.
C’est un lieu d’écoute et d’échange.

Un centre névralgique pour l’art contemporain vivant

Le studio sera au centre de la programmation vivante de la Fondation. Il accueillera :

  • des dialogues entre artistes et commissaires d’exposition,
  • des projections inédites et séances cinéma exclusives,
  • des conférences et débats autour de l’exposition inaugurale Exposition Générale,
  • des soirées hybrides mêlant arts plastiques, musique et performance.

Ce lieu répond à une forte demande.
Le public cherche des expériences incarnées.
Il cherche des formats participatifs et vivants.

Découvrez notre article complet : la nouvelle Fondation Cartier au Palais-Royal, une prouesse signée Jean Nouvel mêlant patrimoine et architecture vivante.

Gradins du Studio Marie-Claude Beaud, auditorium de 110 places du nouveau bâtiment de la Fondation Cartier au Palais-Royal à Paris, conçu par Jean Nouvel et baigné d’une lumière rouge immersive.
La Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2 place du Palais-Royal, Paris. © Jean Nouvel / ADAGP, Paris, 2025. Photo © Martin Argyroglo

Le Studio Marie-Claude Beaud s’impose déjà comme un lieu culturel majeur dans le 1er arrondissement de Paris. Pensé comme un espace où la parole compte autant que l’œuvre, il met en lumière les performances, les rencontres et les échanges créatifs. Intégré au nouveau bâtiment de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, conçu par Jean Nouvel au Palais-Royal, il prolonge l’idée du musée comme lieu vivant et ouvert. Une nouvelle étape se dessine ainsi pour l’art contemporain à Paris, plus proche, plus incarnée et résolument tournée vers le dialogue public.

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Quelle est la capacité de l’auditorium ?

Le studio dispose de 110 places assises, idéal pour les formats où la parole et la performance sont centrales.

Quels types d’événements y sont programmés ?

Performances artistiques, projections cinéma, lectures, débats, rencontres avec des artistes et dialogues curatoriaux feront partie des temps forts.

Où se situe le studio ?

Il est intégré au nouveau bâtiment de la Fondation Cartier, au sein du Palais-Royal, dans le 1er arrondissement de Paris.