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Actualités - Architecture

Fondation Cartier Palais-Royal : le chef-d’œuvre de Jean Nouvel

Facade de la Fondation Cartier au Palais royal Architecte Jean Nouvel
Martin Argyroglo

L’ossature du futur

À première vue, la façade du 2, place du Palais-Royal reste fidèle à sa gravité haussmannienne. Mais derrière cette peau de pierre blonde, Jean Nouvel a reconstruit un monde. Les nouvelles images dévoilent ce que le visiteur ne verra peut-être jamais : le squelette colossal d’une architecture en mouvement.
Entre piliers, poutres et vérins, la Fondation Cartier se lit d’abord comme une structure à nu, une matrice mécanique prête à se transformer.

Vue intérieure du chantier de la Fondation Cartier au Palais-Royal, montrant la charpente d’acier monumentale conçue par Jean Nouvel, symbole d’une architecture en mouvement au cœur de Paris. magazine art mag
Vue du chantier des futurs espaces de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, place du Palais-Royal, Paris. Vue sur la profondeur du bâtiment depuis la plateforme 4 en construction. Février 2024. Photo © Martin Argyroglo

Une cathédrale industrielle sous la pierre

À l’intérieur, tout respire la tension entre la rigueur de l’ingénierie et la sensualité de la matière.
Les arcs de pierre du XIXᵉ siècle encadrent des plateformes d’acier suspendues, dont la précision géométrique fait écho à l’architecture d’un théâtre ou d’un navire.
Chaque poutre, chaque câble, chaque vis semble avoir sa place dans un ballet silencieux.
Les photographies de chantier témoignent de cette alchimie entre passé et modernité : la masse de la pierre rencontre la souplesse du métal, le patrimoine s’ouvre à la mécanique.

Structure métallique et niveaux suspendus du nouveau bâtiment de la Fondation Cartier, entre transparence, lumière naturelle et prouesse technique signée Jean Nouvel. Magazine Art Mag
Vue du chantier des futurs espaces de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, place du Palais-Royal, Paris. Vue sur la profondeur du bâtiment depuis la plateforme 5 en construction positionnée au 1er étage. Décembre 2023. Photo © Martin Argyroglo

Retrouvez dans ART MAG : Exposition Générale, la grande ouverture de la Fondation Cartier.

Le vide comme horizon

Jean Nouvel n’a pas reconstruit un musée : il a creusé un espace.
L’essentiel du projet repose sur le vide – un vide actif, traversé de lumière et de potentialités.
Les immenses plateaux, actionnés par un système de câbles et de poulies, peuvent se mouvoir à onze hauteurs différentes, dessinant à chaque fois un nouveau paysage intérieur.
Depuis les cours jusqu’aux verrières, la lumière glisse sur les surfaces d’acier et les piliers bruts : le bâtiment devient instrument optique, révélant le ciel à travers la matière.

Vue du plafond verrier et des passerelles modulables de la Fondation Cartier au Palais-Royal, où Jean Nouvel orchestre un jeu de lumière et d’espace Magazine Art Mag
La Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2 place du Palais-Royal, Paris.
© Jean Nouvel / ADAGP, Paris, 2025. Photo © Martin Argyroglo

L’atelier du XXIᵉ siècle

Sur les images finales, la rigueur industrielle s’efface peu à peu pour laisser place à la clarté du lieu achevé : verrières zénithales, arcs dorés, verticalité retrouvée.
Le chantier, d’abord labyrinthique, se transforme en une nef claire où chaque niveau respire.
Nouvel signe ici un manifeste : un musée qui n’impose pas sa forme, mais s’adapte à celle de l’art.
Un lieu conçu pour évoluer avec les artistes, les expositions, la ville elle-même.

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Détail technique des câbles et poulies du système de plateformes mobiles imaginé par Jean Nouvel pour la Fondation Cartier, inspiré des machineries de théâtre.
La Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2 place du Palais-Royal, Paris.
© Jean Nouvel / ADAGP, Paris, 2025. Photo © Martin Argyroglo

Une mécanique du sensible

Sous ses airs de machine, la nouvelle Fondation Cartier est tout sauf froide. L’acier poli, les jeux d’ombre, les transparences et reflets traduisent un humanisme technologique : la technique au service de la perception.
L’architecture, ici, ne s’admire pas seulement ; elle s’éprouve.
À travers cette métamorphose, Jean Nouvel redonne à Paris un bâtiment qui ne se contente pas de contenir l’art : il le met en tension, en suspension, dans un dialogue permanent entre histoire, lumière et mouvement.

Façade restaurée de la Fondation Cartier Palais-Royal illuminée à la tombée du jour, révélant la transparence du projet architectural de Jean Nouvel.
La Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2 place du Palais-Royal, Paris.
© Jean Nouvel / ADAGP, Paris, 2025. Photo © Martin Argyroglo

À noter : le nouveau bâtiment abrite aussi le Studio Marie-Claude Beaud, un auditorium de 110 places dédié aux rencontres, projections et performances. Il prolonge la vocation de la Fondation à faire dialoguer artistes, commissaires et publics.
👉 À lire : notre focus sur le Studio Marie-Claude Beaud.

Fondation Cartier pour l’art contemporain

📍 2, place du Palais-Royal, Paris 1ᵉʳ
🗓️ Ouverture : octobre 2025
🎨 Exposition inaugurale : Exposition Générale

À lire dans ART MAG : Exposition Générale, la grande ouverture de la Fondation Cartier.

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❓ FAQ – Fondation Cartier Palais-Royal et architecture de Jean Nouvel

🔸 Quand ouvre la nouvelle Fondation Cartier au Palais-Royal ?

La nouvelle Fondation Cartier pour l’art contemporain ouvrira ses portes en octobre 2025 au 2, place du Palais-Royal, Paris 1ᵉʳ, face au musée du Louvre.
L’exposition inaugurale, intitulée « Exposition Générale », présentera une sélection d’œuvres majeures issues de quarante ans de création contemporaine

🔸 Qui a conçu le nouveau bâtiment de la Fondation Cartier ?

Le projet architectural est signé par Jean Nouvel, l’un des architectes français les plus reconnus au monde, déjà auteur du bâtiment historique de la Fondation Cartier boulevard Raspail (1994) et du Louvre Abu Dhabi.
Il a transformé l’ancien Louvre des Antiquaires en une architecture vivante, modulable et baignée de lumière.

🔸 Quelles sont les particularités architecturales du nouveau lieu ?

Le bâtiment est unique par sa structure à cinq plateformes mobiles : d’immenses plateaux d’acier qui montent ou descendent selon les expositions, offrant des espaces à géométrie variable.
Cette architecture dynamique permet d’adapter la scénographie à chaque projet artistique, du spectacle vivant aux installations monumentales.

🔸 Pourquoi la Fondation Cartier a-t-elle quitté le boulevard Raspail ?

Après plus de trente ans boulevard Raspail, la Fondation Cartier souhaitait un lieu plus vaste et plus flexible pour accueillir de nouveaux formats d’expositions et renforcer son ancrage au cœur de Paris.
Le Palais-Royal, symbole du dialogue entre patrimoine et création, incarne parfaitement cette évolution.

