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Les cathédrales sous l’œil du scanner

Vue numérique en transparence de la cathédrale d’Amiens révélant la structure gothique et la lumière des verrières, issue du projet e-cathédrale (Université de Picardie Jules Verne).

Comment la numérisation 3D transforme notre regard sur l’architecture gothique


Grâce à la numérisation 3D, les cathédrales françaises livrent aujourd’hui des informations invisibles à l’œil nu. D’Amiens à Notre-Dame de Paris, ces technologies redessinent la connaissance du patrimoine et révèlent une architecture plus fragile, plus mouvante — et plus humaine — qu’on ne l’imaginait.

Des monuments moins immuables qu’il n’y paraît

Elles incarnent la permanence, la verticalité, le temps long. Pourtant, les cathédrales gothiques sont loin d’être figées. Depuis une quinzaine d’années, la numérisation 3D du patrimoine a profondément renouvelé la manière de les observer. Scanner laser et photogrammétrie permettent aujourd’hui de mesurer ces édifices avec une précision millimétrique, révélant leur réalité structurelle : poussées, déformations, déséquilibres progressifs.

El Mustapha Mouaddib, conférence à la Maison de l’Architecture des Hautes-de-France – Pauline Creusat

C’est de ce constat qu’est né le programme e-cathédrale, porté par le professeur El Mustapha Mouaddib, enseignant-chercheur à l’Université de Picardie Jules Verne, au sein du laboratoire MIS (Modélisation, Information et Systèmes). Lancé en 2010, ce projet de recherche au long cours a conduit à la numérisation complète de plusieurs grandes cathédrales françaises et autres monuments à l’étranger.

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Voir ce que le visiteur ne peut pas voir

Contrairement aux reconstitutions virtuelles, la numérisation 3D repose sur la mesure exacte du réel. Le monument est capté sous la forme de milliards de points, constituant un double numérique fidèle à l’état de l’édifice à un instant donné. Façades, intérieurs, combles, escaliers dissimulés dans la maçonnerie, charpentes inaccessibles : tout est enregistré.

Coupe transversale de la cathédrale d’Amiens issue d’un scanner 3D, avec des flèches indiquant des déplacements structurels et une ligne verticale servant de repère.- El Mustapha Mouaddib, mis- upjv- Magazine Art Mag
Cathédrale d’Amiens – déformation des piliers du chevet – El Mustapha Mouaddib, MIS, UPJV

Ces données révèlent des phénomènes invisibles lors de la visite. À Amiens, certains piliers présentent des écarts de plus de 20 centimètres par rapport à la verticale. Rien d’exceptionnel pour une cathédrale gothique, mais une information essentielle pour comprendre son comportement structurel et son histoire constructive.

Quand la géométrie devient un récit historique

L’apport de la 3D dépasse largement la conservation. Les modèles numériques produits dans le cadre d’e-cathédrale permettent de vérifier scientifiquement des hypothèses débattues depuis longtemps par les historiens de l’architecture : tracés régulateurs, proportions, unités de mesure médiévales.

La cathédrale d’Amiens se distingue par une régularité géométrique remarquable, signe d’un projet directeur rigoureusement appliqué. À Notre-Dame de Paris, en revanche, les variations de dimensions et les désaxements racontent un chantier plus long, fragmenté, soumis à des contraintes urbaines et politiques. La donnée numérique ne fige pas l’histoire : elle en révèle les ajustements successifs.

Notre-Dame de Paris : la mémoire avant et après l’incendie

L’incendie de 2019 a donné à ces relevés une importance décisive. Les modèles 3D réalisés avant la catastrophe ont constitué une archive scientifique irremplaçable. Ceux effectués après ont permis de mesurer précisément les déformations causées par le feu et l’effondrement de la charpente.

La superposition des relevés « avant » et « après » a guidé les choix de restauration, notamment pour évaluer l’état des voûtes et des structures fragilisées. La numérisation 3D de Notre-Dame de Paris s’est ainsi imposée comme un outil majeur de conservation — et comme une mémoire de sauvegarde face à la disparition possible du bâti.

De la donnée brute à la médiation culturelle

Reste une difficulté essentielle : rendre ces données lisibles pour le public. Un nuage de points, aussi précis soit-il, peut sembler abstrait. Le projet e-cathédrale s’est donc accompagné d’un important travail de médiation : visites virtuelles, expositions urbaines, interfaces interactives.

Ces dispositifs offrent des points de vue inédits — traverser une façade, observer l’intérieur d’un pilier, comprendre la logique des arcs-boutants — sans jamais remplacer l’expérience physique du monument. La 3D ne se substitue pas à la pierre : elle propose un regard complémentaire, analytique, profondément contemporain.

Coupe transversale en numérisation 3D de la cathédrale gothique d’Amiens, montrant la structure interne, les voûtes d’ogives, la nef et l’élévation du monument patrimonial.
Coupe transversale de la Cathédrale d’Amiens

Un patrimoine projeté dans l’avenir

Face au vieillissement des matériaux, aux risques climatiques et aux catastrophes, la conservation numérique du patrimoine apparaît aujourd’hui comme une nécessité. Elle ne remplace pas l’architecture, mais en prolonge l’existence sous d’autres formes : scientifique, pédagogique, culturelle.

Entrées dans l’ère du scanner, les cathédrales ne perdent rien de leur puissance symbolique. Elles gagnent une profondeur nouvelle : celle d’un patrimoine rendu lisible dans toute sa complexité, entre art, science et mémoire collective.

