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Actualités - Paris

Que faire pendant la Semaine de l’art à Paris 2025 ?

vue à l'intérieur du grand palais lors de l'exposition art basel PARIS

Guide express : Art Basel Paris, foires satellites, expos & soirées

Pourquoi cette semaine est unique

Paris vit au rythme d’Art Basel Paris de 20 à 26 octobre 2025, avec le Grand Palais en épicentre et une constellation d’événements gratuits dans toute la ville. La foire ouvre au public du 24 au 26 octobre après des journées pros, et réunit plus de 200 galeries réparties en trois secteurs (« Galeries », « Emergence », « Premise »).

Le cœur battant : Art Basel Paris (Grand Palais)

  • Accès grand public 24–26 octobre ; avant-premières réservées aux pros/collectionneurs.
  • Focus « Premise » et projets curatoriaux ; « Emergence » pour la jeune scène.
  • À proximité, un Programme public déploie sculptures et installations en plein air (avenue Winston-Churchill, place Vendôme, Institut de France, etc.).

Foires satellites : votre mini-marathon

  • Asia Now (Monnaie de Paris) célèbre sa 11e édition et ouvre une section « The Third Space ».
  • AKAA (Carreau du Temple) : focus Afrique contemporaine.
  • Paris Internationale (avenue des Champs-Élysées) : 66 galeries de 19 pays.
  • Design Miami/Paris (Hôtel de Maisons) & Thema (Palais Brongniart) : design, artisanat & savoir-faire.
  • Nouveautés : Ceramic Art Fair (Maison de l’Amérique latine) et Offscreen (chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière) ; Menart Fair (Moyen-Orient & Afrique du Nord) rue de Turenne.
Gerhard Richter, Lesende (Femme lisant), 1994 — profil flou lisant un livret, lumière chaude.
Gerhard Richter, Lesende, 1994 © Gerhard Richter 2025

Expos à ne pas manquer

  • Gerhard Richter à la Fondation Louis-Vuitton ; Minimal à la Bourse de Commerce.
  • Hors des sentiers : Heinz Mack à la Maison La Roche (Le Corbusier), George Rouy à Boisgeloup, Charles Zana rue de Rivoli.
  • Réouverture très attendue : Fondation Cartier place du Palais-Royal (week-end d’ouverture gratuit mais complet).

A lire aussi : Gerhard Richter à la Fondation Louis Vuitton à Paris : la rétrospective de l’année

Façade de la fondation cartier rue du Palais royal Paris
Fondation Cartier pour l’art contemporain – photo Martin

Bon plan : gratuites & maisons d’art

  • Palais de Tokyo gratuit les 22–23 octobre (Echo Delay Reverb & Melvin Edwards).
  • Parcours gratuit & pointus : Orla Barry (Bétonsalon), Bilal Hamdad (Petit Palais), Meriem Bennani (Lafayette Anticipations), Fondation Pernod Ricard, Maison Guerlain, Kadist, Reiffers Art Initiatives, etc.
  • La scène investit aussi les hôtels (SO/ Paris, Balzac, Peninsula).

Nightlife, performances & moments rares

  • Because Beaubourg : le Centre Pompidou, fermé 5 ans, rouvre le temps d’un week-end de fêtes (24–25 oct.) ; performance Cai Guo-Qiang le 22/10.
  • À l’ouest : Chaillot invite POUSH (performances d’artistes), et nuits clubbing au FVTVR avec Richie Hawtin. Côté table, la pop-up We Are ONA × India Mahdavi « Rose, c’est la vie ».

Itinéraire prêt-à-vivre (1 jour)

  1. Matin : Programme public autour du Grand Palais (avenue Winston-Churchill → place Vendôme).
  2. Midi : Design tour (Thema au Palais Brongniart → Design Miami/Paris).
  3. Après-midi : Art Basel Paris (secteurs « Emergence » puis « Premise »).
  4. Fin de journée : Expos blockbusters (Richter ou Minimal).
  5. Soir : Performance/soirée (Chaillot × POUSH ou FVTVR).

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Infos pratiques (express)

  • Période : 20–26 octobre 2025.
  • Grand Palais (foire) : public 24–26 octobre ; tarifs grand public & nocturnes (variables).
  • Gratuit : certaines expos (Palais de Tokyo 22–23/10, prix Marcel-Duchamp au MAM, sélection d’institutions & hôtels).

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FAQ – Semaine de l’art à Paris 2025

Qu’est-ce qui est gratuit ?
Le Programme public d’Art Basel (œuvres en ville), le Palais de Tokyo les 22–23/10, l’expo des nommés au prix Marcel-Duchamp au MAM, et plusieurs accrochages dans des fondations, hôtels et centres d’art.

Où commencer si j’ai peu de temps ?
Autour du Grand Palais : parcours en plein air → entrée à Art Basel Paris → un blockbuster (Richter ou Minimal) → soirée.

Quelles foires satellites prioriser ?
Pour un panorama rapide : Asia Now, AKAA, Paris Internationale (formats, scènes et galeries complémentaires).

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Actualités - Photographie

Exposition photo Jonathan Bertin à Paris | Galerie Porte B

Piéton flou traversant un carrefour rouge avec zébrures blanches, effet de filé à Séoul. Art mag

Du 15 novembre au 20 décembre 2025, la Galerie Porte B (Paris 10e) présente Impressionism, Résonnances, un solo show où la couleur, le flou et le mouvement déplacent la photographie vers une sensation picturale. Vernissage public le 15 novembre (16h–21h).

Façade de cathédrale vibrante en flou de mouvement, référence à l’impressionnisme en Normandie. magazine art mag
Cathédrale de Rouen, Normandie

Une photographie qui ressent avant de décrire

Dans cette exposition, Jonathan Bertin explore l’héritage de l’impressionnisme sans pastiche. La composition reste lisible (masses chromatiques, lignes souples), mais l’artiste assume l’oscillation entre photographie et peinture : flous de mouvement, textures, superpositions font advenir l’image par vibration plus que par contour. L’œil tâtonne, puis s’accorde à une cadence — celle d’un instant qui dure. Le projet puise sa génèse en Normandie (2023–2024) dans les lieux emblématiques du mouvement, où Bertin capte scènes de vie, paysages et reflets d’eau pour « redonner à la photographie son mouvement ».