🔸 Quelle est la surface du nouveau bâtiment ?

La Fondation Cartier Palais-Royal offre 8 500 m² accessibles au public, dont 6 500 m² dédiés aux expositions.
Les espaces d’accueil comprennent également une librairie, un auditorium, un restaurant et La Manufacture, un atelier pédagogique de 300 m² consacré à la transmission et aux savoir-faire artistiques.

🔸 Comment se distingue cette architecture dans le paysage parisien ?

Jean Nouvel signe ici une cathédrale industrielle contemporaine nichée derrière une façade haussmannienne du XIXᵉ siècle.
L’intérieur est traversé par la lumière naturelle, visible depuis la rue de Rivoli.
C’est un manifeste d’architecture vivante qui relie le patrimoine historique et l’innovation technologique.

🔸 Pourquoi ce projet est-il considéré comme un tournant pour Jean Nouvel ?

Parce qu’il résume toute sa philosophie : « On ne construit pas un espace, on construit dans l’espace. »
Cette Fondation prolonge sa réflexion sur les musées du futur – amorcée avec l’Institut du monde arabe, le musée du quai Branly et le Louvre Abu Dhabi – où l’architecture devient un instrument d’émotion et de liberté.

🔸 Quelles expositions sont prévues après l’ouverture ?

Après Exposition Générale, la Fondation Cartier prévoit plusieurs expositions thématiques, des performances, projections et débats.
La programmation associera art, science, architecture, design et arts vivants, dans la continuité de sa vocation pluridisciplinaire.

🔸 Où suivre les actualités de la Fondation Cartier ?

Sur le site officiel fondationcartier.com ou sur les réseaux sociaux de l’institution.
L’actualité des expositions, vernissage

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Artistes à la une - Femmes artistes - Peinture

Flo Muliardo, « Les Enfants Rois » : quand l’art redonne une dignité à l’enfance

Portrait en noir et blanc de l’artiste contemporaine Flo Muliardo, regard tourné vers la lumière. Photographie illustrant son engagement auprès des enfants et la série Les Enfants Rois, présentée dans ART MAG.
Gilles Piel

Des portraits d’enfants puissants, pas décoratifs

Couronnes, couleurs franches, traits noirs : dans sa série « Les Enfants Rois », l’artiste Flo Muliardo place l’enfant au centre. Ses tableaux ne cherchent pas la mignonnerie mais la dignité. Regards directs, cadrage serré, fonds colorés : tout est fait pour créer une rencontre.

👉 Dans ART MAG, elle raconte pourquoi elle a choisi ce format frontal et comment le dessin est resté sous la peinture.

Flo Muliardo entourée d’enfants au Népal lors d’une rencontre avec l’association Les Enfants de Manasté. Photographie illustrant son engagement humanitaire et artistique pour la série Les Enfants Rois, présentée dans ART MAG
Flo Muliardo entouré des enfants de l’orphelinat Namasté au Népal

Un voyage au Népal qui nourrit l’œuvre

En novembre, Flo Muliardo repart au Népal auprès de l’association Les Enfants de Namasté, qu’elle soutient depuis plusieurs années. Ce séjour d’un mois va lui permettre de peindre « au réel », au contact des enfants.

👉 Dans le magazine, elle explique le lien entre ce terrain de vie et sa série picturale.

L’artiste Flo Muliardo pose à côté de l’une de ses toiles de la série Les Enfants Rois, représentant un jeune enfant aux grands yeux bleus, entouré de couleurs vives et contrastées — rouge, jaune, rose et bleu — surmonté d’une couronne dorée et des mots LOVE et QUEEN. La scène illustre l’univers expressif et coloré de l’artiste, célébrant la dignité et la force de l’enfance. Art Mag
Flo Muliardo – 2025 © Gilles Piel

Couronne, tatou, couleurs : un langage

On retrouve souvent la couronne (clin d’œil à Basquiat), des tatouages et une palette vive (rose, orange, bleu). Ce ne sont pas des effets graphiques : ce sont des signes identitaires.

👉 Leur origine, leur sens intime et leur lien avec son histoire personnelle sont détaillés dans l’article complet d’ART MAG.

Une histoire plus intime affleure

Derrière ces portraits d’enfants affirmés, il y a aussi une part beaucoup plus personnelle, que l’artiste évoque avec pudeur. Elle ne l’expose pas sur les réseaux — nous non plus.
C’est ce qui donne à la série sa justesse : peindre l’enfance en pensant à la protéger.

👉 Cette dimension sensible est développée uniquement dans la version publiée dans ART MAG.

Pourquoi on en parle dans ART MAG

Parce que cette série arrive au moment même de son départ au Népal, parce qu’elle lie création et engagement, et parce qu’elle interroge la manière dont on représente les enfants aujourd’hui.
C’est une série claire, nécessaire et contemporaine.

📩 Retrouve l’article complet, l’entretien et les visuels dans le numéro 29 d’ART MAG.

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Actualités - Marché de l'art

Dans les coulisses du marché de l’art : comprendre la cotation des artistes

Visiteurs observant une grande peinture dans un musée – illustration du dossier sur la cotation des artistes et la valeur des œuvres dans le marché de l’art.

Comprendre la cotation : entre fascination et illusion

Dans un marché de l’art en perpétuel mouvement, la question de la cotation suscite autant de fascination que de débats.
Comment se construit réellement la valeur d’un artiste ?
Derrière les chiffres se cachent des ventes, des expositions, mais aussi une part d’influence, de stratégie et de reconnaissance qui échappe à toute formule mathématique.

La cotation, un miroir trompeur du marché

Dans les coulisses du marché de l’art, le mot revient comme une incantation : cotation.
Elle rassure les collectionneurs, légitime les galeries, valorise les artistes. Mais ce chiffre, en apparence objectif, dissimule une réalité bien plus complexe.
Car la valeur d’une œuvre ne se résume pas à un prix : elle reflète un écosystème d’enchères, de réputation et de spéculation.

L’illusion du chiffre

Une cotation donne l’impression d’une mesure scientifique.
Pourtant, elle n’est rien d’autre que la photographie d’un marché à un instant donné.
Les ventes aux enchères — transparentes mais ponctuelles — fixent des repères visibles.
Mais qu’en est-il des ventes privées en galerie, souvent confidentielles ? Les prix varient, se négocient, se redéfinissent sans cesse.
👉 La cotation devient alors une moyenne mouvante, plus indicative que réelle.Un miroir social avant tout

Plus qu’un outil financier, la cotation traduit la reconnaissance institutionnelle et médiatique d’un artiste.
Celui qui expose dans une grande foire internationale, entre dans une collection publique ou reçoit une critique élogieuse voit sa cote grimper.
À l’inverse, un artiste discret mais talentueux peut rester sous-évalué, jusqu’à ce qu’un regard, une exposition ou un collectionneur change tout.

L’influence des plateformes : entre transparence et confusion

Artprice, Artnet, Akoun, Artmajeur…
Ces plateformes dominent aujourd’hui le discours sur la valeur artistique.
Mais leurs méthodes d’évaluation diffèrent : certaines se basent uniquement sur les enchères publiques, d’autres sur des algorithmes et données déclaratives.
Résultat ? Une diversité de cotes, parfois contradictoires, qui entretient à la fois transparence et confusion.