A lire aussi : Patrimoine en mouvement : l’exposition qui réinvente le patrimoine comme moteur écologique et culturel

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Patrimoine en mouvement : l’exposition qui réinvente le patrimoine comme moteur écologique et culturel

Texte alternatif proposé : « Panneau d’exposition rouge au centre d’un musée, portant le texte “Patrimoine en mouvement – Construire un avenir durable”, avec des motifs architecturaux dessinés en lignes claires. Deux visiteurs flous passent sur la gauche, et des éléments sculpturaux et architecturaux sont visibles à l’arrière-plan.

Peut-on construire l’avenir sans effacer le passé ?
Avec Patrimoine en mouvement. Construire un avenir durable, la Cité de l’architecture et du patrimoine et la Fondation du patrimoine livrent une exposition essentielle, à la fois manifeste écologique et plaidoyer culturel. Présentée en itinérance dans les Hauts-de-France, notamment à la Maison de l’Architecture des Hauts-de-France, elle propose une lecture résolument contemporaine du patrimoine : non plus vestige figé, mais ressource active, sociale et durable.

Un patrimoine vivant face aux défis climatiques

À l’heure où la construction neuve est responsable d’une part majeure des émissions de carbone, l’exposition pose une question centrale : et si le patrimoine était l’un des matériaux les plus durables qui soient ?
Bâtiments existants, savoir-faire anciens, matériaux locaux : loin d’entraver l’innovation, ils deviennent ici les fondations d’une architecture responsable.

Le propos est clair, assumé, presque politique : réhabiliter plutôt que démolir, transformer plutôt que standardiser. Le patrimoine apparaît comme un antidote à l’uniformisation des territoires et à l’amnésie architecturale contemporaine.

Vue intérieure d’une salle d’exposition lumineuse, avec plusieurs structures en bois en forme d’arceaux présentant des panneaux explicatifs inclinés. Les panneaux comportent des textes et des photographies sur le patrimoine architectural des Hauts-de-France. L’espace est épuré, avec murs blancs, sol gris et éclairage zénithal.
Vue de l’exposition à Maison de l’architecture des Hauts-de-France – Pauline Creusat

Une scénographie sobre, durable et intelligemment pédagogique

La force de Patrimoine en mouvement tient aussi à sa scénographie itinérante, conçue comme un dispositif léger, modulaire et réutilisable. Les structures en bois, autoportantes, s’intègrent avec discrétion dans chaque lieu d’accueil, sans jamais concurrencer les œuvres ou les contenus.

Dessins d’architectes, carnets originaux, maquettes d’étaiement, matériaux de construction, films documentaires et dispositifs interactifs composent un parcours fluide, accessible sans être simpliste. Le choix de la bande dessinée et du jeu multimédia permet d’élargir le public sans appauvrir le propos — un équilibre rare dans les expositions patrimoniales.

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Les métiers du patrimoine enfin mis en lumière

L’un des apports majeurs de l’exposition réside dans la valorisation des métiers du patrimoine, encore trop souvent invisibles.
Architectes du patrimoine, artisans d’art, ingénieurs, historiens, restaurateurs : tous sont présentés comme les acteurs d’un écosystème complexe, fondé sur la transmission, l’expertise et le dialogue interdisciplinaire.

L’architecte du patrimoine y est décrit comme un véritable « médecin du bâti ancien », capable de diagnostiquer, réparer et projeter. Une figure centrale, à rebours de l’image de l’architecte-star, ici remplacée par celle du médiateur entre passé et avenir.

Les Hauts-de-France, territoire laboratoire du patrimoine durable

La dernière partie du parcours ancre le discours dans le réel. Neuf chantiers emblématiques des Hauts-de-France illustrent concrètement ce patrimoine en mouvement : sites industriels reconvertis, édifices religieux restaurés, architectures militaires transformées, habitats ouvriers réinventés.

Ces projets démontrent que le patrimoine peut être :

  • un outil de cohésion sociale,
  • un levier de revitalisation territoriale,
  • un laboratoire d’innovations écologiques,
    sans jamais renoncer à son identité historique.

Une exposition engagée, parfois consensuelle, mais nécessaire

On pourra reprocher à l’exposition un ton volontairement fédérateur, laissant peu de place aux conflits, aux échecs ou aux débats idéologiques qui traversent aujourd’hui les politiques patrimoniales. Mais ce choix éditorial sert un objectif clair : convaincre, sensibiliser, transmettre.

Et le pari est réussi.

Pourquoi voir Patrimoine en mouvement ?

Parce que cette exposition ne parle pas seulement d’architecture ou d’histoire.
Elle parle de notre rapport au temps, à l’usage, à la responsabilité collective.
Elle rappelle que le patrimoine n’est pas un luxe du passé, mais un outil stratégique pour penser l’avenir.

INFOS PRATIQUES

A lire aussi : Les cathédrales sous l’oeil du scanner

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Actualités - International - Paris - Region

Idées cadeaux de Noël à moins de 60 euros, 50 euros et 25 euros : Offrez l’inspiration avec Art Mag

Cadeaux de Noël emballés dans du papier rouge et doré, disposés sous un sapin décoré de boules et de guirlandes lumineuses, dans une ambiance chaleureuse et festive.

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Avec sa parution tous les deux mois, ART MAG accompagne les amateurs d’art toute l’année grâce à des contenus inspirants, des dossiers experts et des rencontres uniques avec les artistes d’aujourd’hui.

Voici les trois meilleures idées cadeaux d’ART MAG, classées par budget, pour un Noël créatif et mémorable.

1. Carte NFC + abonnement Art Mag 1 an : le cadeau connecté incontournable

Moins de 60 euros pour une valeur totale de 254 euros

Voici l’offre la plus exclusive et la plus innovante d’ART MAG : un cadeau parfait pour un artiste ou un créateur.
Pour tout abonnement annuel, l’artiste reçoit non seulement une année complète d’inspiration (6 numéros), mais également une certification NFC d’une valeur de 200 euros, offerte grâce au partenariat exclusif entre ART MAG et Chris, The Art Agent.

