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Willfreed, l’artiste qui transforme la broderie en peinture contemporaine

portrait de l'artiste willfreed

Willfreed est un artiste ivoiro-français installé à Vienne qui bouscule les frontières entre art textile, broderie contemporaine et peinture moderne. À partir d’un outil domestique, la machine à coudre, il développe une écriture plastique singulière, capable de produire des œuvres souvent confondues avec des tableaux. Son travail interroge la surface, le geste, la mémoire et l’identité, tout en s’inscrivant dans une dynamique internationale de création hybride.

Portrait textile d’une femme africaine de profil, broderie artistique de Willfreed avec turban multicolore et détails graphiques en fil.
African Woman – Portrait textile contemporain de Willfreed mettant en valeur la richesse des couleurs, l’identité culturelle et le travail du fil.

Un parcours entre Afrique, Europe et transmission artisanale

Tout d’abord, Willfreed se forme en Côte d’Ivoire auprès de brodeurs reconnus. Ensuite, il perfectionne sa maîtrise technique pendant plus de dix ans à Bamako. Cette longue immersion dans l’art textile forge sa patience, sa précision et son exigence du détail.

En 2013, en France, un tournant décisif s’opère. Face aux peintures sur soie de sa belle-mère, une question s’impose à lui : la broderie peut-elle devenir un véritable médium pictural ? Cette intuition déclenche une phase de recherche intense. Il s’engage dans cette voie avec une simple machine à coudre à deux points, transformée progressivement en instrument de création artistique à part entière.

Portrait textile coloré représentant un visage féminin et la beauté du vitiligo, broderie contemporaine de Willfreed aux motifs vibrants.
La beauté derrière la maladie – Portrait textile de Willfreed célébrant la diversité de la peau et la force identitaire à travers le vitiligo.

La technique Mi-Gnêman, une écriture par le fil

De cette expérimentation naît la technique Mi-Gnêman, qui signifie « Mon fil » en n’zima. Au départ, l’artiste esquisse parfois un dessin. Toutefois, il abandonne rapidement ce cadre pour laisser la machine guider le rythme et l’épaisseur du trait.

Ainsi, le fil devient la matière première. La trame remplace le pigment. L’image apparaît alors par couches successives. Chaque œuvre nécessite près de trente heures de travail. Par conséquent, le rendu crée une illusion picturale saisissante. De nombreux visiteurs pensent observer une peinture, alors qu’il s’agit d’une composition textile.

Par ailleurs, cette approche positionne Willfreed à la frontière entre innovation textile, recherche plastique et artisanat d’art.

Cette méthode place Willfreed à la croisée de plusieurs champs : art contemporain, innovation textile, expérimentation plastique et artisanat d’art.

Œuvre textile contemporaine de Willfreed montrant une main enchaînée tenant un globe terrestre, broderie engagée sur la mémoire et la liberté.
Gorée – Œuvre textile engagée de Willfreed évoquant la mémoire, l’esclavage et la quête de liberté à travers une composition symbolique.

Des œuvres entre identité, mémoire et engagement

Les sujets abordés par Willfreed racontent l’histoire d’un artiste évoluant entre deux cultures. Ses créations conjuguent douceur, mémoire collective et portée politique.

  • Les Girafes évoque une tendresse maternelle inattendue.
  • Le Point de Mandela incarne la force d’un combat pour la liberté.
  • Gorée renvoie aux cicatrices historiques de la mémoire africaine.

Ces œuvres tissent un lien constant entre l’intime et le collectif, donnant à la broderie une dimension narrative et symbolique rarement explorée à ce niveau.

Broderie contemporaine représentant deux girafes enlacées, œuvre textile de Willfreed symbolisant la tendresse, la douceur et le lien affectif.
Amour fusionnel – Broderie contemporaine de Willfreed représentant deux girafes enlacées, symbole de tendresse, de lien affectif et d’harmonie.

Une reconnaissance institutionnelle en pleine croissance

Invité dans de nombreuses expositions régionales, Willfreed séduit un public fasciné par la précision de son geste, souvent renforcée par des démonstrations publiques de sa machine. Cette proximité avec le processus créatif valorise la dimension performative et pédagogique de son travail.

Sa sélection au Prix européen des artistes à Venise en décembre 2025 marque une étape majeure. Elle confirme l’intérêt croissant des institutions pour une pratique qui échappe aux catégories traditionnelles et renouvelle la lecture de l’art textile contemporain.

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Actualités - Agenda - Region

Musée de Picardie 2026 : les expositions incontournables à Amiens, entre Égypte, chefs-d’œuvre du dessin et création contemporaine

Facade du musée de picardie à Amiens

À Amiens, le Musée de Picardie dévoile une programmation 2026 d’exception

À Amiens, le Musée de Picardie confirme en 2026 son ambition de grand musée encyclopédique en région. Entre restauration patrimoniale, projets scientifiques de long terme et programmation artistique exigeante, l’institution s’impose comme l’un des pôles culturels majeurs des Hauts-de-France.

Sous la direction de Pierre Stépanoff, entouré des conservatrices Agathe Jagerschmidt-Seguin (archéologie) et Maya Derrien (art moderne et contemporain), le musée développe une saison structurée autour de plusieurs temps forts, allant de l’Égypte antique à la photographie contemporaine, en passant par les trésors du dessin ancien.

Tableau Vue de la campagne romaine de Charles-Philippe Larivière, paysage italien peint vers 1825-1830, huile sur papier marouflé sur toile, musée de Picardie, Amiens.
Charles Philippe Larivière, Vue de la campagne romaine, vers 1825-1830, huile sur papier marouflé sur toile, 19,5 x 32,5 cm, Amiens, Musée de Picardie, inv. M.P. Mn. 4538. © Gauthier Gillmann / Musée de Picardie.

Mécénat 2026 : restaurer 26 peintures inédites du XIXᵉ siècle

La saison s’ouvrira dès le 6 février 2026 avec une nouvelle campagne de mécénat participatif. Objectif : financer la restauration de 26 œuvres de Charles-Philippe Larivière, peintre académique majeur du XIXᵉ siècle, prix de Rome et auteur de nombreuses commandes pour le château de Versailles.

Conservées pour certaines depuis des décennies dans les réserves, ces esquisses et petites huiles sur papier, exécutées notamment lors du séjour romain de l’artiste à la Villa Médicis, seront progressivement restaurées grâce au soutien du public. Le dispositif permet aux mécènes de choisir directement l’œuvre qu’ils souhaitent accompagner. Les peintures restaurées seront intégrées au parcours permanent à partir de décembre 2026.

Bouchon de vase canope représentant une tête de chien, objet funéraire de l’Égypte antique, conservé au musée du Louvre, Paris, collection E 10837.

« Égypte se transforme » : une collection repensée et enrichie

En avril 2026, le musée inaugurera une étape déterminante de la refonte de ses collections archéologiques avec l’exposition « Égypte se transforme – Collection 2026 ».