Sculpture d’un nu féminin en terre cuite, posture assise, textures rugueuses et expressives sur fond bleu.  Article Art mag
Valem – nue femme au collier – Période 2002 – 2014 ©Pierre Yves Payet

Au-delà de la cote : la valeur émotionnelle

L’art a ceci de singulier qu’il dépasse toujours sa valeur marchande.
Une œuvre touche, émeut, bouleverse, indépendamment de son prix.
La cotation, utile comme repère, ne reflète jamais la puissance intime d’une création.
Elle parle le langage du marché, mais pas celui du cœur.

🗝️ En résumé : la cotation n’est qu’un indicateur

La cotation n’est ni une garantie, ni une vérité absolue.
C’est un outil, construit par le marché, influencé par la reconnaissance, façonné par les regards extérieurs.
Si elle guide les collectionneurs, elle ne doit jamais faire oublier l’essentiel :

une œuvre vaut d’abord par ce qu’elle provoque, avant de valoir par ce qu’elle coûte.

Dossier complet à découvrir dans ART MAG

Plongez dans notre dossier exclusif « Cotation : valeur d’art ou art de la valeur ? », en pages centrales du nouveau ART MAG n°29.
Découvrez les acteurs invisibles du marché, les mécanismes des enchères, et les nouvelles plateformes d’évaluation qui redessinent le rapport entre art et valeur. On vous donne toutes les clés pour comprendre la cotation d’un artiste.

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❓ FAQ – Comprendre la cotation des artistes

Qu’est-ce que la cotation d’un artiste ?

La cotation d’un artiste représente une estimation de la valeur marchande de ses œuvres sur le marché de l’art. Elle s’appuie sur les ventes aux enchères, les expositions, la reconnaissance institutionnelle et parfois les ventes privées en galeries.

Comment se calcule la cote d’un artiste ?

Il n’existe pas de formule universelle. La cote est déterminée par un ensemble de facteurs économiques et symboliques : prix des ventes récentes, régularité des expositions, notoriété, critiques et demandes des collectionneurs.
Chaque plateforme (Artprice, Artnet, Akoun…) applique ses propres méthodes de calcul.

Pourquoi deux plateformes affichent-elles des cotes différentes ?

Les plateformes utilisent des bases de données et algorithmes distincts.
Certaines s’appuient uniquement sur les ventes publiques tandis que d’autres incluent les estimations ou ventes privées déclarées.
C’est pourquoi il est conseillé de croiser les sources avant d’évaluer une œuvre.

La cotation reflète-t-elle toujours la valeur réelle d’une œuvre ?

Non. La cotation indique la valeur marchande, mais pas la valeur émotionnelle, historique ou symbolique.
Une œuvre peut être sous-cotée malgré sa puissance artistique, ou au contraire, surévaluée selon les tendances du marché.

Où trouver le dossier complet sur la cotation ?

Le dossier complet “Cotation : valeur d’art ou art de la valeur ?” est à retrouver dans le nouveau numéro du magazine ART MAG n°29, disponible en version papier et numérique sur 👉 magazine-art-mag.com

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Actualités - Paris - Photographie

Luc Delahaye : Le bruit du monde – Une plongée dans le réel au Jeu de Paume

Photographie de Luc Delahaye montrant une conférence de presse dense et chaotique où journalistes, caméras et dirigeants s’entassent autour d’une table. Œuvre emblématique du rapport entre pouvoir, médias et mise en scène du réel. Exposition Le bruit du monde, Jeu de Paume, 2025. Article Magazine art mag
Courtesy Luc Delahaye et Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles

Le Jeu de Paume consacre une grande rétrospective à Luc Delahaye du 10 octobre 2026 au 4 janvier 2026, figure majeure de la photographie contemporaine. Intitulée Le bruit du monde, cette exposition couvre près de vingt-cinq ans de création (2001–2025), depuis son retrait du photojournalisme jusqu’à son exploration des formes les plus abouties de l’image documentaire et conceptuelle.

Photograph by Luc Delahaye showing a man lying against an orange wall, in a corner flooded with light. A striking work on human fragility and the harsh reality of war. Exhibition The Noise of the World, Jeu de Paume, 2025. Magazine Art Mag
Death of a Mercenary – tirage chromogène numérique – 2011 © Courtesy Luc Delahaye et Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles

Un photographe du réel et du silence

Ancien membre de l’agence Magnum Photos, lauréat des prix Robert Capa, Pictet et Deutsche Börse, Luc Delahaye s’est imposé comme un observateur rare du monde contemporain. Ses œuvres, de grands formats minutieusement composés, oscillent entre témoignage et méditation visuelle.
De la guerre d’Irak à celle d’Ukraine, d’Haïti à la Syrie, de la Bourse de Londres aux conférences de la COP, il capte les lieux du pouvoir, du chaos et de la résistance avec une distance qui interroge : que peut encore la photographie face au tumulte du monde ?

hotograph by Luc Delahaye depicting a crowd of elderly men and women gathered in the cold under a grey sky, in front of Eastern European apartment blocks. A solemn and silent scene about popular dignity and resistance. Exhibition The Noise of the World, Jeu de Paume, 2025. Magazine art mag
A Rally of the Opposition Candidate Alexander Milinkevich – tirage chromogène numérique – 2006 ©Courtesy Luc Delahaye et Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles

Entre documentaire et imaginaire

Depuis 2001, Luc Delahaye compose ses images comme des tableaux photographiques, mêlant fragments de réel et travail numérique. Ses séries les plus marquantes — House to House, Death of a Mercenary, Trading Floor, Soldats de l’armée syrienne, Alep — témoignent d’une même tension : donner forme à la violence sans la dramatiser.
Le photographe refuse toute posture héroïque : il s’efface derrière son sujet pour laisser l’image “penser” par elle-même.

« Mes photos construites reposent toujours sur le reportage. Elles sont constituées de fragments de réel, de moments d’expérience. »
Luc Delahaye

Photograph by Luc Delahaye showing a group of men gathered around a fire outdoors under a grey sky. A powerful image about survival, exile, and solidarity in a world in crisis. Exhibition The Noise of the World, Jeu de Paume, 2025. Article Art Mag
Un Feu – tirage chromogène numérique – 2021 © Courtesy Luc Delahaye et Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles

Un portrait géopolitique du XXIᵉ siècle

À travers une quarantaine d’œuvres, le parcours déploie une géographie de la crise mondiale.
Les conflits, la pauvreté, les réunions internationales y deviennent les métaphores d’un monde en tension.
L’exposition révèle aussi les recherches plus récentes de l’artiste : retour au noir et blanc, vidéo (Rapport Syrie), polyptyques et installations inédites.
Chaque image, chaque silence photographique, fait entendre à sa manière le bruit du monde.