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Ce que l’artiste reçoit exactement :

  • Une certification NFC appliquée à l’œuvre que l’artiste aura choisie
  • Une technologie sécurisée, intuitive et infalsifiable
  • Une reconnaissance professionnelle authentifiée par Chris, The Art Agent
  • Une valeur globale de 254 euros, obtenue pour moins de 60 euros

Une idée cadeau de Noël unique, moderne et puissante pour valoriser l’œuvre d’un artiste grâce à la technologie NFC et à une expertise reconnue.

2. Abonnement Art Mag 1 an : l’expérience artistique premium à moins de 50 euros

Pour un cadeau culturel élégant et durable, l’abonnement annuel ART MAG est une valeur sûre.
Il donne accès à 6 numéros publiés tous les deux mois, chacun offrant un regard approfondi sur la création contemporaine : analyses, portraits, reportages et découvertes exclusives.

Pour s’abonner : Abonnement Art Mag version papier 1 an

Couverture du magazine ART MAG n°29 – Novembre / Décembre 2025. L’artiste Flo Muliardo pose en souriant, tenant une sculpture colorée issue de sa série Les Enfants Rois. Les titres mentionnent les artistes à la une : Yves Marie Yvin, Rosine Le Noane, Dannie Launay, Daniel Derepas, Mezz Zapharelli, David Bouyou et Joshua Sucré-Zimmermann. Le dossier principal s’intitule : Cotation : valeur d’art ou art de la valeur ? Sont aussi annoncées des actualités sur Gerhard Richter à la Fondation Louis Vuitton, Odette Pauvert à La Piscine de Roubaix et la Fondation Cartier.

Pourquoi cet abonnement est l’un des meilleurs cadeaux de Noël ?

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  • Un cadeau intelligent, enrichissant et durable
  • Une expérience premium pour moins de 50 euros
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Un cadeau idéal pour un passionné d’art, un étudiant, un collectionneur ou toute personne curieuse.

3. Abonnement Art Mag 6 mois : le meilleur cadeau culturel à moins de 25 euros

Pour un petit budget, l’abonnement 6 mois constitue l’une des meilleures idées cadeaux de Noël dans la catégorie moins de 25 euros.
Il inclut 3 numéros riches en découvertes, chacun plongeant le lecteur dans l’univers de la création actuelle.

Couverture du magazine Art Mag. Une artiste peintre, Nicole Azoulay, souriante, tient une palette de peinture devant une grande œuvre abstraite aux couleurs chaudes et éclatantes, dominées par le jaune, le rouge et l’orange. Le titre annonce « Nicole Azoulay – L’instinct en lumière », avec des rubriques sur l’actualité artistique, des artistes à la une et des expositions. Numéro de septembre-octobre 2025

Les avantages de cette formule :

  • 3 numéros publiés tous les deux mois
  • Un cadeau culturel premium pour moins de 25 euros
  • Une excellente manière de découvrir ART MAG
  • Une option simple, élégante et rapide à offrir

Un cadeau petit prix mais à grande valeur culturelle et émotionnelle.

Pour s’abonner : ART MAG : Abonnement 6 mois / papier + numérique

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Actualités - Agenda - Paris - Photographie

Tyler Mitchell à la MEP : une exposition qui redéfinit les récits visuels contemporains

Colour portrait of a person sitting cross-legged on a white surface. They are wearing a cream and red checked top and blue jeans. Their hands are resting in front of them, with a bracelet and ring visible. The person is looking slightly to the right, with a calm expression.
Tyler Mitchell

La Maison Européenne de la Photographie (MEP) consacre, du 15 octobre 2025 au 25 janvier 2026, une exposition majeure à Tyler Mitchell, jeune prodige de la photographie américaine.

Intitulée Wish This Was Real, cette installation réunit près de dix ans de création et offre un regard neuf sur la beauté, la liberté et l’autodétermination des communautés noires 

Mitchell, né en 1995 à Atlanta, s’est imposé très tôt comme l’une des figures les plus influentes de sa génération. 

Après la Tisch School of the Arts, il devient célèbre en 2018 en photographiant Beyoncé pour la couverture du Vogue US, première Une signée par un photographe noir. 

Une décennie de création lumineuse, politique et poétique

L’exposition présente un corpus mêlant photo, vidéo, sculpture et textile, reflétant le désir de Mitchell d’explorer des mondes visuels nouveaux, sensibles et engagés. L’artiste explique :

« J’essaie de représenter les personnes noires de manière vraie et pure. J’espère qu’il y a un regard honnête dans mes photos. »

Wish This Was Real se structure en trois grands chapitres qui révèlent la cohérence et la puissance de son œuvre.

Vies / Libertés : célébrer la jeunesse et la joie

La première partie de l’exposition s’inspire de la culture du skateboard et de l’esthétique visuelle de Tumblr, où Mitchell a forgé ses premières images. 

Dans un contexte de tensions raciales et de Black Lives Matter, ces photos offrent des bulles d’utopie, de camaraderie et d’émancipation

Photographie en couleur montrant une personne debout entre deux grands rideaux jaunes écartés. Elle pose avec un pied sur un petit tabouret en bois, portant une veste aux dégradés bleu et vert, un pantalon blanc tacheté de noir et des bottes noires. En arrière-plan, un décor peint représente un paysage arboré.
Tyler Mitchell, Curtain Call, 2018 Courtesy of the artist and Gagosian © Tyler Mitchell

Ces représentations sont autant d’actes de résistance que de célébrations. Elles montrent la jeunesse noire dans sa dignité, sa créativité et son humanité, loin des clichés médiatiques.