Résonances : de la Normandie à Séoul

Le cycle s’ouvre à une nouvelle topographie avec Séoul Impressionism, présenté pour la première fois dans ce solo show : série urbaine, vibrante, rythmée par la vitesse et les aplats de couleur. La ville devient un laboratoire de flux : silhouettes filées, néons en nappes, circulation des regards. Le vocabulaire ramené des paysages normands s’accélère, sans se renier, pour rencontrer d’autres lumières et densités.

Reflet urbain déformé d’une silhouette dans une vitre, strates de couleurs chaudes et froides.
magazine art mag
Fuite, Séoul 2025

Une démarche reconnue

En octobre 2025, les travaux de Bertin intègrent la collection de photographie contemporaine de la Fondation Hermès — un jalon qui confirme la singularité d’une pratique située « à la croisée des mondes » (art, image, culture digitale). Le solo show parisien marque une étape charnière : entre hommage, réinterprétation et émancipation.

Groupe de passants flous projetant de longues ombres, sensation de flux urbain.
Foule passante, Séoul

Pourquoi voir l’exposition

  • Réactiver l’impressionnisme à l’ère de l’image mobile : la couleur y pense la forme, le flou y fabrique le temps.
  • Expérimenter la perception : l’artiste « désoriente sans perdre », laissant au visiteur la part de résonance intime.
  • Découvrir “Séoul Impressionism” : première présentation en galerie, prolongement urbain du cycle.

Infos pratiques

  • Dates : 15 novembre au 20 décembre 2025
  • Lieu : Galerie Porte B, 52 rue Albert-Thomas, 75010 Paris
  • Horaires : mer–ven 14h–19h, sam 11h–19h, et sur rendez-vous.

A lire aussi : Paris Photo 2025, Photo Days, Offprint… le mois où Paris devient capitale de l’image

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FAQ

Qu’est-ce que Impressionism, Résonnances ?
Une exposition personnelle de Jonathan Bertin qui interroge l’héritage impressionniste par la photographie : mouvement, flou, couleur, et une perception située entre peinture et image.

Que signifie “Séoul Impressionism” ?
Un chapitre urbain né de résidences en Corée : silhouettes filées et néons en aplats, première présentation en galerie dans ce solo show.

Pourquoi cette exposition est-elle importante en 2025 ?
Elle arrive au moment où les travaux de Bertin rejoignent la Fondation Hermès, et consacre une évolution de langage entre hommage et autonomie.

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Actualités - Peinture - Region

François Noël — « The Flag – Fragments d’Énergie » au Château de la Gaude (Aix-en-Provence) : l’art du geste devenu manifeste

photo portrait de l'artiste François Noel pour art mag Exposition au château de la Gaude Aix en Provence

Du 4 octobre 2025 au 31 janvier 2026, le Château de la Gaude accueille l’exposition « The Flag – Fragments d’Énergie » de l’artiste peintre et plasticien François Noël. Une œuvre monumentale conçue à Marseille se déploie en six fragments et dialogue avec l’architecture, la nature et l’histoire du lieu.

Château de la Gaude à Aix en Provence Exposition François Noel jusqu'au 31 janvier 2026
Château de la Gaude – Aix en Provence

Pourquoi cette exposition compte

Pensée initialement comme une bannière urbaine, « The Flag » est née au cœur d’une ancienne école marseillaise transformée en atelier. Pendant six mois (novembre 2024 → avril 2025), l’artiste a accumulé gestes, couches et couleurs pour faire surgir une énergie brute — devenue nécessité vitale. Au Château de la Gaude, l’œuvre se métamorphose : découpée en six pièces, elle garde la mémoire de l’ensemble et s’expose comme autant de drapeaux d’un même corps, offrant de nouveaux angles de lecture.

Un dialogue site-spécifique

Héritier d’une programmation qui a récemment accueilli JonOne et Crash, le Château de la Gaude poursuit son dialogue entre patrimoine et création en confiant à François Noël plusieurs espaces — du restaurant japonais Le K aux caveaux, jusqu’à la salle d’exposition principale. L’accrochage embrasse la circulation des visiteurs et l’ADN du domaine : architecture, paysages, lumière.

Tableau the pik and blue flag Château de la Gaude à Aix en Provence Exposition François Noel jusqu'au 31 janvier 2026
The Pink and Blue Flag 230 x 180 cm

Les deux pôles d’une même recherche

Le travail de François Noël se tient à la lisière de l’architecture urbaine et de l’instinct gestuel. Deux séries en fixent les repères :

  • URBAN MIRAGE : illusions d’optiques, reliefs et jeux de lumière hérités de Vasarely et de l’Op Art ; la perception devient mouvement.
  • EXPLOSION : gestes libres inspirés de Pollock et de la calligraphie de Georges Mathieu ; la spontanéité est moteur de forme.
    Reconfiguré en fragments, « The Flag » réunit ces deux pôles : la rigueur de la trame et la liberté du geste.
Château de la Gaude à Aix en Provence Exposition François Noel jusqu'au 31 janvier 2026
tableau sunset
Sunset 122 x 105 cm

2025 : une année-pivot pour l’artiste

L’exposition clôt une année particulièrement dense : diffusion d’URBAN MIRAGE avec l’agence Beyou Paris (janvier), ouverture d’AR Gallery à Lourmarin (avril), co-création de THE CUBE (centre d’art éphémère, Aix-en-Provence), présentation d’URBAN MIRAGE à la Cité Radieuse (Marseille), fresque monumentale pour l’aéroport de Marseille (One Provence), hommage à Cézanne à la Bastide du Jas de Bouffan, intervention à l’hôpital de La Timone (service pédiatrique), avant l’exposition de fin d’année à la Gaude.