Un catalogue raisonné d’exception

À l’occasion de l’exposition, un catalogue raisonné bilingue (français/anglais), publié chez Steidl, rassemble les 74 œuvres produites depuis 2001.
Dirigé par Quentin Bajac et Nathalie Herschdorfer, il éclaire la méthode et la pensée de Delahaye à travers des textes signés Michael Fried, Bernard Marcadé ou Jean-Pierre Criqui.
Ce livre de référence, soutenu par la Fondation Jan Michalski, prolonge la réflexion sur la représentation du réel et la responsabilité du regard.

Informations pratiques

Lieu : Jeu de Paume – 1 place de la Concorde, Jardin des Tuileries, Paris 1er
Dates : du 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026
Horaires : Mardi 11h–21h / du mercredi au dimanche 11h–19h (fermé le lundi)
Tarifs : Plein tarif 13€ / Réduit 9,50€ / Étudiants et -25 ans 7,50€
Infos : jeudepaume.org

Mécénat et itinérance

Cette rétrospective bénéficie du soutien de la Fondation Antoine de Galbert, fidèle partenaire de l’artiste depuis son exposition à La Maison Rouge en 2005.
Après Paris, Le bruit du monde sera présenté à Photo Élysée (Lausanne) du 6 mars au 31 mai 2026.

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A lire aussi : Paris Photo 2025, Photo Days, Offprint… le mois où Paris devient capitale de l’image

❓ FAQ – Luc Delahaye : Le bruit du monde au Jeu de Paume

Qui est Luc Delahaye ?

Luc Delahaye est un photographe français né à Tours en 1962. Ancien grand reporter et membre de l’agence Magnum Photos, il s’est fait connaître dans les années 1990 par ses images de guerre et ses séries documentaires. Depuis 2001, il développe une œuvre artistique entre photographie documentaire et composition visuelle, explorant les liens entre réel, mémoire et représentation.

Où et quand a lieu l’exposition Le bruit du monde ?

L’exposition Luc Delahaye – Le bruit du monde se tient au Jeu de Paume (1, place de la Concorde, Paris 1er) du 10 octobre 2025 au 4 janvier 2026. Elle sera ensuite présentée à Photo Élysée à Lausanne du 6 mars au 31 mai 2026.

Que présente l’exposition ?

L’exposition retrace vingt-cinq ans de création (2001–2025) à travers une quarantaine de grands formats, des œuvres inédites et une vidéo autour du conflit syrien.
Elle explore les thèmes chers à Delahaye : la guerre, la politique, les institutions internationales, et la tension entre chaos et ordre. C’est aussi un voyage visuel à travers la géopolitique du XXIᵉ siècle.

Existe-t-il un catalogue de l’exposition ?

Oui. Un catalogue raisonné bilingue (français/anglais), publié par Steidl, accompagne l’exposition. Il rassemble 74 œuvres produites entre 2001 et 2025, avec des textes de Quentin Bajac, Nathalie Herschdorfer, Michael Fried, Bernard Marcadé et Jean-Pierre Criqui.
Ce livre constitue une référence majeure sur le travail de Luc Delahaye.

Quels sont les horaires et tarifs du Jeu de Paume ?

  • Horaires : Mardi de 11h à 21h / du mercredi au dimanche de 11h à 19h / Fermé le lundi
  • Tarifs : Plein tarif 13 € / Tarif réduit 9,50 € / Étudiants et -25 ans 7,50 €
    👉 Réservation en ligne sur jeudepaume.org

Qui soutient l’exposition ?

Le bruit du monde est soutenue par la Fondation Antoine de Galbert, mécène historique de Luc Delahaye, ainsi que par Jaeger-LeCoultre.
La fondation avait déjà présenté sa première grande exposition monographique à La Maison Rouge en 2005.

Quelles sont les œuvres phares de l’exposition ?

Parmi les œuvres majeures présentées :

  • House to House (2011)
  • Death of a Mercenary (2011)
  • Trading Floor (2013)
  • Soldats de l’armée syrienne, Alep (2012)
  • Rapport Syrie (vidéo, 2025)
    Ces œuvres témoignent de la puissance visuelle et de la portée politique du travail de Delahaye.

Pourquoi visiter cette exposition ?

Parce qu’elle offre une lecture unique du monde contemporain à travers la photographie.
Luc Delahaye mêle rigueur documentaire et profondeur plastique, posant une question essentielle : comment regarder la violence et la complexité du monde sans se détourner ?
Une exposition à la fois intellectuelle et sensible, essentielle pour comprendre les enjeux de l’image aujourd’hui.

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Actualités - Art nouveau

Le futur musée Hector Guimard à l’Hôtel Mezzara : l’Art nouveau renaît à Paris

L'hôtel Mezzara, au 60 rue La Fontaine (16e) article art mag
Clément Dorval / Ville de Paris

Un musée dédié à Hector Guimard (1867–1942), figure emblématique de l’Art nouveau, ouvrira bientôt ses portes à Paris. Célèbre pour ses entrées de métro aux lignes végétales, Guimard retrouvera enfin la lumière qu’il mérite. Le lieu choisi, l’Hôtel Mezzara, incarne à lui seul l’élégance et la créativité de son œuvre.

Un chef-d’œuvre architectural au cœur du 16ᵉ arrondissement

Situé au 60 rue Jean-de-la-Fontaine, l’Hôtel Mezzara est un joyau architectural construit en 1910 pour l’industriel textile Paul Mezzara. Ce bâtiment classé monument historique reflète parfaitement l’esprit Art nouveau : formes fluides, vitraux colorés et ferronneries organiques.
Guimard y a imaginé chaque détail, depuis le grand vitrail zénithal jusqu’à la salle à manger, restée intacte depuis plus d’un siècle.

Après avoir accueilli des pensionnaires du lycée Jean-Zay de 1954 à 2015, le lieu s’apprête désormais à vivre une nouvelle vie. En effet, son ouverture au public marquera une étape importante dans la reconnaissance du patrimoine Art nouveau à Paris.

Un projet ambitieux soutenu par l’État et des mécènes privés

Le projet du musée Guimard est porté par Fabien Choné, président d’Hector Guimard Diffusion, et Nicolas Horiot, président du Cercle Guimard.
L’État a accordé un bail de 50 ans à la Foncière Mezzara, qui financera la restauration complète du bâtiment pour un montant de six millions d’euros.

Grand hall de l’hôtel Mezzara d’Hector Guimard à Paris

Les travaux commenceront fin 2026, sous la direction d’un architecte des monuments historiques et d’experts de l’Art nouveau. L’ouverture est prévue fin 2027 ou début 2028. Ainsi, ce projet redonnera vie à un lieu oublié et offrira à Paris un musée entièrement consacré à l’un de ses plus grands créateurs.

Collections, réalité virtuelle et expérience immersive

Le musée Hector Guimard présentera une centaine de pièces originales : mobilier, verreries, vases, céramiques, maquettes et luminaires conçus par Guimard lui-même.
Ces œuvres proviennent de collections privées et publiques, mais aussi d’achats récents réalisés par Fabien Choné.

Les visiteurs découvriront également une expérience immersive en réalité virtuelle (VR). Celle-ci les plongera dans la mythique salle Humbert de Romans, un chef-d’œuvre disparu en 1905.