Postcoloniale / Pastorale : une réinvention du paysage

Dans cette section, Mitchell revisite les codes du paysage pastoral, tradition souvent idéalisée et déconnectée de l’histoire. L’artiste y inscrit une mémoire vive de la terre, faite de romantisme, d’injustices et de réinvention

Inspiré par Toni Morrison, Seurat, Kerry James Marshall et Julie Dash, il crée des scènes où les sujets noirs retrouvent enfin une place centrale dans la nature.

Des œuvres textiles complètent ce volet, introduisant une dimension matérielle et mémorielle nouvelle dans sa pratique. Le tissu, suspendu ou tendu, devient un support poétique où se superposent récits intimes et narrations collectives.  

Famille / Fraternité : l’intimité comme résistance douce

La dernière section explore la sphère domestique comme un lieu de mémoire, d’héritage et de réaffirmation identitaire. Soutenu en 2020 par la Fondation Gordon Parks, Mitchell rend hommage à l’un des grands chroniqueurs de la vie noire américaine.  

À Bedford-Stuyvesant, Brooklyn, il met en scène ses proches, célébrant rituels familiaux, gestes simples et élégance du quotidien.

Photographie en intérieur montrant deux femmes assises devant un grand miroir orné de bois sculpté. L’une, en robe claire, se tient droite et ajuste ses cheveux, tandis que l’autre, assise à côté, observe son reflet. Autour du miroir, de nombreux portraits anciens encadrés sont disposés sur un meuble, ainsi que des statuettes décoratives et une lampe. L’atmosphère évoque un espace intime chargé d’histoire familiale.
Tyler Mitchell, Ancestors, 2021 © Tyler Mitchell

Ces images incarnent son ambition : réinventer les représentations visuelles d’une communauté trop longtemps enfermée dans des récits univoques.

Une esthétique contemporaine séduisante, précise et profondément politique

Couleurs franches, gestuelles étudiées, mises en scène minutieuses : Mitchell compose chacune de ses images comme une peinture moderne. Son travail dialogue avec la mode, l’histoire de l’art et les avant-gardes, tout en portant une sensibilité profondément contemporaine.

La douceur devient chez lui une arme, un geste de résistance, un moyen d’imaginer des manières d’être alternatives, possibles, désirables.  

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FAQ

Qui est Tyler Mitchell ?

Tyler Mitchell est un artiste, photographe et cinéaste américain né en 1995. Il explore la représentation des personnes noires à travers des images poétiques, politiques et lumineuses.  

Que signifie le titre “Wish This Was Real” ?

Il reflète le désir de Mitchell de créer des mondes visuels où la liberté, la beauté et l’autodétermination noire s’expriment pleinement

Quels sont les thèmes principaux de son exposition ?

Les thèmes majeurs incluent : jeunesse et liberté, paysage postcolonial, mémoire familiale, intimité, utopie noire et représentation positive.  

Pourquoi Tyler Mitchell est-il célèbre ?

Il devient mondialement connu en 2018 en photographiant Beyoncé pour la couverture du Vogue US, première Une réalisée par un photographe noir

Où voir l’exposition “Wish This Was Real” ?

À la MEP, 5/7 rue de Fourcy, Paris 4e, du 15 octobre 2025 au 25 janvier 2026.  

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Actualités - Artistes à la une - Femmes artistes - Peinture

Mezz Zapharelli : révéler l’icône, redéfinir le portrait, repenser l’image

photo portrait mezz zapharelli artiste peintre

De la fabrique des images à l’atelier : une œuvre qui ralentit le monde

Dans un paysage saturé d’images rapides, l’œuvre de Mezz Zapharelli impose une singularité rare : une peinture qui ne cherche pas à séduire, mais à tenir. Issue des métiers de l’image appliquée — costume, décor, défilé — l’artiste a très tôt appris la vitesse à laquelle se fabriquent les figures. À rebours de cet élan productiviste, elle construit depuis les années 80 une véritable éthique de la lenteur, où le portrait devient un lieu d’ajustement, de durée, presque de réparation.

Peinture contemporaine de Mezz Zapharelli montrant un portrait stylisé fragmenté en quatre panneaux, avec un fond géométrique rouge, bleu et blanc et le mot “WARHOL” répété en arrière-plan
Portrait stylisé en quatre volets par Mezz Zapharelli, sur fond géométrique rythmé du motif “WARHOL »

De l’industrie visuelle à l’atelier : un parcours qui fabrique un regard

Le chemin vers la peinture commence loin des pigments et des toiles. En Australie, Mezz Zapharelli découvre la production d’images à grande vitesse : costumes pour la télévision, décors de cinéma, créations pour groupes de musique. Ces cinq années intenses sont marquées par l’urgence, le rythme imposé, la nécessité d’effets immédiats.

Suit New York, cœur battant de la culture pop. Un appel du bureau d’Andy Warhol l’invite à célébrer l’anniversaire de l’artiste au Studio 54 : immersion directe dans une machine à icônes où la série est reine, où chaque visage devient potentiel motif de reproduction.

À Londres, Central Saint Martins resserre les exigences. Le geste doit être responsable. La forme doit tenir. Au terme d’une décennie d’exposition au flux, une décision radicale s’impose : investir la peinture.