Informations pratiques

Titre : The Flag – Fragments d’Énergie — François Noël
Lieu : Château de la Gaude, 3913 route des Pinchinats, 13100 Aix-en-Provence
Dates : 4 octobre 2025 → 31 janvier 2026
Artiste : francois-noel.com — Instagram : @noelfrancois13
Publics : amateurs d’art contemporain, design, architecture, photographie, curieux.

À retenir

  • Une œuvre manifeste née in situ à Marseille, reconfigurée en six fragments pour la Gaude.
  • Un parcours qui relie Op Art, illusion et calligraphie gestuelle.
  • Un dialogue fort avec un lieu patrimonial emblématique de la région d’Aix.

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FAQ

Qu’est-ce que « The Flag » ?
À l’origine, une toile de 10×2 m suspendue comme un drapeau sur une façade d’école marseillaise, travaillée durant six mois. À la Gaude, l’œuvre est présentée sous forme de fragments, chacun conservant la mémoire du tout.

Que verra-t-on au Château de la Gaude ?
Des fragments de « The Flag » et un ensemble d’œuvres qui articulent illusions d’optique, trames architecturées et gestes picturaux, installés dans plusieurs espaces du domaine.

Quel est le parcours 2025 de l’artiste ?
De nouvelles représentations, une galerie ouverte à Lourmarin, un centre d’art éphémère à Aix, une présentation à la Cité Radieuse, des fresques publiques et un hommage à Cézanne — avant cette exposition-synthèse.

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Actualités - International

Warhol / Pollock : l’espace comme champ de bataille au Musée National Thyssen à Madrid

Exposition au Musée national Thyssen Bornemisza à Madrid du 21 octobre au 25 janvier 2026 Sérigraphie (en noir et argent) sur papier (blanc brut), 61 x 76 cm. Staatsgalerie Stuttgart, Graphische Sammlung, erwoben 1968 Land Bade-Wurtemberg. © 2025 Fondation Andy Warhol pour les arts visuels, Inc. / Sous licence VEGAP, Madrid, 2025
Fondation Andy Warhol

Exposition — Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid du 21 Octobre 2025 au 25 janvier 2026

Opposer Andy Warhol (Pop Art) à Jackson Pollock (expressionnisme abstrait) est un cliché. L’exposition « Warhol, Pollock et autres espaces américains » montre au contraire un même projet : déprogrammer notre regard, là où fond et figure vacillent et où la surface devient l’enjeu. Ici, l’espace n’est plus un décor : c’est l’opération même de l’image.

Exposition au Musée national Thyssen Bornemisza à Madrid du 21 octobre au 25 janvier 2026 
Warhol — Single Elvis (1964) : « Andy Warhol, Single Elvis (1964) : sérialité, surface, icône pop 
article magazine Art Mag
Single Elvis, 1964 – Sérigraphie sur toile, 209 x 107 cm. Musée Ludwig, Musée d’Art contemporain, Budapest ©2025 Fondation Andy Warhol pour les Arts Visuels inc/sous licence VEGAP, Madrid 2025

Warhol vs Pollock ? Faux duel, vraies continuités

Longtemps, on a opposé la sérigraphie pop de Warhol au drip painting héroïque de Pollock. Le parcours démonte ce récit linéaire :

  • Chez Pollock, des formes subsistent sous l’entrelacs ; le fond devient champ d’événements.
  • Chez Warhol, l’objet industriel (bouteille, icône, accident) aplatit la profondeur et met à nu la surface.
    Même chantier, deux méthodes : gravité et coulée d’un côté ; sérialité, duplication et décalage de l’autre.
Exposition au Musée national Thyssen Bornemisza à Madrid du 21 octobre au 25 janvier 2026
Pollock — Number 27 (1950) : « Jackson Pollock, Number 27 (1950) : drip painting, champ d’énergie » Article magazine art mag
Jackson Pollock Number 27 – 1950 – Huile, émail et peinture aluminium sur toile, 124,6 x 269,4 cm. Whitney Museum of American Art, New York. © 2025 Fondation Pollock-Krasner, VEGAP, Madrid, 2025.

Traces, vestiges, camouflages : piéger le regard

Photographies, collages et toiles font remonter des empreintes, des silhouettes et des fantômes. La répétition chez Warhol (accidents, fleurs, chaises électriques) déphase chaque reprise et sature la lisibilité. Chez Pollock, la coulée ne recouvre pas : elle déplace. On n’« identifie » plus un motif, on éprouve une densité, un rythme et une topographie d’énergie.

Oxidations & Shadows : la métaphysique des surfaces

Moment clé : les Oxidation Paintings. Warhol devient tactile et quasi chimique : la matière compose l’espace. Plus loin, les Shadows referment la boucle : brossages énigmatiques, ombres sans corps, images d’images — la figure s’absente, mais la présence demeure. En contrechamp, Pollock hante encore la scène : toile au sol, geste circulant, peinture-milieu.

Exposition au Musée national Thyssen Bornemisza à Madrid du 21 octobre au 25 janvier 2026
Warhol — Shadows (1978–79) : « Andy Warhol, Shadows : ombres sans corps, abstraction élégiaque
magazine Art Mag
Andy Warhol – Shadows 1978 – 1979 Acrylique et encre sérigraphique sur toile, 193 x 132 cm. Dia Art Foundation, New York. © 2025 The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / Sous licence VEGAP, Madrid, 2025.

Réécrire l’histoire de l’art américain

Plutôt qu’un tunnel « expressionnisme abstrait → pop art », le musée propose un réseau de méthodes : sérialité, frontalité, dé-hiérarchisation des plans, contamination des médiums (photo, peinture, collage). Warhol et Pollock ne se succèdent pas : ils se répondent. On sort convaincu que l’opposition abstraction/figuration masque l’essentiel : ce que l’image fait à notre perception.