Par ailleurs, le musée proposera un jardin de 700 m² avec café et librairie, où chacun pourra prolonger la visite. Les billets d’entrée seront compris entre 15 et 20 euros, rendant la beauté accessible à tous.

portrait en noir et blanc de Hector Guimard article Art Mag sur le futur musée Guimard
Hector Guimard

Hector Guimard, le visionnaire de l’Art nouveau

Né en 1867, Hector Guimard a bouleversé les codes architecturaux de son époque.
Inspiré par Victor Horta à Bruxelles, il a introduit en France un style entièrement nouveau, basé sur la courbe naturelle et la cohérence entre architecture et décoration.

Il a conçu aussi bien les plans des bâtiments que leurs meubles et objets décoratifs, anticipant déjà le design global.
Son œuvre la plus célèbre, les entrées du métro parisien, incarne parfaitement son univers végétal et poétique. D’ailleurs, même si ces structures furent critiquées à leur création, elles symbolisent aujourd’hui Paris autant que la Tour Eiffel.

Sur les 167 accès de métro qu’il réalisa, seuls 88 subsistent aujourd’hui, répartis entre la France et l’étranger.

Paris, capitale du renouveau Art nouveau

Avec ce musée, Paris renforce sa place parmi les grandes capitales de l’Art nouveau, aux côtés de Bruxelles et Barcelone.
Le futur musée Guimard deviendra ainsi un lieu de référence pour les amateurs d’architecture, d’histoire et de design.
En redonnant vie à l’Hôtel Mezzara, la capitale française célèbre non seulement un génie créatif, mais aussi un idéal : celui d’un art qui relie la beauté à la vie quotidienne.

Entrée de métro parisien dessinée par Hector Guimard, symbole de l’Art nouveau français magazine art mag
Entrée métro parisien

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FAQ — Musée Hector Guimard à Paris

Quand ouvrira le musée Hector Guimard à Paris ?

L’ouverture du musée Hector Guimard est prévue pour fin 2027 ou début 2028. Les travaux de restauration de l’Hôtel Mezzara, menés par des spécialistes de l’Art nouveau, débuteront fin 2026 et dureront environ un an.

Où se trouve le futur musée Hector Guimard ?

Le musée sera installé dans l’Hôtel Mezzara, situé au 60 rue Jean-de-la-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris. Ce quartier, surnommé le “Quartier Guimard”, abrite plusieurs bâtiments dessinés par l’architecte, notamment le Castel Béranger.

Quel sera le prix du billet d’entrée ?

Le tarif d’entrée au futur musée Hector Guimard devrait se situer entre 15 et 20 euros. Des tarifs réduits et des formules couplées (visite + café ou réalité virtuelle) pourraient être proposés à l’ouverture.

Que pourra-t-on voir au musée Hector Guimard ?

Le musée présentera plus de 100 pièces originales et rééditées : mobilier, verreries, vases, céramiques, luminaires et maquettes signés Guimard. Une expérience immersive en réalité virtuelle (VR) permettra également de revivre la splendeur de la salle Humbert de Romans, aujourd’hui disparue.

Qu’est-ce que l’Hôtel Mezzara ?

Construit en 1910 par Hector Guimard pour l’industriel textile Paul Mezzara, l’Hôtel Mezzara est un chef-d’œuvre de l’Art nouveau classé monument historique. Le bâtiment se distingue par son grand vitrail zénithal, son escalier métallique sculpté et une salle à manger conservée dans son état d’origine.

Qui finance le projet du musée Guimard ?

Le projet est porté par Fabien Choné (président d’Hector Guimard Diffusion) et Nicolas Horiot (président du Cercle Guimard).
L’État a signé un bail de 50 ans avec la Foncière Mezzara, qui financera la restauration du lieu à hauteur de 6 millions d’euros.

Y aura-t-il un café ou un espace extérieur ?

Oui. Le musée disposera d’un jardin de 700 m² accessible aux visiteurs, avec un café culturel inspiré de l’esthétique Art nouveau. Ce lieu accueillera des événements, rencontres et conférences autour du design et du patrimoine.

Pourquoi Hector Guimard est-il célèbre ?

Hector Guimard (1867–1942) est considéré comme le maître de l’Art nouveau en France. Il a révolutionné l’architecture et le design urbain avec ses formes organiques et ses courbes végétales, visibles notamment dans les célèbres entrées du métro parisien.
Son œuvre phare, le Castel Béranger, lui valut le prix de la Ville de Paris en 1898.

Combien d’entrées de métro Guimard subsistent aujourd’hui ?

Sur les 167 entrées créées par Guimard entre 1900 et 1913, seules 88 subsistent aujourd’hui. Certaines ont été démontées et réinstallées à l’étranger, comme à Montréal ou à Lisbonne, témoignant du rayonnement international de son style.

Peut-on acheter des créations d’Hector Guimard ?

Oui. Le musée proposera une boutique de rééditions officielles d’œuvres de Guimard (luminaires, ferronneries, objets décoratifs) réalisées par des artisans d’art partenaires, dans le respect des matériaux et techniques d’origine.

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Actualités - Art moderne

Berthe Weill, galeriste d’avant-garde — au Musée de l’Orangerie

Vue d’entrée de l’exposition « Berthe Weill, galeriste d’avant-garde » au Musée de l’Orangerie à Paris, présentant la scénographie immersive et les œuvres modernistes mises en valeur.
Laëtitia Striffling-Marcu

Du 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026, le musée de l’Orangerie rend hommage à Berthe Weill, figure pionnière et longtemps oubliée du marché de l’art moderne. Première galeriste à avoir exposé Picasso, Matisse et Modigliani, elle fit émerger toute une génération d’artistes avant-gardistes dans un Paris en pleine effervescence créative.

Peinture de Georges Kars représentant Berthe Weill dans son salon de peinture, entourée de cadres et de toiles, hommage à la première galeriste de Picasso et Matisse. Magazine Art Maag
Georges Kars (1882-1945) Dans le salon de peinture, 1933 Huile sur contreplaqué,
56 × 46 cm Collection particuliere © Jana Hojstričová

Une pionnière au service des jeunes artistes

En 1901, Berthe Weill ouvre sa galerie rue Victor-Massé, à deux pas de Montmartre. Sous le slogan « Place aux jeunes ! », elle soutient sans relâche la jeune création.
Elle révèle les Fauves, les Cubistes et plusieurs femmes artistes comme Émilie Charmy, Suzanne Valadon ou Hermine David, à une époque où la scène artistique reste dominée par les hommes.

“Dussé-je manger des briques, je ne veux pas faire une chose qui me déplaît !” — Berthe Weill, Pan ! dans l’œil… (1933)

Vue de salle au ton bleu nuit présentant les œuvres majeures des artistes de la galerie Berthe Weill, exposition « Galeriste d’avant-garde » au Musée de l’Orangerie.  Magazine Art mag
Musée de L’Orangerie –© Laëtitia Striffling-Marcu – Vues de salle Berthe Weill.