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Portrait d'Alfred Hitchcock stylisé en couleurs vives représentant un homme au visage rond, avec un oiseau noir en vol au-dessus de lui, sur un fond géométrique rouge, bleu et blanc, peinture contemporaine de Mezz Zapharelli.
Portrait stylisé d’Alfred Hitchcock par Mezz Zapharelli, aux couleurs vives et formes géométriques

Années 80 : le portrait comme rupture, comme passage

Avec sa première série de portraits, l’artiste quitte le vêtement — surface sociale, immédiatement lisible — pour le visage, surface d’être. Les formats sont stricts, frontaux. Le temps s’allonge. La main ralentit. Les effets faciles disparaissent au profit d’une présence qui affleure lentement.

Ce changement n’est pas esthétique, il est éthique. Peindre devient une manière de désapprendre la vitesse pour laisser advenir une figure qui respire.

L’icône éprouvée : Marilyn, Hitchcock, Chanel

Lorsque Mezz Zapharelli aborde des figures hypermédiatisées, elle refuse le pastiche comme l’hommage. L’icône n’est pas décor ; elle est résistance. La peinture expose alors les coutures du mythe : ses zones de silence, la lumière qui insiste, la tension entre apparition et effacement.

Chaque tableau est un dispositif de freinage. Après l’accélération du monde visuel — défilés, séries, images publicitaires — Mezz Zapharelli offre à ces figures la possibilité de retrouver une densité, une gravité.

Peinture contemporaine de Mezz Zapharelli représentant une figure stylisée utilisant un compas, sur un fond bleu structuré de lignes géométriques et contrastes noir-bleu
Art contemporain de Mezz Zapharelli : le compas et la figure humaine

Le compas : un outil, une politique de l’axe

Motif récurrent, le compas n’a rien d’un élément décoratif. Il matérialise l’ambition de l’atelier : réajuster la figure, lui rendre son aplomb face aux distorsions du monde médiatique.

Le tableau cesse d’être vitrine ; il devient instrument de mesure, espace d’orientation. Ici, le style importe moins que l’axe. Ce qui compte, c’est la tenue de la figure, la justesse.

Une cohérence née de la friction

Le parcours de Mezz Zapharelli ne relève pas du roman biographique, mais d’une cohérence plastique forgée entre deux univers opposés :

  • l’usine de l’image : costumes, plateaux, défilés, répétitions, cadences, reproductibilité
  • la peinture : risque, lenteur, décision irréversible, responsabilité du geste

La première lui a donné la découpe, la vitesse ; la seconde lui offre le droit à la durée. C’est cette bascule, ce passage d’un régime d’images à un autre, qui constitue la force de son œuvre.

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Autre article : Mezz Zapharelli illumine Paris avec Les 16 Anges

Pour lire la suite, téléchargez ART MAG N°29
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Actualités - Foire d'art - International

TEFAF Maastricht 2026 : 276 galeries, 26 nouveaux entrants et un rendez-vous majeur du marché de l’art

Reconnu comme la plus grande foire d’art au monde, TEFAF Maastricht 2026 Du 14 au 19 mars 2026, avec un accès VIP les 12 et 13 mars, TEFAF Maastricht revient comme la plus grande foire d’art au monde.L’édition rassemblera 276 galeries internationales au Maastricht Exhibition & Conference Centre.

La foire couvrira 7 000 ans d’histoire de l’art, de l’Antiquité à l’art contemporain. Elle reste un lieu central pour les acquisitions muséales, l’investissement dans l’art premium et la circulation d’œuvres rares.

Cette édition confirme TEFAF comme un passage incontournable pour les collectionneurs, conservateurs et institutions culturelles mondiales.

Allée de TEFAF Maastricht 2026 avec visiteurs, stands de galeries internationales et installations florales suspendues emblématiques de la foire. Magazine Art Mag
 ©Lorraine Bodewes

Une édition 2026 marquée par 26 nouvelles galeries

L’édition 2026 intègre 26 nouvelles galeries dans la foire principale.

Elles renforceront plusieurs segments stratégiques :

  • Peintures
  • Œuvres sur papier
  • Art ancien
  • Art moderne et art contemporain
  • Design du XXe et XXIe siècles
  • Arts africains, océaniens et premiers

Par conséquent, TEFAF Maastricht confirme sa dynamique de croissance qualitative : plus d’espaces dédiés, plus de médiums représentés et une demande internationale en progression pour les œuvres rigoureusement sélectionnées.

Espace central de TEFAF Maastricht 2026, visiteurs circulant entre les galeries d’art, installations florales et œuvres exposées. Magazine Art Mag
 ©Lorraine Bodewes

TEFAF Focus 2026 : section curatoriale premium

La section Focus, lancée en 2024, revient en 2026 avec 7 projets curatoriaux majeurs.Elle met en lumière des dialogues entre médiums, périodes et approches artistiques.

Parmi les participants :

  • Galerie Thomas Schulte présentant la photographie de Robert Mapplethorpe
  • TAFETA dédié à Ladi Kwali, figure clé du modernisme nigérian
  • Demisch Danant mettant en lumière les créations du designer Gerrit Rietveld

Focus 2026 explorera également l’art minimaliste, la peinture française et les savoir-faire textiles scandinaves.

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Visiteuse découvrant deux peintures contemporaines abstraites dans une galerie à TEFAF Maastricht 2026, exposition d’art moderne et aborigène. Magazine Art Mag
 Galerie D’Lan Contemporary  ©Lorraine Bodewes

TEFAF Showcase 2026 : 9 galeries émergentes à suivre

La section Showcase, dédiée aux galeries émergentes, accueillera 9 participants à fort potentiel :

  • AGO Projects (Mexique)
  • Erik Bijzet Sculpture and Works of Art (Pays-Bas)
  • Galerie Boquet (France)
  • Dries Criel (Belgique)
  • DEVALS (France)
  • VanHerck – Eykelberg (Belgique)
  • Roberti Fine Art (Royaume-Uni)
  • Torres Nieto Fine Arts (Allemagne)
  • Trias Art Experts (Allemagne).