Fruit de plusieurs années de recherche scientifique, ce chantier a permis :

  • l’intégration d’environ 90 objets jusque-là non identifiés ou conservés en réserve,
  • une ambitieuse campagne de restaurations,
  • un dépôt pérenne exceptionnel de 31 œuvres du Musée du Louvre.

L’exposition présentera une sélection d’environ 60 pièces, afin de favoriser une médiation approfondie et une lecture renouvelée des collections. Vases canopes, figures d’Osiris, Isis et Horus, albâtres rituels et fragments de parois funéraires dessineront un parcours immersif au cœur des croyances et des pratiques de l’Égypte antique.

Un temps fort est attendu durant l’été autour d’un objet rarissime associé à Toutankhamon, accompagné d’une reconstitution scientifique et d’un fac-similé. Cette étape prépare la future présentation permanente des collections égyptiennes, prévue à l’horizon 2028.

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FLORE, (sans titre), série Sabah El Nour, 2007, tirage pigmentaire d’après Polaroid. ©courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière

Flore : la photographie contemporaine face à la mémoire de l’Égypte

En dialogue direct avec ce chantier patrimonial, le musée présentera également l’exposition « Égypte éternelle – Photographies de Flore ». Artiste franco-espagnole installée dans la Somme, Flore explore ses souvenirs d’enfance passés à Alexandrie à travers une vingtaine de photographies réalisées entre 2007 et 2025.

Travaillant à la chambre photographique et au polaroid, elle développe une écriture visuelle lente, sensible et profondément sensorielle. Les images seront présentées dans les anciennes salles égyptiennes et dialogueront avec une sélection d’objets archéologiques choisis par l’artiste, créant une expérience immersive entre mémoire intime et patrimoine millénaire.

François Lemoyne, Étude de femme pour Uranie, vers 1732-1736, pierre noire, craie et sanguine sur papier, 25,3 x 25,5 cm, collection particulière. ©D.R.

Été 2026 : les trésors cachés du dessin français

Temps fort de la saison, la grande exposition estivale « Toute l’histoire – Dessins français des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles » se tiendra du 27 juin au 27 septembre 2026.

Environ 170 dessins issus exclusivement de collections privées françaises seront exceptionnellement réunis, dont une majorité rarement montrée au public. Le parcours réunira des œuvres de Poussin, Watteau, Claude Lorrain, Hubert Robert ou François Le Moine, mais aussi des artistes plus confidentiels, révélant la diversité géographique et stylistique du dessin français.

Études préparatoires, recherches décoratives et œuvres autonomes permettront de mesurer le rôle fondamental du dessin dans la formation des artistes et dans la naissance des grands chefs-d’œuvre. Le musée présentera également plusieurs pièces majeures de son propre fonds, dont l’autoportrait au pastel de Maurice-Quentin de La Tour.

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anonyme-six-tetes-de-garconnets-et-fleurs-vers-1770-huile-sur-toile-95-x-113-cm-amiens-musee-de-picardie-inv-m-p-lav-1894-1701
Anonyme, Six têtes de garçonnets et fleurs, vers 1770, huile sur toile, 95 x 113 cm, Amiens, Musée de Picardie, inv. M.P.Lav.1894.170. © Marc Jeanneteau / Musée de Picardie

Décembre 2026 : renaissance des collections permanentes

Le 12 décembre 2026, une nouvelle phase du vaste chantier de réaccrochage des collections permanentes sera inaugurée. Sculptures, peintures monumentales, œuvres restaurées et acquisitions récentes viendront enrichir le parcours de visite, avec une attention particulière portée aux productions régionales et aux œuvres longtemps conservées en réserve.

Les peintures restaurées de Larivière constitueront l’un des marqueurs forts de ce renouvellement, illustrant l’engagement du musée en faveur de la conservation et de la transmission patrimoniale.

Oiseaux bleu. © Franck Boucourt-Musée de Picardie

Maison Jules Verne : quand la littérature dialogue avec le vivant

Dernier grand rendez-vous de l’année, la Maison Jules Verne proposera l’exposition « Jules Verne et les animaux » du 3 juillet 2026 au 11 janvier 2027. Spécimens d’histoire naturelle rarement exposés, dont un grand pingouin aujourd’hui disparu, dialogueront avec des extraits de l’œuvre de Jules Verne.

L’exposition abordera les multiples facettes de l’animal dans l’imaginaire vernien : objet scientifique, figure poétique, personnage fantastique et question écologique avant l’heure.

Amiens, destination culturelle premium en 2026

Avec près de 70 000 œuvres conservées et une programmation d’une densité remarquable, le Musée de Picardie confirme son rôle structurant dans le paysage culturel français. Sa stratégie associe excellence scientifique, attractivité grand public et valorisation durable du patrimoine.

En 2026, Amiens s’impose comme une destination culturelle incontournable pour les amateurs d’art et de musées.

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Aurosi Moreno nommée directrice du Musée de Lodève : un nouveau souffle pour la scène culturelle occitane

hoto portrait de la nouvelle directrice du musée de lodève en Occitanie article art mag

Le Musée de Lodève inaugure une nouvelle étape de son développement avec la nomination officielle d’Aurosi Moreno à sa direction. Professionnelle reconnue de la conservation et figure historique de l’établissement, elle entend renforcer le rôle du musée comme espace d’expérimentation artistique, de transmission et de dialogue avec les publics.

portrait d' Aurosi Moreno nommée directrice du musée de Lodève 
article de presse magazine art mag
Aurosi Moreno, nommée directrice du Musée de Lodève

Une nomination dans la continuité et l’expertise

Après six mois d’intérim, Aurosi Moreno est officiellement nommée directrice du Musée de Lodève par la Communauté de communes Lodévois et Larzac, prenant la succession d’Ivonne Papin-Drastik, partie à la retraite. Le musée bénéficie du label Musée de France et du soutien institutionnel de la DRAC Occitanie, de la Région Occitanie et du Département de l’Hérault, confirmant son rôle structurant dans le paysage culturel régional.

Cette nomination traduit une volonté de consolider la stratégie scientifique tout en amplifiant l’ouverture du musée vers les publics et les territoires.

Un parcours professionnel solidement ancré dans le musée

Diplômée d’un master professionnel en conservation, gestion et diffusion des œuvres d’art du XXᵉ siècle et d’une licence de philosophie, Aurosi Moreno rejoint le Musée de Lodève en 2008. Elle y exerce successivement les fonctions de régisseuse, médiatrice, responsable de la régie des œuvres, puis commissaire d’expositions temporaires.

Parmi les projets marquants figurent Faune fais-moi peur ! (2018), Pays-âges (2019), Brésil, identités (2024) et Rendre visible (2025), qui ont contribué à renforcer la visibilité nationale du musée et la qualité de sa programmation scientifique. En 2023, elle devient adjointe à la direction après réussite au concours d’attaché territorial de conservation du patrimoine.