Infos pratiques

  • Exposition : Warhol, Pollock et autres espaces américains
  • Lieu : Museo Nacional Thyssen-Bornemisza (Madrid)
  • Dates : 21 octobre 2025 → 25 janvier 2026
  • Commissariat : Estrella de Diego
  • Artistes : Andy Warhol, Jackson Pollock, Lee Krasner, Helen Frankenthaler, Marisol, Sol LeWitt, Cy Twombly, Robert Rauschenberg, Mark Rothko…

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FAQ

Pourquoi rapprocher Warhol et Pollock ?
Parce que leurs œuvres déplacent l’idée d’espace : l’un par sérialité et surface, l’autre par geste et champ d’énergie.

Qu’apportent les séries Oxidations et Shadows ?
Elles montrent un Warhol expérimentalla matière agit, puis une peinture d’ombres qui désarme l’iconographie.

L’exposition est-elle accessible sans connaissances préalables ?
Oui : le parcours pédagogique articule les rapprochements visuels et les repères clairs.

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Actualités - Agenda - Peinture

Albert Maignan, virtuose de la Belle Époque enfin redécouvert

tableau d'Albert Maignan exposé au Musée de Picardie

Jusqu’au 4 janvier 2026, le Musée de Picardie (Amiens) consacre à Albert Maignan (1845–1908) une rétrospective majeure rassemblant près de 400 œuvres – peintures monumentales, dessins, vitraux et cartons de tapisserie. Un événement qui replace cet artiste phare de la Troisième République au centre du récit artistique français.

 Albert Maignan posant devant le carton de Jupiter et Sémélé, vers 1902, Amiens, Musée de Picardie.  Article Art mag
 Albert Maignan posant devant le carton de Jupiter et Sémélé, vers 1902, Amiens, Musée de Picardie. © Archives Musée de Picardie

Un peintre “officiel”… au regard profondément humain

Maignan débute au Salon par la peinture d’histoire, mais il en déplace le centre de gravité : les femmes qui attendent, les vieillards, les oubliés deviennent protagonistes. Dans L’Insulte aux prisonniers ou L’Adieu de Carlo Zeno, la dramaturgie révèle une mémoire blessée et souligne l’ingratitude politique. Maignan n’illustre pas : il moralise et raconte.

Vue de la pointe de la Douane et de la Salute depuis la place Saint-Marc à Venise, 14 avril 1899, huile sur bois, 28,6 x 20 cm, Amiens, Musée de Picardie, Musée de Picardie. Article Art Mag
Vue de la pointe de la Douane et de la Salute depuis la place Saint-Marc à Venise, 14 avril 1899, huile sur bois, 28,6 x 20 cm, Amiens, Musée de Picardie, inv. M.P. Mn. 3057.788.303. © Irwin Leullier – Musée de Picardie.

Points-forts à voir

  • Grandes toiles d’histoire traitées avec empathie narrative ;
  • Allégories où l’observation sociale affleure ;
  • Érudition et sens du décor monumental.

Le peintre des commandes publiques et de la cité

De la Chambre de commerce de Saint-Étienne au foyer de l’Opéra-Comique jusqu’à la salle des fêtes de l’Exposition universelle de 1900 et aux Gobelins, Maignan déploie un art monumental qui exalte le travail, la science, la justice tout en dénonçant l’aliénation industrielle et la spéculation (La Muse verte, La Fortune passe).

La Ville de Saint-Etienne présente à la France les produits de son industrie (esquisse), 1896, huile sur toile, 88,5 x 33 cm, Amiens, Musée de Picardie, Article Art Mag
La Ville de Saint-Etienne présente à la France les produits de son industrie (esquisse), 1896, huile sur toile, 88,5 x 33 cm, Amiens, Musée de Picardie, inv. M.P. Mn. 3869.394.255. © Irwin Leullier – Musée de Picardie.

Le drame du Bazar de la Charité : peindre la consolation

Après l’incendie du Bazar de la Charité (1897), Maignan conçoit le décor de Notre-Dame-de-Consolation : la Vierge guidant les âmes vers la lumière, tonalité sobre et mystique. L’exposition montre cartons, esquisses, vitraux, et rapproche cette commande d’autres sujets religieux sensibles (Saint Louis consolant un lépreux).

La vierge conduisant au ciel les victimes de la Charité 
Exposition Albert Maignan Musée de picardie Article Art Mag
La Vierge conduisant au ciel les victimes de la Charité, vers 1898-1899, huile sur toile, 81,2 x 100,6 cm, Amiens, Musée de Picardie, inv. M.P. Mn. 3048.721.220. © Irwin Leullier – Musée de Picardie.

L’atelier intime : fleurs, mers et journaux

À Saint-Prix, il peint des études florales ; à Naples, il observe les fonds marins (anémones, méduses, poissons) au bord du symbolisme. Le legs au Musée de Picardie conserve des centaines de dessins et pochades et surtout quatorze volumes d’un journal (vingt ans d’écriture) révélant curiosité et tourments.

Etude de nénuphar, juillet 1892, huile sur toile, Amiens, Musée de Picardie, Musée de Picardie. article Art Mag
Etude de nénuphar, juillet 1892, huile sur toile, 46,2 x 37,9 cm, Amiens, Musée de Picardie, inv. M.P. Mn. 4563. © Irwin Leullier – Musée de Picardie.

Louise Maignan-Larivière, gardienne de l’œuvre

La transmission doit beaucoup à Louise Maignan-Larivière, qui survit quarante ans à l’artiste et organise le legs au musée. Une section contemporaine par Lise Terdjman lui rend hommage, révélant sa place dans l’histoire de l’œuvre.

Lire l’article : Lise Terdjamn- « Très chère Louise » au Musée de Picardie

Halluciner le legs, installation murale, ©Lise Terdjman, ADAGP, 2025 

Pourquoi cette rétrospective compte aujourd’hui ?

Maignan apparaît comme un “artiste total” : érudit, voyageur, décorateur, illustrateur, chroniqueur, moraliste. Son actualité tient à sa attention aux corps fatigués et aux gestes modestes, un contre-champ aux triomphes officiels qui résonne singulièrement avec notre présent.