L’exposition : redonner une place à l’oubliée de l’art moderne

Présentée du 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026, l’exposition rassemble près de 80 œuvres – peintures, sculptures et dessins – issues d’artistes qu’elle a soutenus :

  • Pablo Picasso, La Chambre bleue (1901)
  • Henri Matisse, Première nature morte orange (1899)
  • Amedeo Modigliani, Nu au collier de corail (1917)
  • Suzanne Valadon, La Chambre bleue (1923)
  • Raoul Dufy, 30 ans ou la Vie en rose (1931)

Les sept sections thématiques – « J’achète les trois premiers Picasso … », « Notre-Dame des Fauves », « Mais qu’ont-ils donc, ces nus ? » – retracent la vie d’une galeriste visionnaire, audacieuse et libre.

Salle d’exposition du Musée de l’Orangerie consacrée à Berthe Weill : accrochage d’œuvres de Picasso, Matisse et Modigliani, témoignant du rôle de la galeriste dans l’avant-garde parisienne. magazine art mag
Musée de L’Orangerie – ©Laëtitia Striffling-Marcu – Vues de salle Berthe Weill

Une femme face à l’adversité

Juive, indépendante et sans fortune, Berthe Weill s’est battue contre le sexisme, l’antisémitisme et la précarité économique.
Son engagement a contribué à faire émerger les grands courants du XXᵉ siècle, du fauvisme au cubisme, tout en ouvrant la voie à d’autres femmes marchandes d’art.

Accrochage de portraits féminins issus des artistes soutenus par Berthe Weill, exposition « Place aux jeunes » au Musée de l’Orangerie, 2025-2026. Magazine Art Mag
Musée de L’Orangerie – ©Laëtitia Striffling-Marcu – Vues de salle Berthe Weill.

Autour de l’exposition

  • Catalogue illustré (Musée d’Orsay × Flammarion) — 208 p., 39 €
  • Réédition de Pan ! dans l’œil… — Éditions Bartillat, 20 €
  • Journée d’étude : De mémoire de marchandes d’art, le 25 novembre 2025
  • Audioguide avec la voix de Catherine Ringer
  • Visites guidées tous les vendredis et samedis

Informations pratiques

📍 Musée de l’Orangerie — Jardin des Tuileries, Paris
Du 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026
🎫 Tarifs : Plein 10 € • Réduit 6 € • Audioguide 5 €
🌐 www.musee-orangerie.fr

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FAQ – Exposition Berthe Weill, Galeriste d’avant-garde

Qui était Berthe Weill ?
Berthe Weill (1865-1951) fut la première femme galeriste de l’art moderne. Elle a découvert Picasso, Matisse et Modigliani et défendu les artistes d’avant-garde pendant quarante ans.

Quelles œuvres majeures sont présentées ?
L’exposition réunit La Chambre bleue de Picasso, Première nature morte orange de Matisse, Nu au collier de corail de Modigliani et La Chambre bleue de Suzanne Valadon, parmi 80 œuvres.

Pourquoi cette exposition est-elle importante ?
Elle réhabilite une figure injustement oubliée, pionnière du féminisme et du marché de l’art moderne, ayant soutenu plus de 300 artistes entre 1901 et 1941.

Où et quand visiter ?
Au musée de l’Orangerie (Paris 1er), du 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026. Billetterie sur le site officiel : musee-orangerie.fr.

Un catalogue est-il disponible ?
Oui, coédité par Flammarion × Musée d’Orsay, en librairie dès le 24 septembre 2025 (208 pages, 39 €).

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Actualités - Paris

Salon d’Automne 2025 : 122 ans d’avant-gardes — Une nouvelle ère artistique place de la Concorde

salon d'automne 2025 paris place de la Concorde magazine art mag

Du 29 octobre au 2 novembre 2025, le Salon d’Automne 2025 célèbre 122 ans d’avant-gardes et inaugure une nouvelle implantation place de la Concorde à Paris, avec plus de 1 000 artistes venus du monde entier. Une édition engagée sur un thème fort : la protection des océans.

Un monument de l’art moderne devenu référence internationale

Créé en 1903, le Salon d’Automne s’est imposé comme le laboratoire historique des mouvements majeurs du XXᵉ siècle : Matisse et les fauves, Kupka et l’abstraction, un lieu où se joue l’avenir des arts visuels. Ce modèle indépendant et associatif reste inchangé : défendre les artistes et leurs libertés plastiques.

122 ans d’histoire, et signe 122e édition d’art vivant : une longévité exceptionnelle dans le paysage culturel français.

Salon d’Automne 2025 : un nouvel horizon place de la Concorde

Cette édition marque un tournant stratégique :

  • 4 000 m² d’exposition
  • Plus de 1 000 artistes
  • 48 nationalités représentées
  • Un objectif de 30 000 visiteurs

L’événement s’ouvre autour de 11 sections disciplinaires (peinture, sculpture, photographie, art digital, architecture…) et 9 groupes de peinture, sans oublier le stand « Petits Formats » qui met en lumière la création accessible.

Le Salon renforce aussi son soutien aux jeunes artistes avec des frais réduits ou offerts selon l’âge.

Thématique 2025 : l’Océan, entre art, science et urgence écologique

Placée sous le label national “La Mer en commun”, cette édition défend un art porteur de conscience écologique. Au programme :

  • Conférences scientifiques avec la Fondation Tara
  • Performances et projections
  • Actions pédagogiques pour les enfants
  • Œuvres engagées pour la biodiversité marine

Le navigateur Louis Burton, parrain du salon, interviendra en direct depuis la Transat Café L’OR. Ses actions auprès des scolaires inspirent une exposition dédiée aux dessins d’enfants.

L’art comme levier de sensibilisation : une volonté d’éveiller le public aux enjeux marins.

Un Salon tourné vers le monde

2025 poursuit l’internationalisation du Salon d’Automne :

  • Coopération avec le National Art Center Tokyo
  • Partenariats européens via le réseau BBK
  • Projet “Packaging” : artistes d’Allemagne, Pologne, Pays-Bas, République tchèque

Un véritable carrefour mondial des arts contemporains.

Continuer d’être précurseur

L’événement affirme toujours une vision forte :

  • pas de prix, pas de médailles, mais une reconnaissance par les pairs
  • un jury d’artistes qui privilégie l’audace
  • une ouverture à tous les médiums, y compris émergents (art numérique, environnemental…)

Depuis 1903, le Salon d’Automne défend les artistes avant la réputation, la création avant le marché, le regard avant les tendances.

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FAQ – Salon d’Automne 2025

Quand a lieu le Salon d’Automne 2025 ?

Le Salon d’Automne 2025 se déroule du 29 octobre au 2 novembre 2025, avec un vernissage le 28 octobre.

Où se déroule le Salon d’Automne à Paris ?

Pour la première fois, le salon s’installe place de la Concorde, entrée rue de Rivoli, face à l’Hôtel de la Marine (Paris 8ᵉ).

Combien d’artistes exposent en 2025 ?

Plus de 1 000 artistes, issus de 48 nationalités, sont attendus. dp-2025

Que fête le Salon d’Automne en 2025 ?

L’événement célèbre 122 ans d’histoire du Salon d’Automne, une véritable institution artistique fondée en 1903.

Quel est le thème du Salon d’Automne 2025 ?

L’édition est dédiée à la mer et la protection des océans, dans le cadre du programme national “La Mer en commun”.