Une vision sensible, inclusive et territoriale

La première mission stratégique de la nouvelle directrice sera l’élaboration du futur projet scientifique et culturel. Elle défend une conception du musée comme un lieu vivant, propice à la rencontre, à l’émerveillement et à l’expérimentation intellectuelle et sensible. L’objectif est de favoriser une relation active entre les collections, les visiteurs et le territoire, tout en maintenant une exigence scientifique élevée.

Cette orientation répond aux enjeux contemporains des institutions culturelles : attractivité des publics, accessibilité, hybridation des disciplines et innovation dans les dispositifs de médiation.

Un musée connecté et accessible au plus grand nombre

Le Musée de Lodève renforce également sa visibilité numérique et son accessibilité auprès des publics via son site officiel, véritable plateforme d’information culturelle, de programmation et de ressources pédagogiques.

Avec cette nomination, le musée affirme une ambition claire : conjuguer excellence patrimoniale, innovation culturelle et ancrage territorial, tout en consolidant son rayonnement régional et national.

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Actualités - Foire d'art - Paris

Art Capital au Grand Palais : la deuxième édition du retour s’annonce ambitieuse en février

Le Grand Palais rénové, écrin retrouvé d’Art Capital

C’est en 2025, à l’occasion de la réouverture du Grand Palais après plusieurs années de travaux, qu’Art Capital a officiellement retrouvé son site historique. Ce retour très attendu a constitué un tournant pour le salon, tant sur le plan symbolique que sur celui de la fréquentation.

L’édition de réouverture a enregistré plus de 50 000 visiteurs, confirmant l’intérêt du public pour les grandes expositions d’art à Paris et la capacité du Grand Palais rénové à accueillir des événements culturels d’envergure. Malgré une affluence exceptionnelle lors du vernissage — parfois au-delà des jauges prévues — le bilan est unanimement positif et traduit un regain d’attractivité durable.

Lire aussi Art Capital : Un carrefour de l’Art Contemporain menacé

Une dynamique consolidée pour l’édition de février

Forte de ce succès, l’équipe d’Art Capital aborde avec confiance l’événement prévu en février. Les inscriptions sont en hausse, la mobilisation des artistes et des partenaires est déjà bien engagée, et l’organisation logistique bénéficie désormais de l’expérience acquise lors de la réouverture.

« Nous avons retrouvé notre public, notre lieu et notre ambition. Les indicateurs sont très positifs pour l’édition de février », souligne Jacques Daloze, président du Salon des indépendants, dont les propos ont été recueillis dans le cadre de cet entretien.

Chaque année, près de 3 000 artistes participent à Art Capital, faisant du salon l’un des plus importants rassemblements artistiques en Europe en volume de participants, avec une diversité exceptionnelle de disciplines et de pratiques. L’événement bénéficie par ailleurs d’une labellisation du ministère de la Culture, avec un éditorial ministériel annoncé dans le catalogue officiel, renforçant sa légitimité institutionnelle.

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André Malraux

André Malraux au cœur de la programmation culturelle

L’édition à venir mettra à l’honneur André Malraux, figure majeure de la pensée artistique et ancien ministre de la Culture. Un espace dédié présentera :

  • une biographie documentée,
  • une sélection de dessins rares, Les Dyables,
  • un grand portrait monumental emblématique.

Cette œuvre, réalisée par l’artiste Denis Gernigon, mesure environ 195 × 137 cm. Elle explore un dialogue subtil entre l’ombre et la lumière, offrant une lecture à double face, entre tension intérieure et clarté symbolique. Destinée à rejoindre ultérieurement une institution muséale consacrée à Malraux, cette pièce s’inscrit dans une démarche patrimoniale forte. Connu notamment pour ses portraits de figures, dont celui de Sainte Thérèse de Lisieux, exposé en permanence à la cathédrale Saint Pierre de Lisieux dans le Calvados. Denis Gernigon développe ici une interprétation à la fois contemporaine et introspective.

Peinture hyperréaliste et sculpture : des temps forts très attendus

Les visiteurs pourront également découvrir une sélection remarquable de peintures hyperréalistes de très grand format, véritables prouesses techniques nécessitant parfois plusieurs années de réalisation. Ces œuvres interrogent le rapport entre peinture, photographie et image numérique.

photo de Paul Belmondo en train de sculpter
Paul Belmondo

Un hommage sera par ailleurs rendu au sculpteur Paul Belmondo, avec la présentation de sculptures originales, témoignant de la permanence d’un classicisme vivant dans la création contemporaine.

La programmation intégrera également une dimension événementielle et musicale, avec la participation d’artistes interprètes — notamment une violoniste coréenne et des performances au piano — enrichissant l’expérience du public par un dialogue entre arts visuels et arts vivants.

Pourquoi Art Capital en février est un rendez-vous à ne pas manquer

  • Le plus grand salon d’art contemporain mondial par son nombre d’artistes exposants
  • Une programmation culturelle ambitieuse
  • Un hommage majeur à André Malraux
  • Des œuvres monumentales en peinture et en sculpture
  • Un événement central du calendrier artistique parisien

Informations pratiques

  • 📍 Lieu : Grand Palais, Paris
  • 🗓️ Dates : du 13 au 15 février 2026
  • 🌐 Site officiel : ART CAPITAL

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FAQ – ART CAPITAL

Qu’est-ce qu’Art Capital ?

Art Capital est un grand salon d’art organisé au Grand Palais à Paris, réunissant environ 3 000 artistes chaque année.


Où se déroule Art Capital ?

Au Grand Palais, Paris, rouvert en 2025 après plusieurs années de rénovation.


Quand a lieu Art Capital 2026 ?

Du 13 au 15 février 2026.


Combien d’artistes exposent à Art Capital ?

Environ 3 000 artistes, ce qui en fait l’un des plus grands salons d’art en Europe en nombre de créateurs.


Que peut-on voir sur place ?

Peinture, sculpture, dessin, gravure, photographie et œuvres contemporaines.


Peut-on acheter des œuvres ?

Oui, certaines œuvres sont proposées à la vente directement par les artistes.


Art Capital est-il ouvert au public ?

Oui, le salon est accessible au grand public, aux amateurs d’art comme aux professionnels.


Comment acheter un billet ?

Via le site officiel d’Art Capital ou sur place selon disponibilité.


Combien de temps dure la visite ?

Comptez environ 2 à 3 heures pour une visite complète.


Comment exposer à Art Capital ?

Les artistes peuvent candidater via les associations partenaires du salon.

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Actualités - Agenda - Paris - Peinture

François Malingrëy : le corps comme théâtre du drame contemporain

Peinture figurative contemporaine de François Malingrëy montrant des corps masculins en tension parmi des flamants roses, clair-obscur dramatique.

Du 12 février au 11 avril 2026, la galerie Paris-B consacre sa première exposition personnelle à François Malingrëy. Une plongée saisissante dans une peinture figurative contemporaine où le corps devient le lieu d’un drame à la fois intime, mythologique et pictural.