Informations pratiques

  • Musée de Picardie, Amiensjusqu’au 4 janvier 2026
  • Itinérance : Musée de Tessé (Le Mans)11 avril → 27 septembre 2026 article Albert Maignan

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FAQ

Qui était Albert Maignan ?
Un peintre majeur de la Troisième République, médaillé d’or à l’Exposition universelle de 1889, actif dans la peinture d’histoire et les grands décors publics.

Combien d’œuvres sont présentées ?
Près de 400 œuvres : peintures, dessins, vitraux, cartons, pochades de voyage.

Quelles pièces emblématiques voir ?
Les grandes toiles d’histoire (L’Insulte aux prisonniers, L’Adieu de Carlo Zeno), les décors publics et le cycle de Notre-Dame-de-Consolation.

L’exposition voyage-t-elle ?
Oui : étape au Musée de Tessé (Le Mans) du 11 avril au 27 septembre 2026.

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Actualités - Agenda - Peinture

Eugène Leroy au MUba (1980–2000) : la peinture comme expérience de lumière

Peinture épaisse et vibrante d’Eugène Leroy, L’Été (1999) : strates d’ocres, rouges et bleus où la figure affleure dans la lumière MUba Tourcoing art_mag
ACMHDF / Franck Boucourt

Du 3 octobre au 5 avril 2026, au MUba Eugène Leroy (Tourcoing) expose plus de 80 œuvres retracent les deux dernières décennies de création d’Eugène Leroy (1980–2000). Une traversée dense où la couleur, déposée en strates, fait advenir la figure, la saison, l’heure — la lumière comme destin.

Femme (1981) d’Eugène Leroy, grand format aux empâtements épais, mur blanc. Exposition au MUba Tourcoing du 3 octobre 2025 au 5 avril 2026 ; article art mag
Eugène Leroy, Femme, 1981, huile sur toile © Boris Rogez / LaM

Pourquoi cette exposition compte ?

Longtemps « à l’écart des modes », Leroy gagne une reconnaissance internationale dans les années 1980–1990 (Gand, Paris, Eindhoven, Cologne, documenta 1992, Biennale de Venise 1995). Revenir à ces années tardives, c’est mesurer la radicalité d’une peinture qui refuse l’effet pour viser « l’image juste ».

Peindre la lumière plutôt que le motif

Dans l’atelier de Wasquehal — fenêtres nord et sud, « lumière devant, lumière derrière » — le modèle, le reflet, le paysage sont soumis à un régime d’éclairement changeant. Leroy cherche « la trace du vécu » et enfouit l’anecdote : le détail importe moins que la sensation lumineuse.

Paysage d’Eugène Leroy (1982) : pâte verte et terreuse, touches non mélangées, sensation d’atmosphère changeante
Eugène Leroy, Paysage, 1982, huile sur toile, collection privée. © Florian Kleinefenn

1990–2000 : le nu, la verticalité, l’épure

À partir de 1990, le nu féminin devient le lieu de l’épure. Les formats se redressent ; la matière prolifère mais la figure s’allège, comme spiritualisée par la verticalité. Les touches, souvent posées au tube ou au couteau, fragmentent la polychromie et rythment la surface.

Nu allongé esquissé au fusain et lavis par Eugène Leroy : trait rapide, réserves blanches actives comme lumière.Exposition au MUba Tourcoing du 3 octobre 2025 au 5 avril 2026 ; article art mag
Eugène Leroy, Sans titre (nu allongé d’après la Vénus endormie de Giorgione), 1980–1990, fusain, lavis et craie blanche sur papier, MUba Eugène Leroy. © Florian Kleinefenn

Dialogues avec l’histoire : Mondrian, Poussin, Rembrandt

Le regard vers Mondrian n’est pas celui des grilles mais d’une rythmique de plages non mélangées ; Poussin inspire deux cycles des Saisons, où la peinture se règle au temps cosmique ; Rembrandt et Giorgione demeurent des compagnons de longue durée.

Dessiner pour surprendre le geste

Jamais préparatoire, le dessin est un champ autonome : fusain, sanguine, gouache, aquarelle… Il s’agit de « surprendre » le mouvement, parfois sans regarder la feuille, avec des réserves de blanc actives comme lumière.

Feuille au fusain : lignes sommaires, volumes suggérés, grandes réserves blanches.Exposition au MUba Tourcoing du 3 octobre 2025 au 5 avril 2026 ; article art mag
Sans titre, 1980–1990, fusain (MUba) © Florian Kleinefenn

Parcours et œuvres clés à ne pas manquer

  • Cycles des Saisons et toiles « indexées » à la lumière (Fait en hiver, L.M. le soir).
  • Nus verticaux des années 1990, surfaces « grenues », poussées de matière.
  • Grandes gouaches des années 1980 et séries au fusain.
Eugène Leroy assis dans son atelier de Wasquehal vers 1990, toiles épaisses posées contre le mur, lumière latérale.Exposition au MUba Tourcoing du 3 octobre 2025 au 5 avril 2026 ; article art mag
Marina Bourdoncle, Eugène Leroy dans son atelier de Wasquehal, vers 1990, tirage argentique, MUba Eugène Leroy.© ACMHDF / Franck Boucourt

Infos pratiques

MUba Eugène Leroy, 2 rue Paul Doumer, 59200 Tourcoing

Du 3 octobre 2025 → 5 avril 2026

Horaires : tous les jours (sauf mardis et jours fériés), 13h–18h

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FAQ

Qui est Eugène Leroy ?
Peintre né à Tourcoing (1910) et décédé à Wasquehal (2000), il construit une œuvre majeure où l’épaisseur de la couleur sert la lumière et non l’effet.

Que montre l’exposition du MUba ?
Plus de 80 peintures et dessins couvrant 1980–2000 : nus verticaux, autoportraits, saisons, grandes gouaches et fusains.

Quelles influences revendique Eugène Leroy ?
Mondrian pour le rythme des couleurs pures, Poussin pour le temps des saisons, ainsi que Rembrandt et Giorgione.

Pourquoi la matière est-elle si épaisse ?
Elle résulte de reprises longues jusqu’à « l’image juste » ; la pâte n’est jamais un but en soi.