Qui est le parrain du Salon d’Automne 2025 ?

Le navigateur Louis Burton est le parrain de cette édition. Il interviendra en direct depuis la Transat Café L’OR.

Y a-t-il des tarifs réduits ou une gratuité ?

Oui

  • Gratuité : moins de 12 ans, étudiants des écoles d’art, demandeurs d’emploi, presse…
  • Réductions : 12–26 ans, étudiants et familles nombreuses.
  • Jeunes artistes : tarifs réduits pour l’inscription, voire gratuite pour certains.

Quelles disciplines artistiques sont représentées ?

Le Salon d’Automne propose 11 sections : peinture, photographie, sculpture, gravure, dessin, architecture, art digital, art environnemental… ainsi que 9 groupes dédiés à la peinture. dp-2025

Le Salon d’Automne soutient-il les jeunes artistes ?

Oui : il défend un modèle associatif centré sur les artistes et propose des conditions d’inscription allégées pour les moins de 31 ans. dp-2025

Combien de visiteurs sont attendus ?

Jusqu’à 30 000 visiteurs sur les 5 jours de l’événement. dp-2025

Quelles animations accompagnent l’exposition ?

  • Conférences scientifiques (Fondation Tara)
  • Performances et films
  • Ateliers street-art & médiation
  • Concerts et rencontres d’artistes
  • Exposition jeunesse autour de l’océan

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Actualités - Sculpture

Valem – Ode aux vivants, exposition à l’espace Saint-Pierre des Minimes de Compiègne jusqu’au 30 novembre 2025

Regard un singe en terre cuite Sculpture de l'exposition de Valem et PIerre Yves Payet présenté à l'espace Saint Pierre des Minimes de Compiègne article Magazine art mag
Pierre Yves Payet

Vingt ans de sculpture pour une écologie sensible

Dates: 1–30 novembre 2025 • Lieu: Espace Saint-Pierre des Minimes, Compiègne

Une exposition manifeste. Avec 46 sculptures et 25 photographies de Pierre Yves Payet, Valem compose un récit du vivant où la matière respire, la mémoire affleure et l’écologie devient désir. C’est puissant, tendre, et résolument contemporain.

Sculpture d’un nu féminin en terre cuite, posture assise, textures rugueuses et expressives sur fond bleu. Exposition à l'espace Saint pierre des minimes de Compiègne Article Art mag
Valem – nue femme au collier – Période 2002 – 2014 ©Pierre Yves Payet

Quatre périodes, une même respiration

  • 2002–2014 — Bronzes de chevaux et nus: surfaces brutes, tension contenue, douceur inattendue.
  • À partir de 2015 — L’animal comme portrait: félins, girafes, pachydermes, chacun doté d’une identité singulière.
  • 2018–2022Sénégal en rémanence: scènes villageoises, zébus, portraits et lumière africaine.
  • 2023–2024Les liens qui nous tissent: entrée du végétal. Cerisiers, baobabs, fromagers deviennent médiateurs de notre interdépendance.

Cette progression, dévoilée salle après salle, trace un fil clair: représenter le vivant, c’est d’abord lui rendre son élan.

Sculpture d’une girafe couchée en bronze, texture brute évoquant la matière vivante, photographie sur fond blanc. exposition rétrospective à l'espace Saint Pierre des Minimes à Compiègne article art mag
Valem – Girafe couchée période 2025 – 2018 ©David Laurence

La sculpture comme portrait du vivant

Valem part d’une émotion, puis règle la justesse des proportions. Bronze, terre cuite, plâtre armé: les textures rugueuses révèlent la fragilité, la précision anatomique capte le regard. D’un puma à un corps humain, chaque pièce est un portrait qui bouge sans bouger.

Sculpture d’un visage d’enfant partiellement ouvert laissant apparaître un arbre, terre cuite texturée, sur socle noir. Les liens qui nous tissent série présentée lors de la rétrospective de Valem à l'espace Saint Pierre des Minimes de Compiègne jusqu'au 30 novembre article art mag
Valem – Jardin secret – période 2023 – 2024

Écologie sensible, sans démonstration

Ici, l’engagement n’assène rien. Il ouvre des imaginaires habitables. Un chimpanzé songeur, une main humaine entremêlée: parenté, alliance, responsabilités partagées. L’arbre n’est pas décor, il est protagoniste.

Eléphant – ©Pierre Yves Payet

Un dialogue photographique

Les photographies de Pierre Yves Payet ne documentent pas, elles prolongent. Cadrages serrés, jeux d’ombres, matière qui vibre: l’image devient sculpture, la sculpture devient image. L’exposition se lit à deux voix.

Pélican au plumage pêche et blanc sur fond noir, bec long et coloré, profil élégant et détaillé.de l'artiste photographe Pierre Yves Payet présenté lors de la rétrospective de l'exposition de Valem à l'espace Saint Pierre des Minimes de Compiègne jusqu'au 30 novembre article art mag
Pélican – ©Pierre Yves Payet

Infos pratiques

  • Exposition: Ode aux vivants — Valem
  • : Espace Saint-Pierre des Minimes, Compiègne
  • Quand: 1 → 30 novembre 2025
  • +: 46 sculptures, 25 photographies de Pierre Yves Payet

Le dossier complet est publié dans ART MAG n°29.
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Lire aussi : Valem : Une convergence entre sculpture, art et écologie

FAQ

Qui est Valem en quelques mots ?
Sculptrice française du vivant, formée par la pratique et l’observation, Valem travaille le bronze, la terre cuite et le plâtre armé pour créer des portraits sensibles d’animaux, d’arbres et d’humains.

Quel est le fil conducteur de l’exposition ?
Vingt ans de création rassemblés en quatre périodes. Un même souffle relie mouvement, mémoire et écologie sensible, jusqu’à l’entrée du végétal dans la série Les liens qui nous tissent.

Qu’est-ce qui distingue le travail de Valem?
La rencontre entre matière vive et précision anatomique, au service d’un portrait du vivant qui évite l’illustration littérale.

Pourquoi parler “d’écologie sensible”?
Parce que l’exposition privilégie l’expérience et le désir plutôt que le discours: elle fait ressentir l’alliance des êtres.

Quel est le rôle des photographies de Pierre Yves Payet?
Elles forment une seconde narration qui révèle reliefs et vibrations, en écho aux volumes.

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Edito

Édito — ART MAG #29 Automne 2025 : L’art à hauteur d’humain

Delphine Jonckheere _ art mag EDITO

Ce numéro d’automne d’ART MAG tient une promesse simple : regarder l’art à hauteur d’humain, sans renoncer aux repères qui permettent de comprendre. Au cœur du magazine, la série de Flo Muliardo, Les Enfants Rois, impose une évidence — la dignité de l’enfance — à travers des portraits frontaux, des couleurs franches et une sincérité rare. Son engagement auprès de l’association Les Enfants de Mamasté n’est pas un décor : c’est un ancrage profond, où la peinture devient acte de soin, de rencontre et de responsabilité.