Sur les cimaises de Paris-B, les corps ne posent jamais. Ils chutent, se portent, se heurtent, s’agrippent. Chez François Malingrëy, la peinture est un théâtre silencieux où chaque geste semble suspendu à l’instant précis où tout peut basculer. L’exposition présentée à Paris-B réunit un ensemble de peintures récentes qui confirment la singularité d’un artiste pour qui le corps est moins un sujet qu’un véritable espace dramaturgique.

Peinture figurative représentant deux corps nus allongés dans un intérieur sombre, l’un étendu au sol, l’autre affaissé sur une chaise, dans une composition dramatique jouant sur les lignes, les ombres et la tension des postures.
La Grande toile, 2024, Huile Les écroulés, 2024, Huile sur toile, 114 x 146 cm, Paris-B

Le corps comme théâtre du drame contemporain

Dans un hyperréalisme tendu, presque suffocant, François Malingrëy installe ses figures dans des décors en apparence ordinaires. Mais très vite, le quotidien se fissure. Les chairs exposées, les torses offerts, les regards absents ou défiants transforment la scène en un espace chargé de tensions archaïques : désir et culpabilité, fraternité et rivalité, douceur et violence.

Les grandes compositions de groupe fonctionnent comme des partitions chorégraphiques. Portés maladroits, luttes, chutes et étreintes ambiguës composent un vocabulaire gestuel où tout semble retenu, prêt à s’effondrer. Le spectateur, placé à hauteur des corps, est happé à l’intérieur du tableau, pris dans un récit dont une partie se joue toujours hors champ.

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Huile sur toile de François Malingrey montrant un groupe d’hommes nus au sol dans une scène de lutte violente et dramatique, corps entremêlés dans une atmosphère sombre, peinture figurative contemporaine, 2024.
François Malingrëy, Le Gisant et la bagarre, 2024, Huile sur toile, 81x100cm
©François Malingrëy, courtesy PARIS-B

Une peinture nourrie par la mémoire des maîtres

Si l’œuvre de François Malingrëy est profondément contemporaine, elle dialogue sans cesse avec l’histoire de la peinture. Les lointains brumeux évoquent le sfumato de la Renaissance italienne, tandis que les corps étendus, les bras ouverts et les torses offerts réactivent la gravité des figures christiques, de Rogier van der Weyden à Velázquez.

La lumière, héritée du clair-obscur baroque, sculpte les volumes avec une précision presque liturgique. Mais ici, la citation n’est jamais littérale. Elle fonctionne comme un montage parallèle entre l’iconographie ancienne et notre présent visuel, comme si les grands récits fondateurs revenaient hanter nos scènes contemporaines.

Peinture contemporaine de François Malingrey représentant des hommes nus engagés dans une scène de combat au crépuscule, figures expressives dans un paysage nocturne, huile sur toile, 2024.
François Malingrëy, Les Batailleurs et le crépuscule, 2024, Huile sur toile, 165 x 200 cm ©François Malingrëy, courtesy PARIS-B

Une œuvre entre mythe, famille et tragédie humaine

Chez Malingrëy, la famille devient souvent le lieu du conflit primordial. À travers un nombre restreint de personnages, rejoués de toile en toile, se déclinent les grandes fresques humaines : loyauté blessée, jalousie, attachement et trahison. Le mythe d’Abel et Caïn, la Passion du Christ ou les figures du martyr affleurent, déplacés dans un cadre naturaliste qui rend leur violence d’autant plus troublante.

Parfois, la silhouette du peintre lui-même apparaît, discrète, presque tutélaire. Un clin d’œil à la tradition des maîtres anciens qui s’intégraient à leurs compositions, rappelant qu’ici une conscience veille, organise la lumière et tient le fil du récit.

Peinture figurative contemporaine de François Malingrey représentant une femme nue allongée dans un intérieur, un enfant au sol et un tableau de torse masculin accroché au mur, composition symbolique à l’huile sur toile, 2024.
François Malingrëy, L’enfant, l’allongée et le tableau, 2024, Huile sur toile, 220 x 177 cm
©François Malingrëy, courtesy PARIS-B

François Malingrëy, une figure affirmée de la peinture figurative contemporaine

Né en 1989, diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, François Malingrëy s’est rapidement imposé sur la scène institutionnelle française et européenne. Lauréat au Salon de Montrouge, il a exposé au Palais de Tokyo, au Musée des Beaux-Arts de Nancy ou encore au Musée de la Chasse et de la Nature.

Avec cette première exposition personnelle à Paris-B, l’artiste confirme une œuvre exigeante, dense, où chaque toile fonctionne comme une scène ouverte : un lieu où se superposent le présent des corps et la mémoire de la peinture.

Informations pratiques

François Malingrëy
Galerie Paris-B
62 rue de Turbigo, 75003 Paris
Du 12 février au 11 avril 2026
Vernissage le jeudi 12 février 2026, de 18h à 21h

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FAQ – Exposition François Malingrëy à Paris

Où voir l’exposition de François Malingrëy à Paris ?

La première exposition personnelle de François Malingrëy à la galerie Paris-B se tient à Paris, dans le 3ᵉ arrondissement, du 12 février au 11 avril 2026.


Qui est François Malingrëy ?

François Malingrëy est un peintre contemporain français né en 1989. Diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, il développe une peinture figurative intense centrée sur le corps, la dramaturgie et la mémoire de l’histoire de l’art.


Quel est le thème principal de l’exposition ?

L’exposition explore le corps comme espace dramaturgique. À travers des scènes figuratives sous tension, François Malingrëy interroge le désir, la violence, la fraternité et les mythes fondateurs, en dialogue avec la peinture ancienne.


Quel type de peinture pratique François Malingrëy ?

François Malingrëy développe une peinture figurative contemporaine marquée par un hyperréalisme tendu, une forte mise en scène des corps et un usage dramatique du clair-obscur.


Pourquoi cette exposition est-elle importante ?

Cette exposition marque une étape clé dans le parcours de l’artiste. Elle confirme la singularité d’une œuvre exigeante, à la croisée du récit contemporain et de la mémoire picturale, et s’impose comme un rendez-vous notable de la scène artistique parisienne.

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Céramique - International

Elmar Trenkwalder : l’architecte baroque de la céramique contemporaine

Portrait d’un homme barbu à l’expression neutre, photographié en intérieur devant un décor graphique en noir et blanc, dans le cadre d’un événement lié à l’art contemporain et à la céramique. Art mag

Invité d’honneur de ceramic brussels 2026

Monumentales, baroques, sensuelles : les sculptures d’Elmar Trenkwalder, invité d’honneur de ceramic brussels 2026, ouvrent l’édition 2026 avec une exposition exceptionnelle de plus de 300 m², installée à l’entrée même de la foire. Une reconnaissance majeure pour cet artiste autrichien dont l’univers, entre architecture sacrée et formes organiques, marque depuis quarante ans la scène européenne.