Ces galeries couvrent un spectre rare : design collectionnable, sculptures spécialisées, maîtres hollandais redécouverts, antiquités de la Renaissance et minimalisme moderne.

Visiteuse observant un grand paravent asiatique ancien richement décoré, présenté à TEFAF Maastricht 2026, foire internationale d’art et d’antiquités. Magazine Art mAG
 Galerie Jorge Welsh ©Lorraine Bodewes

Showcase Prize 2026 par J.P. Morgan : un marqueur stratégique pour le marché

Pour la troisième année, le J.P. Morgan Private Bank Showcase Prize distinguera une galerie émergente exceptionnelle.

Ce prix agit comme un indicateur clé pour les acquisitions, l’investissement et l’identification des maisons les plus prometteuses du marché de l’art global.


Pourquoi TEFAF Maastricht 2026 est un événement incontournable

TEFAF 2026 s’impose comme :

  • Une plateforme mondiale pour les galeries d’art prestigieuses
  • Un lieu majeur pour les collectionneurs et conservateurs internationaux
  • Un centre stratégique pour l’investissement dans l’art haut de gamme
  • Un espace de reconnaissance curatoriale grâce à Focus et Showcase
  • Un moteur d’innovation dans le marché de l’art premium
Vue d’ensemble de TEFAF Maastricht 2026 avec suspensions florales colorées, visiteurs et galeries d’art internationales. Magazine Art Mag
 ©Lorraine Bodewes

Repenser la culture dans la décision publique

Dans cette continuité, le sommet explorera le thème « Au-delà de l’impact économique : repenser la culture dans les politiques publiques ». À ce titre, il réunira plus de 30 experts internationaux, conseillers politiques, décideurs publics et leaders institutionnels, issus à la fois du secteur artistique et des politiques culturelles mondiales.

De plus, les discussions mettront l’accent sur :

  • la valeur culturelle comme levier stratégique au-delà des indicateurs économiques,
  • l’intégration de l’art dans les priorités gouvernementales et la décision publique,
  • et l’évolution du rôle sociétal des institutions culturelles dans un contexte mondial en mutation.

Patrimoine, innovation et solutions concrètes

Par ailleurs, le Sommet vise à produire des solutions collaboratives pour :

  • la conservation du patrimoine culturel mondial,
  • la protection des objets de valeur historiques,
  • et des modèles innovants applicables aux politiques publiques.

Ce dialogue stratégique bénéficie du soutien de l’assureur de référence AXA XL Insurance, acteur clé de l’assurance d’œuvres d’art et d’objets précieux dans plus de 200 pays.

Enfin, dans cette dynamique, le 16 mars 2026, TEFAF accueillera son 3e Sommet annuel, en collaboration avec la Commission néerlandaise pour l’UNESCO.

Ce forum international explorera le thème :
« Au-delà de l’impact économique — Repenser la culture dans les politiques publiques », incluant :

  • tables rondes avec 30+ experts mondiaux
  • collaboration entre décideurs publics et privés
  • solutions concrètes pour la protection du patrimoine culturel
  • nouvelles approches de la valeur culturelle au-delà de la performance économique

Le sommet est soutenu par l’assureur spécialisé AXA XL Insurance, acteur de référence dans l’assurance d’œuvres d’art, antiquités, voitures classiques et objets de valeur historiques dans plus de 200 pays.

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A lire :

FAQ TEFA Maastricht 2026


Pourquoi TEFAF Maastricht 2026 est-elle considérée comme la plus grande foire d’art au monde ?

TEFAF réunit des galeries prestigieuses et couvre plus de 7 000 ans d’art, avec des œuvres sélectionnées pour leur qualité muséale, leur rareté et leur valeur historique.

Où se déroule l’édition 2026 de TEFAF Maastricht ?

Le salon se tiendra au MECC, centre emblématique dédié aux foires et expositions internationales, situé au cœur de l’Europe, reconnu pour accueillir des événements d’envergure mondiale dans l’art, la culture et le design.

Quelles sont les sections majeures renforcées en 2026 ?

L’édition 2026 proposera une expansion stratégique des sections Peintures, Œuvres sur papier, Art ancien et Art moderne & contemporain, ainsi que du design du XXe et XXIe siècles et des arts premiers d’Afrique et d’Océanie. Cette montée en puissance reflète la demande croissante des collectionneurs et institutions

Quelle est l’ambition de la section Showcase de TEFAF Maastricht 2026 ?

La section Showcase valorise la nouvelle génération de marchands et experts émergents. Pensée comme un accélérateur de visibilité internationale, elle soutient l’écosystème du marché de l’art avec des galeries spécialisées à fort potentiel d’influence et d’investissement pour l’avenir

Qui soutient le Sommet annuel TEFAF 2026 consacré aux politiques culturelles publiques ?

Le forum est soutenu par AXA XL, spécialiste de l’assurance d’œuvres d’art, ainsi que par la Netherlands National Commission for UNESCO, engagée dans la protection du patrimoine culturel et les politiques publiques culturelles 

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Actualités - Agenda - Céramique - Foire d'art - International

Ceramic Brussels 2026 : la grande foire internationale de céramique contemporaine revient à Bruxelles en janvier

ceramic art fair brussels 2026

Une édition 2026 qui s’annonce déjà incontournable

Du 21 au 25 janvier 2026, ceramic brussels investit de nouveau les vastes halls de Tour & Taxis pour une édition plus ambitieuse que jamais. Foire internationale dédiée exclusivement à la céramique contemporaine, l’événement s’est hissé, en deux éditions seulement, au rang des rendez-vous européens majeurs pour les galeries, artistes, commissaires, collectionneurs et amateurs d’arts de la matière.