L’artiste Flo Muliardo pose à côté de l’une de ses toiles de la série Les Enfants Rois, représentant un jeune enfant aux grands yeux bleus, entouré de couleurs vives et contrastées — rouge, jaune, rose et bleu — surmonté d’une couronne dorée et des mots LOVE et QUEEN. La scène illustre l’univers expressif et coloré de l’artiste, célébrant la dignité et la force de l’enfance.
Flo Muliardo – 2025 © Gilles Piel

La ligne éditoriale : tenir le réel

Autour de cette œuvre centrale, ART MAG poursuit sa ligne : donner la parole à des artistes contemporains qui travaillent le réel avec exigence et patience. Yves-Marie Yvin, Rosine Le Noane, Dannie Launay, Daniel Derepas, Mezz Zapharelli, David Bouyou, Joshua Sucré-Zimmerman — autant de voix singulières, de gestes tenus, de matières justes qui dessinent le paysage d’un art vivant et accessible.

Œuvre colorée de Mezz Zapharelli, représentant un portrait stylisé d’homme chauve au visage expressif, fumant une cigarette, sur fond graphique rouge, blanc et bleu. Une silhouette d’oiseau noir plane au-dessus de la tête, évoquant un univers cinématographique et pop. Cette peinture mêle humour, tension visuelle et culture populaire, caractéristiques du style de Mezz Zapharelli.
Mezz Zapharelli – Hichtcock- 1980 – © Carole Pigeon

A lire : Mezz Zapharelli : révéler l’icône, redéfinir le portrait, repenser l’image

Dossier central : cotation, valeur et usages

« Cotation : valeur d’art ou art de la valeur ? », nous interrogeons la notion de cote artistique. Entre ventes, galeries, plateformes et récits d’artistes, ART MAG démonte les illusions du marché pour offrir une boussole pragmatique : comprendre les chiffres sans oublier l’essentiel — ce que vaut une œuvre pour vous.

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Vue d’exposition à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, présentant des œuvres d’Alessandro Mendini, Bodys Isek Kingelez et Peter Halley. À gauche, une structure architecturale colorée évoque une église miniature ; au centre, une table circulaire expose des maquettes urbaines ; à droite, un grand mur incurvé aux motifs géométriques fluorescents vert, orange et gris. La lumière naturelle souligne la dimension architecturale et dialogique de l’espace. magazine art mag
Fondation Cartier _ View from platform 1 – © Marc Domage

Actualités : expositions et grands récits

  • La rétrospective Gerhard Richter à la Fondation Louis Vuitton, qui rappelle qu’une image peut penser le monde ;
  • L’ouverture du nouveau lieu de la Fondation Cartier, événement majeur du paysage culturel parisien ;
  • Le centenaire de l’Art déco, célébrant une modernité civique et élégante ;
  • Et la redécouverte d’Odette Pauvert, dont la modernité latérale et sensible retrouve aujourd’hui sa juste place.

Une circulation vivante

Plus que jamais, ART MAG se veut un lieu de circulation : entre les ateliers et les musées, les artistes et les lecteurs, la création et le partage.

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Actualités - International

Waiting for Barbarians – Montresso* Marrakech : Edorh, Wildenboer, Tilt

L’artiste Tilt en résidence à Jardin Rouge, Marrakech (2025), peignant un grand panneau abstrait rose, bleu et noir pour l’exposition Waiting for Barbarians à la Fondation Montresso*. magazine art mag
Mourad Boulhana

À Marrakech, l’Espace d’art Montresso* rassemble Sokey Edorh, Barbara Wildenboer et Tilt pour une exposition-manifeste qui relit nos mythes, du Paléolithique aux villes d’aujourd’hui. Dates : 1ᵉʳ novembre 2025 → 24 janvier 2026. Loin du cliché “barbare”, un appel à d’autres symboles, d’autres signes.

Sokey Edorh dans son atelier à Jardin Rouge, Marrakech (2025), préparant ses toiles pour l’exposition Waiting for Barbarians à la Fondation Montresso*. Magazine Art mag
Sokey Edorh à l’Atelier Rouge © Mourad Boulhana

Sokey Edorh — La terre comme archive, le geste comme alphabet

Formé chez Paul Ahyi, Edorh prélève les sols latéritiques d’Afrique de l’Ouest pour faire surgir une écriture originelle — idéogrammes et incantations — qui tissent un lien de continuité entre générations. Œuvres récentes : Termitière, symbole de liberté (2025), La création du monde (2025).
Présence en collections :

Barbara Wildenboer en résidence à Jardin Rouge, Marrakech (2025), assemblant des sculptures en bois et porcelaine inspirées de formes organiques pour l’exposition Waiting for Barbarians. magazine art mag
Barbara Wildenboer à l’Atelier Rouge © Mourad Boulhana

Barbara Wildenboer — Autels d’alliances et écologies spéculatives

Entre bois, porcelaine, bronze et livres altérés, Wildenboer compose des autels hybrides où le beau côtoie le grotesque, et où s’inventent des écologies multispecies (échos à Donna Haraway, M.J. Rubenstein). Ses cartes déchirées et broderies-fils tracent des géographies fragmentées mais symétriquement unifiées. Œuvres : Breathing into Bones I (2025), She Who Wears Time As Adornments XV (2025).
Représentée par

A lire aussi : Barbara Wildenboer : Quand l’art tisse un lien entre science, intuition et mystère

L’artiste Tilt en résidence à Jardin Rouge, Marrakech (2025), peignant un grand panneau abstrait rose, bleu et noir pour l’exposition Waiting for Barbarians à la Fondation Montresso*. Magazine Art Mag
Tilt à l’Atelier Rouge © Mourad Boulhana

Tilt — Palimpsestes sur béton, archéologie du futur

Issu de la contre-culture graffiti, Tilt érige le mur en mémoire active : lettrages, effacements, recouvrements deviennent des hiéroglyphes contemporains sur panneaux de béton. Entre abstraction et figuration, il inventorie les traces d’un vécu commun et met en scène l’insubordination du langage.

Expositions :

Infos pratiques

Titre : Waiting for Barbarians — Sokey Edorh, Barbara Wildenboer, Tilt

  • Dates : 1ᵉʳ novembre 2025 → 24 janvier 2026
  • Lieu : Espace d’art Montresso*Fondation Montresso*, Jnan Al’ahmar, Ouidane Douar Ouled Zbir, Marrakech (Maroc)

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FAQ express

Pourquoi “Waiting for Barbarians” ?
Référence à Cavafy : accueillir l’“autre” comme nécessité pour réinventer nos récits.

Quel fil rouge entre les trois artistes ?
Le signe et la trace : idéogrammes telluriques (Edorh), alliances multispecies (Wildenboer), palimpsestes urbains (Tilt).

Des œuvres clés à repérer ?
Termitière, symbole de liberté (Edorh, 2025) ; Breathing into Bones I (Wildenboer, 2025) ; reliefs de béton sans titre (Tilt, 2025).

Faut-il réserver ou y a-t-il un billet d’entrée ?
Consultez le site Montresso* (agenda, modalités d’accès).

L’exposition est-elle adaptée aux familles ?
Oui, plusieurs niveaux de lecture et des temps de médiation possibles selon calendrier.

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