Elmar Trenkwalder, œuvre en terre cuite émaillée (1998), ensemble de neuf éléments, 260 × 90 × 90 cm.

Une œuvre iconique : architecture et désir

Au cœur de son installation, une sculpture verte émaillée, composée de plusieurs éléments empilés, résume la puissance de son vocabulaire :
une architecture imaginaire, hybride, où l’ornement devient structure et où la céramique s’impose comme véritable matériau de construction. Virtuosité technique, tension entre rigidité et sensualité, références au Baroque, au Rococo et aux formes asiatiques composent une signature immédiatement reconnaissable.

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Un artiste majeur de la sculpture européenne

Formé à l’Académie des beaux-arts de Vienne, présenté à Aperto 90 (Biennale de Venise) et à la Biennale de Lyon, Elmar Trenkwalder expose depuis trois décennies dans les plus grandes institutions : MAK Vienne, Kunsthaus Zürich, Louvre (Contrepoint), MUDAM, La Maison Rouge, Beelden aan Zee ou encore Schlossmuseum Linz. Son œuvre, opulente et ambiguë, relie architecture, spiritualité et imaginaire intérieur.

Elmar Trenkwalder, WVZ203, 2014, vue de l’œuvre présentée au MUBA. L’artiste autrichien, invité d’honneur de ceramic brussels 2026, déploie ici son langage sculptural baroque mêlant architecture, organicité et céramique monumentale.

Une présence centrale à ceramic brussels 2026

L’artiste sera au cœur de la programmation :

  • Exposition monographique (300 m²) dès l’entrée de la foire.
  • Collaboration avec Galerie Bernard Jordan, son plus fidèle soutien.
  • Keynote conversation le 22 janvier 2026 avec Rafaël Pic (Le Quotidien de l’Art).
  • Œuvres visibles sur le stand de la galerie.

« C’est une occasion unique de réunir des œuvres historiques et contemporaines et de partager mon approche avec le public de ceramic brussels. » – E. Trenkwalder

Avec Elmar Trenkwalder, ceramic brussels 2026 met en lumière l’un des artistes les plus singuliers de la céramique contemporaine : un créateur qui transforme l’argile en architecture psychique, en paysages baroques, en monuments imaginaires.
Une immersion à découvrir absolument pour comprendre les nouvelles directions de la sculpture européenne.

A lire :

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Qui est Elmar Trenkwalder, invité d’honneur de ceramic brussels 2026 ?

Elmar Trenkwalder est un sculpteur autrichien reconnu pour ses œuvres monumentales en céramique. Formé à l’Académie des beaux-arts de Vienne, il expose depuis plus de trente ans dans des institutions majeures et développe un langage unique mêlant baroque, architecture et formes organiques.

Pourquoi Elmar Trenkwalder a-t-il été choisi comme invité d’honneur de ceramic brussels 2026 ?

Un espace de 300 m² à l’entrée principale. Son univers baroque et architectural incarne l’ambition curatoriale de ceramic brussels : montrer la puissance expressive et contemporaine de la céramique.

Quelle œuvre emblématique sera présentée à ceramic brussels 2026 ?

L’exposition mettra en avant une sculpture verte émaillée, composée d’éléments empilés, qui illustre parfaitement le vocabulaire de Trenkwalder : hybridations architecturales, ornements structurants, tension entre rigidité formelle et sensualité.

Quels sont les thèmes principaux du travail d’Elmar Trenkwalder ?

Son œuvre explore le rapport entre architecture sacrée, désir, spiritualité, ornementation baroque et formes organiques. Ses sculptures monumentales créent des espaces psychiques où se mêlent imaginaire intérieur, sensualité et références historiques.

Où a-t-on pu voir les œuvres de Trenkwalder avant ceramic brussels 2026 ?

Ses sculptures ont été exposées dans des institutions internationales telles que le MAK de Vienne, le Kunsthaus Zürich, le Louvre (programme Contrepoint), le MUDAM, La Maison Rouge, Beelden aan Zee et le Schlossmuseum Linz.

Peut-on acheter des œuvres d’Elmar Trenkwalder à ceramic brussels 2026 ?

Oui, certaines pièces seront disponibles via la Galerie Bernard Jordan, qui représente l’artiste. Il s’agit principalement de sculptures uniques en céramique ou d’ensembles architecturaux composés de plusieurs éléments.

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Actualités - Agenda - Paris

Pekka Halonen au Petit Palais : une immersion dans l’âme de la Finlande

Portrait au fusain d’une femme âgée, figure paysanne finlandaise représentée avec sobriété et réalisme, œuvre de Pekka Halonen présentée au Petit Palais à Paris.
Pekka Halonen, Vieille femme, 1890. Fusain sur papier, 63 × 49 cm. Helsinki, Ateneum Art Museum. © Finnish National Gallery / Aleks Talve

Du 4 novembre 2025 au 22 février 2026, le Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris présente la première rétrospective française consacrée à Pekka Halonen (1865-1933).

Intitulée Pekka Halonen. Un hymne à la Finlande, cette exposition organisée avec le Musée d’art de l’Ateneum (Helsinki) réunit plus de 130 œuvres de collections publiques et privées finlandaises. Elle retrace l’ensemble de la carrière de l’artiste et révèle son rôle central dans l’âge d’or de la peinture finlandaise.

Pekka Halonen, figure majeure de l’âge d’or finlandais

Né en 1865 à Lapinlahti, Pekka Halonen se forme à Helsinki avant de partir à Paris au début desannées 1890.

Il fréquente les académies Julian et Colarossi et, en 1893, devient l’élève de Paul Gauguin, rencontre déterminante pour son langage pictural. 

Influencé par le japonisme, le pleinairisme et le synthétisme, Halonen crée une œuvre mêlant influences parisiennes et attachement à sa terre natale.

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Peinture de Pekka Halonen représentant un jeune garçon assis sur des rochers au bord de l’eau, scène naturaliste évoquant l’enfance et la relation à la nature finlandaise, présentée au Petit Palais à Paris.
Pekka Halonen, Jeune garçon sur le rivage, 1891-1893.Huile sur toile, 45 × 36,5 cm.
Helsinki, Ateneum Art Museum. (en dépot au palais présidentiel).
©Finnish National Gallery / Hannu Pakarinen

Peindre la Finlande, entre identité et modernité

L’œuvre de Pekka Halonen s’inscrit dans le romantisme national et le carélianisme, mouvements célébrant les paysages et traditions finlandaises face à la domination russe.

En 1900, sa participation au pavillon finlandais de l’Exposition universelle de Paris affirme symboliquement l’identité nationale finlandaise. 

Diptyque de Pekka Halonen représentant un paysage hivernal finlandais, avec rochers et arbres recouverts de neige et de glace, explorant les variations de lumière et de texture, présenté au Petit Palais à Paris.
Pekka Halonen, Rochers couverts de glace et de neige, 1911. Huile sur toile, 96 × 155,5 cm.Helsinki, Ateneum Art Museum. ©Finnish National Gallery / Aleks Talve

Ses tableaux célèbrent la nature, la vie rurale et la résistance culturelle.