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Artistes à la une - Sculpture

Régis Sinoquet – L’animal révélé : la sculpture d’un monde en sursis

Sculpture animalière de Régis Sinoquet — buste de panthère en céramique, modelé nerveux, vue frontale.

Sculptures animalières, céramique enfumée, regard vivant : l’œuvre de Régis Sinoquet redonne à l’animal sa noblesse et nous confronte à la fragilité du monde. Une rencontre rare avec un sculpteur qui incarne le souffle du vivant.

Sculpture animalière de Régis Sinoquet — tête de guépard en céramique, texture expressive, bord de rivière.
Tête de Guépard

L’animal, mémoire et présence

Il y a des artistes qui donnent forme aux idées. D’autres donnent chair à l’émotion. Régis Sinoquet sculpte, lui, la présence. L’animal n’est pas motif : il est mémoire, souffle, altérité. Sa céramique n’imite pas : elle incarne. Elle vous regarde et vous relie — à cette part de vivant que nous oublions trop souvent de voir.

Sculpture animalière de Régis Sinoquet — buste de panthère en céramique, modelé nerveux, vue frontale.
Panthère

La terre comme mémoire du geste

L’argile est matière vivante : elle garde les élans, les hésitations, la vitesse du doigt. Sinoquet revendique la trace — ce modelé nerveux, cette peau texturée — comme écriture. La posture surgit, juste, avant que la cuisson ne fige la tension.
Par enfumage au carbone à haute température, des contrastes de mats et de brillants révèlent la musculature et le mouvement. Parfois affleure l’appel du bronze, du bois ou de la pierre ; et pourtant tout revient à la céramique, à la terre magnifiée par le feu.

Sculpture animalière en céramique enfumée de Régis Sinoquet — panthère noire, texture brute, nature en arrière-plan.
Panthère noire

Panthère : l’ombre majestueuse

Figure totémique chez l’artiste, la panthère devient l’ombre majestueuse d’un monde qui se rétracte. Rendue à sa vérité sauvage et fragile, elle concentre le propos : un regard précis, deux orbites comme planètes, un face-à-face silencieux qui installe l’émotion. La sculpture vous observe autant que vous l’observez.

Fidélité sans académisme

Ni virtuosité démonstrative, ni effet de style. Sinoquet cherche la justesse habitée : une oreille tendue, une patte levée, une cambrure… équilibre entre tension et grâce. La connaissance de l’anatomie animale se double d’une expression vibrante. On reconnaît sa signature : matière vive, grain, souffle.

Sculpture animalière de Régis Sinoquet — tête de zèbre en céramique à craquelures, profil, fond de nature.
Zèbre

Un art de la vigilance

Redonner à l’animal sa noblesse, c’est aussi nommer ce que nous menaçons. La sculpture devient veille — un hommage discret mais puissant à un monde en sursis. Regarder ne suffit plus : il faut reconnaître et défendre. Parfois, une panthère d’argile en dit plus long qu’un discours.

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FAQ

Qui est Régis Sinoquet ?
Un sculpteur contemporain dont l’œuvre animalière, principalement en céramique, explore la présence du vivant par une écriture de matière et de regard.

Quelles techniques utilise-t-il ?
Modelage de l’argile, cuisson et enfumage au carbone générant des contrastes mat/brillant ; parfois des déclinaisons en bronze ou dialogues avec bois et pierre.

Pourquoi la panthère revient-elle souvent ?
Figure totémique et miroir de notre rapport au sauvage : énergie, discrétion, fragilité — une icône qui interroge notre vigilance.

La sculpture animalière en céramique est-elle fragile ?
Les pièces sont cuites et stabilisées ; avec transport et installation adaptés, elles s’intègrent durablement dans une collection.

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Retrospective - Sculpture

Une rétrospective vibrante au cœur des Ateliers de la Morinerie

Sarah Scouarnec, Pierre-Jean Chabert et Thibault Jandot discutant devant une série d’œuvres animalières exposées aux Ateliers de la Morinerie à Saint-Pierre-des-Corps. À gauche, plusieurs peintures représentant des chimpanzés ; au centre, les trois artistes échangent dans une ambiance conviviale au cœur de l’espace d’exposition.

À Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, les Ateliers de la Morinerie se sont transformés en véritable laboratoire de création contemporaine. Quelques jours avant leurs portes ouvertes, les artistes Pierre-Jean Chabert (sculpteur animalier), Sarah Scouarnec (plasticienne) et Thibault Jandot (peintre) ont dévoilé une exposition inédite, empreinte d’une énergie commune : celle du vivant sous toutes ses formes.

Ensemble de sculptures animalières en bronze de Pierre-Jean Chabert exposées aux Ateliers de la Morinerie. Cerfs, loups, ours et oiseaux se dressent dans une composition dynamique évoquant la puissance du bestiaire contemporain et la vitalité du vivant.

Cette immersion artistique réunit trois univers contrastés mais complémentaires. Le métal, la terre et la couleur s’y répondent avec puissance, dans un dialogue où le geste devient un langage et la matière, une mémoire.

Pierre-Jean Chabert : la force tellurique du bestiaire

Le sculpteur Pierre-Jean Chabert impose d’emblée un univers brut et organique. Ses bronzes animaliers – rhinocéros, gorilles ou mandrills – semblent figés dans un élan suspendu. La matière y respire, presque animale.

Sculpture en bronze de Pierre-Jean Chabert représentant une tête d’animal fantastique mêlant formes de hippopotame et de créature mythique. L’artiste capture l’énergie brute de la matière dans une œuvre à la fois puissante et expressive.

Chabert ne cherche pas à représenter l’animal : il le révèle. Dans ses œuvres fondues dans l’une des cinq fonderies avec lesquelles il collabore, l’artiste capture une tension musculaire, un déséquilibre prêt à naître.
Chaque pièce conserve la puissance du geste et la vibration du modelage, entre force primitive et élégance naturelle.