Avec plus de 70 exposants internationaux, près de 200 artistes représentés et une programmation curatoriale riche, ceramic brussels 2026 s’impose comme un panorama essentiel des nouvelles écritures céramiques.

Exposition de céramique contemporaine à ceramic brussels ; visiteurs observant des sculptures et installations en argile sur socles, œuvres murales en céramique dans un espace d’art à Tour & Taxis.
Ceramic Brussels 2025 – Geoffoy Fritsh

Un focus international : l’Espagne à l’honneur

Cette année, la foire propose un Focus España organisé en partenariat avec EUROPALIA ESPAÑA 2025–26. Un ensemble de galeries, d’artistes et de projets curatoriaux espagnols viendront illustrer le dynamisme de la création céramique ibérique, entre tradition réinventée et nouvelles expérimentations.

Ce partenariat renforce la dimension résolument internationale de la foire et capte l’attention d’un public élargi de professionnels européens.

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Œuvre monumentale en terre cuite émaillée d’Elmar Trenkwalder (1998), sculpture architecturale baroque composée de neuf éléments, 260 × 90 × 90 cm, présentée à ceramic brussels 2026 où l’artiste est invité d’honneur ; pièce bleu profond aux formes organiques et symétriques exposée dans un espace muséal lumineux."
Elmar Trenkwalder, œuvre en terre cuite émaillée (1998), ensemble de neuf éléments, 260 × 90 × 90 cm. Présenté dans le cadre de ceramic brussels 2026, dont l’artiste est l’invité d’honneur

Elmar Trenkwalder, invité d’honneur 2026

Après le succès de l’édition précédente, ceramic brussels confirme son positionnement muséal en confiant son programme special guest à l’artiste autrichien Elmar Trenkwalder, figure majeure de la sculpture céramique monumentale.

Son univers baroque, sensuel et architectural, exposé dans les plus grandes institutions européennes, offrira un contrepoint spectaculaire au parcours des galeries.

A lire : Elmar Trenkwalder : l’architecte baroque de la céramique contemporaine

Un programme articulé autour de la création émergente

La foire ne se contente pas de mettre en avant des signatures établies. Elle valorise également l’avant-garde céramique à travers :

  • 20 solo shows, permettant de prendre la mesure du travail d’artistes repérés pour leur singularité.
  • Le ceramic brussels Art Prize 2026, récompensant 10 artistes émergents, présentés dans une exposition dédiée.
  • Un espace éditorial et institutionnel pour documenter la recherche, les archives, les techniques et les nouvelles scènes.

Cette dynamique offre une lecture complète du médium céramique : sculpture, installation, design critique, pratiques hybrides, œuvres conceptuelles, architectures de terre.

Pourquoi ceramic brussels devient un rendez-vous stratégique

1. Un médium en pleine expansion

La céramique contemporaine connaît un regain institutionnel mondial. Musées, biennales, fondations et galeries développent des programmes spéciaux autour du médium. ceramic brussels reflète et accélère ce mouvement.

2. Le point de rencontre des professionnels

Galeristes, collectionneurs, curateurs et institutions y trouvent un terrain fertile pour repérer les nouveaux talents et développer des projets.

3. Une expérience de visite scénographiée

Tour & Taxis permet une lecture fluide des stands, offrant une visibilité optimale aux œuvres, du petit format aux pièces monumentales.

Vue d’ensemble de ceramic brussels avec stands d’art contemporain, sculptures céramiques colorées, public en visite dans les halls industriels lumineux de Tour & Taxis.
Ceramic Brussels 2025 – Geoffoy Fritsh

Informations pratiques – édition janvier 2026

  • Dates : 21–25 janvier 2026
  • Lieu : Tour & Taxis, Bruxelles
  • Entrées :
    • Billet 1 jour : 20 €
    • Pass 4 jours : 38 €
    • Tarifs réduits : étudiants, demandeurs d’emploi, PMR
  • Accès : métro Ribeaucourt (lignes 2, 6, 51), navette gratuite depuis Bruxelles-Nord, parkings vélos et voitures.

Un événement majeur du calendrier culturel européen

Grâce à son positionnement clair, sa programmation internationale, son invité d’honneur prestigieux et son soutien affirmé à la création émergente, ceramic brussels 2026 s’impose comme un événement incontournable pour comprendre ce que la céramique dit aujourd’hui de l’art contemporain.

Un rendez-vous essentiel pour tout professionnel ou amateur éclairé souhaitant anticiper les tendances 2026 dans le champ de la sculpture et des arts de la matière.

A lire aussi :

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FAQ – ceramic brussels 2026

Qu’est-ce que ceramic brussels ?

ceramic brussels est une foire internationale dédiée à la céramique contemporaine, réunissant galeries, artistes, institutions et collectionneurs. L’événement se tient chaque année à Tour & Taxis, à Bruxelles, et présente les tendances majeures du médium céramique en Europe.

Quand aura lieu ceramic brussels 2026 ?

L’édition 2026 se déroulera du 21 au 25 janvier 2026, avec un programme professionnel, des solo shows, un invité d’honneur et l’exposition des artistes finalistes du ceramic brussels Art Prize.

Où se déroule la foire ceramic brussels ?

La foire a lieu dans les sheds de Tour & Taxis, un site culturel emblématique de Bruxelles. Le lieu est facilement accessible en métro, en navette depuis Bruxelles-Nord ou en voiture.

Quel est le thème ou focus de ceramic brussels 2026 ?

L’artiste autrichien Elmar Trenkwalder, figure internationale de la sculpture céramique monumentale, est l’invité d’honneur de l’édition 2026.