Halosenniemi, un art de vivre en harmonie avec la nature

Après plusieurs voyages en France et en Italie, Pekka Halonen choisit de s’installer au bord du lac de Tuusula, au sud de la Finlande. Il y fait construire sa maison-atelier, Halosenniemi, véritable refuge au cœur de paysages qu’il peint inlassablement au fil des saisons.

Entouré de sa famille et d’une communauté d’artistes et d’intellectuels, l’artiste cultive un mode de vie simple et autosuffisant.

Paysage enneigé de Pekka Halonen représentant une rivière gelée serpentant à travers la neige, bordée d’arbres et de forêts finlandaises, œuvre emblématique de la peinture nordique présentée au Petit Palais à Paris.
Pekka Halonen, Paysage d’hiver, Myllykylä, 1896. Huile sur toile, 69 x 48 cm.Helsinki, Ateneum Art Museum. © Finnish National Gallery / Aleks Talve

Cette relation intime à la nature irrigue toute son œuvre, des scènes domestiques lumineuses aux vastes paysages silencieux.


Le peintre de la neige

Plus que tout autre artiste finlandais, Pekka Halonen s’impose comme le grand peintre de la neige. Fasciné par les hivers nordiques, il explore inlassablement les nuances du blanc, de la glace et de la lumière hivernale.

Ses paysages enneigés, parfois proches de l’abstraction dans les années 1920, dégagent une atmosphère de contemplation et de sérénité profonde.

Peinture de Pekka Halonen représentant des arbres recouverts de neige, aux formes arrondies et lumineuses, illustrant la forêt finlandaise en hiver, présentée au Petit Palais à Paris.
Pekka Halonen, Jeunes pins enneigés, 1899.Tempera sur toile, 44,5 × 29,5 cm.
Helsinki, Ateneum Art Museum. ©Finnish National Gallery / Yehia Eweis

La dernière section de l’exposition, intitulée Symphonie en blanc majeur, rend hommage à cette virtuosité et invite le visiteur à une immersion silencieuse dans la nature finlandaise.

Une expérience sensorielle au Petit Palais

Pensée comme une véritable expérience immersive, l’exposition propose une scénographie architecturée et une médiation multisensorielle.

Des dispositifs olfactifs, créés avec dsm-firmenich, et une balade méditative prolongent la découverte de l’univers naturel du peintre et soulignent la dimension écologique et contemporaine de son œuvre. 

A lire aussi :

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FAQ

Quand a lieu l’exposition Pekka Halonen au Petit Palais ?

L’exposition se tient du 4 novembre 2025 au 22 février 2026 au Petit Palais à Paris.

Où se déroule la rétrospective Pekka Halonen ?

Elle est présentée au Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston-Churchill.

Qui est Pekka Halonen ?

Pekka Halonen (1865-1933) est un peintre finlandais majeur de l’âge d’or finlandais, reconnu pour ses paysages et ses scènes hivernales.

Combien d’œuvres sont présentées dans l’exposition ?

La rétrospective réunit plus de 130 œuvres provenant des principales collections finlandaises.

Pourquoi Pekka Halonen est-il surnommé le peintre de la neige ?

Il a surtout peint des paysages enneigés, explorant lumière, silence et nuances du blanc.



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Actualités - Céramique - Foire d'art - International

Les 5 foires européennes de la céramique à ne pas manquer en 2026

Vue d’exposition de ceramic brussels 2025 présentant des sculptures céramiques contemporaines sur socles blancs et rouges dans un espace lumineux, avec un visiteur en mouvement au premier plan.
Mickael Pijoubert

En 2026, la céramique s’impose plus que jamais comme l’un des médiums phares du marché de l’art européen. Entre foires internationales, biennales institutionnelles et salons spécialisés, l’Europe propose une offre riche pour découvrir les tendances, rencontrer les artistes et repérer les pièces majeures du moment. Voici les cinq foires de céramique incontournables en 2026, sélectionnées pour leur qualité curatoriale, leur portée internationale et leur intérêt pour les collectionneurs.

ceramic brussels 2025 © Geoffrey Fritsch

1. ceramic brussels – Bruxelles (Belgique)

La foire leader de la céramique contemporaine en Europe

Du 21 au 25 janvier 2026, ceramic brussels confirme son statut de rendez-vous incontournable pour les galeries, collectionneurs et institutions. Entièrement dédiée à la céramique contemporaine, la foire réunit des galeries internationales, des artistes établis, des talents émergents et une programmation curatoriale ambitieuse, dont un invité d’honneur Elmar Trenkwalder occupant près de 300 m².

Pourquoi elle est indispensable en 2026 :

  • Sélection de galeries internationales.
  • Expositions muséales, installations et solo shows.
  • Forte dynamique du marché de la céramique contemporaine.

A lire :

2. Argillà Italia – 4 au 6 septembre – Faenza (Italie)

Le grand rendez-vous méditerranéen de la céramique

Organisée à Faenza, capitale historique de la céramique, Argillà Italia revient en 2026 avec des centaines d’exposants européens. Le salon est un carrefour entre tradition, design et création contemporaine, offrant un panorama exceptionnel du savoir-faire italien et européen.

Les atouts pour les visiteurs :

  • Diversité stylistique et excellence technique.
  • Forte présence d’artisans d’art et de designers.
  • Idéal pour acquérir des pièces uniques.

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3. Ceramic Art London – 8 au 10 mai – Londres (Royaume-Uni)

La foire-vente incontournable pour collectionner directement auprès des artistes

Ceramic Art London est l’un des événements les plus respectés de la scène britannique. Les collectionneurs y rencontrent directement les artistes, ce qui garantit transparence, provenance et échanges privilégiés.

Pourquoi ne pas la manquer :

  • Sélection très rigoureuse d’artistes contemporains.
  • Pièces uniques et séries limitées.
  • Forte visibilité de la scène britannique.

4. Oldenburg International Ceramic Fair – 1 & 2 Août – Oldenburg (Allemagne)

Une tradition germano-européenne au service de la qualité

Depuis plus de trois décennies, Oldenburg accueille l’une des foires céramiques les plus reconnues d’Europe du Nord. Plus de 100 artistes y présentent des œuvres allant de la sculpture contemporaine à la céramique utilitaire d’exception.

Pourquoi elle compte :

  • Niveau technique très élevé.
  • Marché germanique solide et exigeant.
  • Idéal pour repérer des artistes avant leur percée internationale.

5. European Ceramic Context (ECC) – Bornholm (Danemark) (date non communiquée)

La biennale institutionnelle qui révèle les tendances à venir

Sur l’île de Bornholm, classée “World Craft City”, la biennale European Ceramic Context propose une approche muséale majeure. L’édition 2026 présentera expositions, prix européens et installations monumentales.