Sarah Scouarnec : la grâce du féminin archaïque

Face à cette intensité tellurique, Sarah Scouarnec installe un contrepoint onirique. Ses sculptures, inspirées par le surréalisme et la mythologie, convoquent une féminité ancrée, végétale, presque chamanique.

Sculpture en terre cuite patinée de Sarah Scouarnec représentant deux visages entrelacés, entourés de formes organiques. Une œuvre onirique aux tonalités bleues, inspirée du surréalisme et de la mythologie, exposée aux Ateliers de la Morinerie.

L’artiste laisse visible la trace du travail manuel, cette empreinte de la main qui relie la terre à l’esprit. Entre rêve et réalité, ses œuvres ouvrent une respiration poétique, une connexion intime entre l’humain et la nature.

Thibault Jandot : la pulsation urbaine

Issu du graffiti, Thibault Jandot apporte à cet ensemble une énergie électrique. Sa peinture, vive et instinctive, prolonge la tension animale de Chabert tout en s’inscrivant dans un univers plus urbain.

Ensemble de peintures de Thibault Jandot exposées aux Ateliers de la Morinerie à Saint-Pierre-des-Corps. Série d’expressions animales représentant des chimpanzés et autres figures animalières sur fond bleu, mêlant énergie urbaine et gestuelle instinctive.

Ses toiles explosent en couleurs, comme traversées par une onde. En lien direct avec les sculptures exposées, elles amplifient la vibration vitale du lieu : celle d’une nature sauvage, d’une énergie brute, d’un art qui respire.

Une symbiose artistique : matière, esprit et présence

Ce dialogue à trois voix révèle une cohérence rare. Chabert, Scouarnec et Jandot célèbrent, chacun à leur manière, la force du vivant. L’un sculpte la matière, l’autre lui donne souffle, le troisième l’électrise.
Aux Ateliers de la Morinerie, la création devient une expérience sensorielle totale : un retour à la présence, à l’énergie essentielle des choses, à la puissance évocatrice de l’art.

Pour allez plus loin : Reportage complet ART MAG 27 retour sur une immersion artistique aux Ateliers de la Morinerie

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Femmes artistes - Peinture

Odette Pauvert (1903–1966) : une modernité classique au temps de l’Art déco

Portrait photographique d’Odette Pauvert, artiste peintre française, posant en manteau clair et chapeau à motifs géométriques devant un mur de pierre, années 1920.

Première femme peintre Grand Prix de Rome (1925), Odette Pauvert forge une modernité sobre et frontale, nourrie du Quattrocento et pensée pour le grand décor. De la Villa Médicis aux scènes intimes de l’après-guerre, son parcours éclaire une autre histoire de l’entre-deux-guerres.

Repères biographiques

Formée aux Beaux-Arts de Paris, Pauvert séjourne à la Villa Médicis (1926-1929) où s’affinent contours nets, couleurs mates et portrait-paysage. De retour à Paris, elle vise la peinture murale (église du Saint-Esprit, décor scolaire, Sèvres, Exposition 1937). En 1934, la Casa de Velázquez libère son dessin (fusain, sanguine). Après 1945, contraintes matérielles et vie familiale orientent vers des formats resserrés sans renier l’ambition initiale.

Style & œuvres clés

  • Promotion 1926 (1927) — signature de la période romaine.
  • Invocation à Notre-Dame-des-Flots (1925) — classicisme habité.
  • Habib Benglia (1931), Paris 1932 (Yvonne Pesme)frontalité souveraine.
  • Le Torero (1934) — stylisation et tension des lignes.
  • Odile, Yves et Rémy au Rond-Point des Champs-Élysées (1946) — tournant domestique.

Héritage

Longtemps éclipsée par les avant-gardes, Pauvert illustre une modernité alternative : clarté, échelle, discipline du regard. Les relectures récentes la replacent parmi les créatrices majeures du XXe siècle, entre Art déco et tradition renaissante.

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FAQ

Qui est Odette Pauvert ?
Odette Pauvert est une peintre française de l’Art déco, première femme peintre lauréate du Grand Prix de Rome en 1925. Son œuvre propose une modernité sobre et frontale, nourrie du Quattrocento et pensée pour le grand décor.

Pourquoi est-elle importante dans l’histoire de l’Art déco ?
Parce qu’elle incarne une modernité classique alternative aux avant-gardes : clarté des formes, contours nets, couleurs mates, sens de l’échelle murale et discipline du regard.

Où s’est-elle formée ?
Aux Beaux-Arts de Paris, puis à la Villa Médicis (1926–1929), où s’affinent sa frontalité et son rapport portrait-paysage. Un passage à la Casa de Velázquez (1934) libère son dessin (fusain, sanguine).

Qu’appelle-t-on “modernité classique” chez Pauvert ?
Une recherche d’équilibre et de lisibilité héritée de la Renaissance italienne (Quattrocento), appliquée à des sujets contemporains : portraits, scènes, et peintures murales.

Quelles sont ses œuvres clés à connaître ?

  • Promotion 1926 (1927) — période romaine.
  • Invocation à Notre-Dame-des-Flots (1925) — classicisme habité.
  • Habib Benglia (1931), Paris 1932 (Yvonne Pesme)frontalité souveraine.
  • Le Torero (1934) — stylisation et tension des lignes.
  • Odile, Yves et Rémy au Rond-Point des Champs-Élysées (1946) — tournant domestique d’après-guerre.

Qu’entend-on par “portrait-paysage” dans son travail ?
Un cadre frontal où le modèle s’inscrit dans un espace architecturé (décor, ville, mer), créant un dialogue entre figure et environnement.

A-t-elle réalisé des œuvres monumentales ?
Oui. Elle vise le grand décor : église du Saint-Esprit, décors scolaires, collaborations avec Sèvres, participation à l’Exposition internationale de 1937.

Comment évolue son style après 1945 ?
Les contraintes matérielles et familiales la conduisent à des formats plus resserrés sans renier l’ambition de clarté, de frontalité et d’échelle.

En quoi se distingue-t-elle des avant-gardes ?
Elle privilégie la mesure, la structure et la lisibilité à la rupture formelle radicale : une modernité alternative dans l’entre-deux-guerres.