Les raisons d’y assister :

  • Vision curatoriale de haut niveau.
  • Focus sur la scène nordique, particulièrement innovante.
  • Plateforme idéale pour comprendre les futures orientations du médium.

un parcours essentiel pour comprendre la céramique contemporaine en 2026

Des foires commerciales aux biennales institutionnelles, la céramique bénéficie d’une visibilité inédite en Europe. Ces cinq événements offrent une vision complète des pratiques actuelles : sculpture, installation, design, expérimentations matérielles et pièces de collection.
Pour professionnels, collectionneurs ou passionnés, 2026 sera une année clé pour explorer la richesse de la céramique européenne.

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FAQ — Les foires européennes de la céramique

La céramique contemporaine est-elle vraiment un marché porteur en 2026 ?

Oui. Le marché de la céramique contemporaine connaît une croissance continue en Europe, portée par l’intérêt des collectionneurs, l’entrée du médium dans les musées et une porosité accrue avec l’art contemporain et le design. Les foires spécialisées témoignent d’une structuration et d’une professionnalisation durables du secteur.

Quelle est la meilleure foire de céramique en Europe pour un collectionneur débutant ?

Ceramic Art London est souvent considérée comme la plus accessible. La vente directe auprès des artistes permet de comprendre les démarches, les techniques et la valeur des œuvres, tout en offrant des prix plus lisibles que dans les foires strictement galeries.

Où acheter de la céramique contemporaine de niveau muséal ?

ceramic brussels est la référence en 2026 pour découvrir des œuvres de qualité institutionnelle. La présence de galeries internationales, de solo shows et d’installations ambitieuses en fait une foire proche des standards muséaux.

Quelle foire privilégier pour découvrir la tradition céramique européenne ?

Argillà Italia, organisée à Faenza, est idéale pour comprendre l’histoire et la richesse des savoir-faire européens. Elle conjugue héritage historique, excellence technique et création contemporaine.

Peut-on investir dans la céramique contemporaine ?

Oui, à condition d’adopter une approche informée. Les foires comme ceramic brussels ou Oldenburg International Ceramic Fair permettent d’identifier des artistes en phase de reconnaissance institutionnelle ou avant leur percée internationale, ce qui constitue un levier d’investissement à moyen et long terme.

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Actualités - International - Street art

Nouveau Banksy à Londres : pourquoi cette œuvre parle autant de nous que de street art

Pochoir de Banksy à Londres représentant deux enfants allongés sur un toit, l’un pointant le ciel, sur un mur urbain délabré.

Un nouveau Banksy à Londres, immédiatement reconnu… et immédiatement accepté

Fin décembre, un nouveau pochoir de Banksy est apparu sur un mur de Londres, dans le quartier de Bayswater. Deux enfants allongés sur un toit de garage, emmitouflés dans leurs manteaux d’hiver. L’un d’eux lève le bras et désigne le ciel. Une image silencieuse, presque fragile.

En quelques heures, l’œuvre est photographiée, relayée, commentée. Banksy confirme sa paternité sur Instagram. Le mécanisme est parfaitement huilé. Pourtant, ce qui frappe cette fois-ci, ce n’est pas ce que l’artiste dit — mais la facilité avec laquelle son image est absorbée.

Banksy a fait son apparition dans le quartier de Bayswater, au centre de Londres

Une image qui ne provoque plus, mais qui rassemble

Le street art de Banksy s’est longtemps construit sur la friction. Ses œuvres forçaient le passant à se positionner, parfois malgré lui. Ici, rien de tel. Le pochoir ne choque pas. Il ne divise pas. Il apaise.

Cette image d’enfants regardant le ciel fonctionne comme un consensus visuel. Elle peut être lue comme un symbole d’espoir, une métaphore de l’enfance, une pause poétique dans un monde saturé de conflits. Chacun y trouve ce qu’il cherche — sans jamais être contredit.

Et c’est précisément là que réside le déplacement majeur de cette œuvre.

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Banksy face à l’époque du “street art acceptable”

Ce Banksy à Londres ne surgit pas contre la ville, il s’y fond. Le mur est fatigué, le décor discret, l’échelle modeste. L’œuvre n’interrompt pas l’espace urbain : elle l’accompagne.

Ce glissement est révélateur. Le street art, autrefois perçu comme un acte illégal, conflictuel, est désormais attendu, valorisé, parfois même protégé. Banksy n’est plus l’intrus : il est devenu une référence culturelle stabilisée.

Là où ses pochoirs étaient autrefois effacés, celui-ci est photographié sous toutes ses coutures. Le geste n’est plus risqué. Il est intégré.

Lire aussi : Banksy censuré à Londres : une œuvre sur la liberté d’expression disparaît des Royal Courts of Justice

Pochoir de Banksy à Londres montrant un enfant allongé pointant le ciel, au premier plan de la tour Centre Point illuminée de nuit.
Devant la tour Centre Point, symbole longtemps controversé du paysage urbain londonien, le pochoir de Banksy joue sur l’échelle et le silence.

Une œuvre pensée pour la circulation autant que pour la rue

Visuellement, tout est maîtrisé. Le contraste est net, la scène lisible, l’émotion immédiate. Cette œuvre fonctionne aussi bien dans la rue que sur un écran de smartphone.

Banksy ne s’adresse plus seulement aux passants londoniens. Il s’adresse à une communauté mondiale de spectateurs numériques, habituée à consommer ses images via Instagram, les médias culturels et les flux d’actualité.

Le pochoir devient ainsi une image circulante, conçue pour être vue, partagée, commentée — parfois plus que vécue sur place.

L’ambiguïté comme stratégie de long terme

Rien, dans cette œuvre, n’est explicitement politique. Et pourtant, elle est tout sauf neutre. Son ambiguïté permet toutes les lectures : poétique, sociale, symbolique. Mais elle empêche toute confrontation directe.

Banksy semble ici préférer la suggestion au conflit, l’ouverture à la prise de position. Cette stratégie lui permet de rester lisible par tous, mais elle pose une question essentielle :

👉 un art critique peut-il encore exister lorsqu’il renonce à désigner clairement ce qu’il critique ?

Ce que ce Banksy dit de notre rapport au monde

Plutôt que d’y voir un affaiblissement pur et simple, on peut lire ce pochoir comme le reflet d’une époque fatiguée par la radicalité. Une époque qui cherche moins à être secouée qu’à être rassurée. Moins à être confrontée qu’à être accompagnée.

Banksy ne précède plus nécessairement son temps. Il l’écoute. Il en épouse les contours.

Mais cette écoute attentive transforme le street art en miroir apaisant, là où il était autrefois un outil de perturbation.

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FAQ – Ce qu’il faut savoir sur le nouveau Banksy à Londres

Est-ce vraiment un Banksy ?

Oui. Le pochoir apparu dans le quartier de Bayswater a été confirmé par Banksy lui-même, via la publication d’une photo sur son compte Instagram officiel.
En revanche, un second pochoir très similaire, apparu ailleurs à Londres, n’a pas été revendiqué.