Où voir l’exposition Odette Pauvert à Roubaix ?
À La Piscine – Musée d’Art et d’Industrie, Roubaix, du 11 octobre 2025 au 11 janvier 2026 (dates utiles pour préparer la visite et le référencement local).

Quelles techniques privilégie-t-elle ?
Le dessin (fusain, sanguine), la peinture aux aplats mats, une ligne claire et un modelé contrôlé au service de la frontalité et de l’échelle.

Pourquoi la redécouvrir aujourd’hui ?
Les relectures récentes replacent Pauvert parmi les créatrices majeures du XXe siècle, à la croisée de l’Art déco et de la tradition renaissante.

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Actualités - Femmes artistes - Peinture

Odette Pauvert à La Piscine (Roubaix) — Exposition Art déco

Portrait collectif peint par Odette Pauvert, montrant plusieurs personnages de face et de profil, dont une jeune femme coiffée d’un bonnet coloré et un homme vêtu d’un foulard jaune.

Exposition Odette Pauvert à La Piscine (Roubaix) : la première femme peintre Grand Prix de Rome signe une modernité classique nourrie de l’Italie et du grand décor Art déco. Un parcours riche — Rome, Paris, Bretagne, Espagne — qui recontextualise l’entre-deux-guerres. Du 11 octobre 2025 au 11 janvier 2026.

Autoportrait d’Odette Pauvert portant un foulard rouge noué autour de la tête, regard frontal, style figuratif et expressif.
Autoportrait au foulard rouge 1926 Pastel sur papier gris 41 x 33 cm
Collection particulière Photo : Alain Leprince

Pourquoi cette exposition est incontournable ?

  • Première femme peintre Grand Prix de Rome (1925) : un jalon majeur de l’histoire de l’art français.
  • Un regard neuf sur l’Art déco : la peinture de Pauvert conjugue frontalité, matité et portrait-paysage nourris par le Quattrocento.
  • Un parcours riche : Rome (Villa Médicis), Paris et l’ambition du grand décor, Bretagne, Espagne (Casa de Velázquez), puis l’intimité de l’après-guerre.
Portrait photographique d’Odette Pauvert, artiste peintre française, posant en manteau clair et chapeau à motifs géométriques devant un mur de pierre, années 1920.

Qui est Odette Pauvert ?

Née en 1903, Odette Pauvert suit une formation aux Beaux-Arts de Paris et remporte en 1925 le Grand Prix de Rome, devenant la première femme peintre à obtenir cette distinction. De 1926 à 1929, pensionnaire à la Villa Médicis, elle élabore un style personnel : contours nets, couleurs mates, clarté décorative et formule “portrait-paysage”.


À son retour à Paris, elle affiche une ambition de fresquiste (église du Saint-Esprit, décor scolaire à Paris, garderie de Sèvres, Exposition de 1937), même si les commandes resteront rares dans un contexte très concurrentiel.

A lire aussi : Odette Pauvert, (1903-1966): une modernité classique au temps de l’Art Deco

Portrait du comédien Habib Benglia par Odette Pauvert, tenant un masque africain devant son visage, entouré de masques traditionnels sculptés.
Habib Benglia 1931 Huile sur toile 55,3 x 43,2 cm Collection particulière
Photo : Alain Leprince

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Le parcours de l’exposition (repères)

1) Rome, l’“enivrement” (1926-1929) — La révélation italienne : frontalité, matité, références aux fresques de la Renaissance et aux maîtres du XVe siècle.
2) Paris & grand décor (1930-1937) — L’idéal mural s’affirme : chantiers et projets publics, la peinture pensée à l’échelle de l’architecture.
3) Bretagne — Paysages, figures et légendes, une veine ancrée dans les traditions régionalistes.
4) Espagne (1934) — Séjour à la Casa de Velázquez : grands dessins fusain + sanguine, énergie des paysages castillans et andalous.
5) L’après-guerre & l’intime — Mariage (1937), enfants, contraintes matérielles : formats plus modestes et scènes de vie familiale.

Portrait en pied d’un torero espagnol par Odette Pauvert, vêtu d’un costume de lumière vert et or, tenant son épée et coiffé d’une montera noire.
Le Torero 1934 Huile sur toile 138 x 65 cm Collection particulière
Photo : Alain Leprince

Infos pratiques & contexte

  • Dates : 11/10/2025 → 11/01/2026. Vernissage : vendredi 10/10/2025 à partir de 18h (ouvert à tous).
  • Adresse : La Piscine, 23 rue de l’Espérance, 59100 Roubaix.
  • L’exposition s’inscrit dans le centenaire de l’Art déco et la politique de visibilité des artistes femmes portée par le musée.
Tableau d’Odette Pauvert représentant trois enfants blonds en habits bleus avec leurs jouets, dans un jardin animé près du Rond-Point des Champs-Élysées.
Odile, Yves et Rémy au Rond-Point des Champs-Elysées 1946
Huile sur bois 80,6 x 41,5 cm Collection particulière Photo : Alain Leprince

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FAQ

Qui était Odette Pauvert ?
Peintre française (1903-1966), première femme peintre Grand Prix de Rome (1925), pensionnaire à la Villa Médicis (1926-1929), elle a développé une modernité classique nourrie du Quattrocento, entre portraits, paysages et projets muraux.

Quelles sont les dates de l’exposition à Roubaix ?
Du 11 octobre 2025 au 11 janvier 2026 à La Piscine – Roubaix.

Quelles œuvres phares peut-on voir ?
Promotion 1926 (1927), Invocation à Notre-Dame-des-Flots (1925), Habib Benglia (1931), Paris 1932 (Yvonne Pesme), Le Torero (1934), Odile, Yves et Rémy au Rond-Point des Champs-Élysées (1946).

Pourquoi l’exposition est-elle liée à l’Art déco ?
Elle accompagne le centenaire de l’Art déco et montre comment Pauvert propose, au temps de l’Art déco, une modernité alternative fondée sur la tradition et l’ambition décorative.

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