Où se trouve exactement le nouveau Banksy à Londres ?

L’œuvre se situe à Bayswater, à l’ouest de Londres, peinte sur le mur latéral d’un immeuble, au-dessus de garages.
Un autre pochoir comparable a été vu près de la tour Centre Point, dans le centre-ville.


Peut-on voir l’œuvre librement ?

Oui. Comme la majorité des œuvres de Banksy, le pochoir est visible gratuitement dans l’espace public. Il n’est pas exposé dans un musée et peut être vu directement dans la rue, tant qu’il n’est pas effacé ou protégé.


Pourquoi Banksy continue-t-il à intervenir à Londres ?

Londres est :
– un haut lieu du street art,
– une ville hautement médiatisée,
– un espace symbolique pour les questions sociales et urbaines.
C’est un terrain idéal pour toucher un public mondial à partir d’un geste local.


Pourquoi Banksy fait-il souvent ses annonces sur Instagram ?

Instagram est aujourd’hui le seul canal officiel utilisé par Banksy pour authentifier ses œuvres.
Sans publication de sa part, un pochoir n’est généralement pas considéré comme confirmé.

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Actualités - Agenda - Paris

Bilal Hamdad au Petit Palais : l’exposition Paname révèle le Paris contemporain

Black and white portrait of Bilal Hamdad in his studio, sitting with his arms crossed in front of a wall covered with photographs, illustrating the creative process of the contemporary artist exhibited at the Petit Palais in Paris.
Caption Portrait of Bilal Hamdad © Assoukrou Ake
© Assoukrou Ake

Du 17 octobre 2025 au 8 février 2026, le Petit Palais – musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris consacre une exposition majeure au peintre Bilal Hamdad

Intitulée Paname, cette présentation constitue la première et la plus ambitieuse exposition muséale dédiée à l’artiste. 

Réunissant une vingtaine de tableaux, dont plusieurs œuvres inédites, l’exposition propose une immersion sensible dans le Paris d’aujourd’hui, en dialogue avec les collections permanentes du musée.


Bilal Hamdad, peintre du Paris d’aujourd’hui

Né en 1987 à Sidi Bel Abbès, en Algérie, Bilal Hamdad se forme d’abord dans son pays natal avant de poursuivre ses études artistiques à Alger, puis en France, à Bourges et aux Beaux-Arts de Paris, où il est diplômé en 2018.

Il développe rapidement une pratique picturale singulière, centrée sur de grandes compositions figuratives, inspirées de scènes urbaines contemporaines.

À partir de photographies prises sur le vif, l’artiste construit des tableaux de très grand format, caractérisés par des cadrages serrés, une forte présence des corps et un clair-obscur maîtrisé. 

einture de Bilal Hamdad représentant des clients attablés à la terrasse d’un café parisien, scène urbaine contemporaine marquée par le clair-obscur et la solitude des figures, présentée au Petit Palais à Paris.
Bilal Hamdad, Reflets, 2024. 245 × 200 cm, huile sur toile. Collection particulière. Courtesy de l’artiste et TEMPLON, Paris – Bruxelles – New York. Photo © Isabelle Arthuis © Adagp, Paris, 2025

Ses œuvres donnent à voir un Paris à la fois dense et silencieux, peuplé de figures solitaires absorbées dans leur propre trajectoire.

Une peinture nourrie par l’histoire de l’art

Le travail de Bilal Hamdad s’inscrit dans un dialogue assumé avec les grands maîtres de la peinture occidentale. 

Caravage, Rubens, Velázquez, Degas, Manet, Courbet ou encore Hopper nourrissent sa réflexion picturale.

Cette filiation s’est notamment renforcée lors de sa résidence à la Casa de Velázquez à Madrid, où il étudie longuement les collections du musée du Prado.

Peinture de Bilal Hamdad représentant un homme allongé dans l’eau, vêtu de bleu, scène contemporaine aux accents symboliques évoquant la solitude, la fragilité humaine et le clair-obscur, présentée au Petit Palais à Paris.
Bilal Hamdad, Nuit égarée, 2023.Huile sur toile, 160 × 200 x 4,5 cm.
Fondation François Schneider.© Fondation François Schneider – Wattwiller, photo SteeveConstanty© Adagp, Paris, 2025

Loin de la citation ou de l’imitation, l’artiste transpose ces héritages dans une écriture résolument contemporaine, affirmant la pertinence de la peinture figurative aujourd’hui, à l’ère de la saturation visuelle.

Paname, un dialogue entre passé et présent

Avec Paname, Bilal Hamdad investit le Petit Palais comme un espace de résonance. Habitué du musée, il aborde ses collections comme une mémoire vivante avec laquelle dialoguer. 

L’exposition fait entrer dans les salles patrimoniales des scènes de métro, de marchés, de cafés ou de rues parisiennes.

L’œuvre monumentale Paname, inspirée du tableau Les Halles de Paris de Léon Lhermitte conservé au musée, incarne ce dialogue.

Elle montre un marché à la sortie du métro, saisi entre mouvement et lumière, offrant une vision poétique du Paris contemporain. 

La solitude urbaine comme sujet central

Dans les tableaux de Bilal Hamdad, la foule n’efface jamais l’individu. Les personnages, souvent absorbés et silencieux, semblent suspendus dans le flux urbain, donnant à l’œuvre une dimension universelle.

Peinture de Bilal Hamdad représentant un personnage seul dans une station de métro parisienne, vêtu d’une doudoune rouge, scène urbaine contemporaine marquée par l’attente, le silence et la solitude, présentée au Petit Palais à Paris.
Bilal Hamdad, L’Attente, 2020 Huile sur toile, 162 × 130 cm.Collection d’art Société Générale. ©Collection d’art Société Générale ©Adagp, Paris, 2025

Par un subtil jeu de lumière et de composition, l’artiste transforme des scènes ordinaires en images méditatives. Le quotidien devient alors le lieu d’une réflexion sur la présence, le temps et la condition humaine.

A lire aussi :

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FAQ

Quand a lieu l’exposition Bilal Hamdad au Petit Palais ?

L’exposition Paname se tient du 17 octobre 2025 au 8 février 2026 au Petit Palais à Paris.

Où se déroule l’exposition ?

Elle est présentée au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, situé avenue Winston-Churchill.

Qui est Bilal Hamdad ?

Bilal Hamdad est un peintre contemporain né en 1987, formé en Algérie et en France, diplômé des Beaux-Arts de Paris, reconnu pour ses scènes urbaines parisiennes.

Que montre l’exposition Paname ?

L’exposition réunit une vingtaine de peintures, dont des œuvres inédites, représentant des scènes de la vie parisienne contemporaine en dialogue avec l’histoire de l’art.

L’exposition est-elle gratuite ?

Oui, l’exposition est gratuite et en accès libre, comme toutes les expositions du Petit Palais.