Les professionnels bénéficient-ils d’un accès dédié ?

Oui. Une preview professionnelle est généralement organisée en ouverture de la foire, permettant aux collectionneurs, curateurs et galeristes de rencontrer les artistes et découvrir les œuvres avant le grand public.

Comment se rendre facilement à Tour & Taxis ?

Le site est accessible par :
Métro : Ribeaucourt (lignes 2, 6, 51)
Navette gratuite depuis Bruxelles-Nord
Parkings voiture et stationnements vélo disponibles sur place.

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Actualités - Paris - Photographie

Marie Quéau, FURY : quand l’image affronte les limites du réel

Photographie de Marie Quéau issue de l’exposition FURY au BAL : gros plan en noir et blanc sur des mains gantées marquées par l’effort, illustrant les états-limites du corps et la violence contrôlée documentée par la photographe.

Exposition au BAL, Paris — 28 novembre 2025 → 8 février 2026

Comment photographier l’instant où le corps vacille, chute, brûle, se brise ou se transcende ? Avec FURY, sa nouvelle exposition au BAL, la photographe Marie Quéau, lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Création 2025, plonge au cœur des états-limites du corps humain. Une exploration brute, troublante, où la réalité se confond avec les machineries du faux, et où les corps deviennent le théâtre d’une intensité presque mythologique.

Une plongée dans les zones extrêmes du corps et de la conscience

Dans FURY, Marie Quéau déploie un corpus impressionnant d’images réalisées auprès de cascadeurs, apnéistes, acteurs en motion capture ou encore de participants de fury rooms.
Ces environnements, parfois spectaculaires, parfois cliniques, dévoilent ce que le dossier de salle décrit comme une « encyclopédie des états-limites du corps et de la conscience » .

Torse contracté d’un cascadeur en combinaison de protection, capturé par Marie Quéau dans la série FURY, illustrant l’effort physique intense et la performance contrôlée lors des entraînements de cascades. publié par Art Mag
Marie Quéau, Sans titre #103, Campus Univers Cascades, 2024, extrait de la série
Fury, Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris © Marie Quéau / ADAGP, Paris,
2025

Le visiteur est confronté à :

  • des corps défenestrés à répétition dans les écoles de cascadeurs, filmés en pleine chute ou au sol ;
  • des visages transfigurés par la transe dans les studios de motion capture, bardés de capteurs ;
  • des apnéistes aux portes de la dérive, flottant entre ascension lumineuse et chute abyssale ;
  • des explosions de rage théâtralisée dans des fury rooms où casser, briser, détruire devient expérience cathartique.

Chaque scène documente la manière dont l’humain « tente de maîtriser ce qui, par définition, le dépasse » .

Un langage visuel tendu, inquiétant, presque supraréel

FURY frappe d’emblée par l’intensité de ses images.
Marie Quéau compose un univers :

  • saturé de noir et blanc,
  • parfois strié de couleurs artificielles,
  • où les cadrages serrés renforcent la tension dramatique.

Les photographies sont des fragments, des éclats : un torse en contraction, des mains brûlées, un visage maculé de suie.
Elles semblent appartenir à une science-fiction trop réelle, une dystopie qui n’aurait pas besoin de futur pour exister.

Ce choix visuel ouvre un espace trouble, « menaçant, opaque » où le geste devient récit, où la douleur devient langage.

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Main gantée fortement usée photographiée en gros plan par Marie Quéau au Campus Univers Cascades, image de la série FURY sur les états-limites du corps et l’entraînement des cascadeurs. publié par Art Mag
Marie Quéau, Sans titre #122, Campus Univers Cascades, 2024, extrait de la série
Fury, Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris © Marie Quéau / ADAGP, Paris,
2025

Entre documentaire et fiction : une poétique de la limite

Le travail de Marie Quéau repose sur une tension féconde :
documenter la probabilité, photographier « la possibilité qu’une chose a d’être vraie » .

Ses images oscillent entre :

  • preuve documentaire
    (décors, dispositifs, protocoles visibles)

et

  • construction fictionnelle
    (atmosphères irréelles, intensité théâtralisée, distorsions visuelles).

Cette hybridation rend FURY particulièrement singulier dans le paysage contemporain.
Elle s’inscrit pleinement dans la démarche du BAL : penser l’image comme outil pour interroger le réel.

Une réflexion sur le risque, le vertige et la mort comme horizon

Le texte critique de Guillaume Blanc-Marianne, publié dans le livre qui accompagne l’exposition, éclaire le propos : la photographe explore les « intensités de la vie » – peur, danger, douleur, transe – qui renvoient inévitablement à l’idée de mort.
Apprendre à tomber, à brûler, à se noyer, à suffoquer : toutes ces expériences dessinent une cartographie poétique et physique de notre vulnérabilité.

Dans cette lutte permanente contre soi et contre le monde, le corps devient frontière, outil, preuve.

Pourquoi FURY est une exposition majeure de la saison

  • Un sujet rare : la représentation contemporaine des états-limites.
  • Une approche visuelle singulière, puissante et maîtrisée.
  • Une articulation exemplaire entre enjeux politiques, corporels et esthétiques.
  • Une exposition qui prolonge la vocation du BAL : questionner les images du réel.

Pour celles et ceux qui s’intéressent à l’image, au corps, à la fiction documentaire, FURY est un rendez-vous essentiel.

Informations pratiques

FURY – Marie Quéau
Le BAL, Paris 18e
28 novembre 2025 → 8 février 2026
Horaires : Mercredi 12h–20h ; Jeudi–Dimanche 12h–19h.
Fermé lundi et mardi.
Tarifs : 8 € / 6 €

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A lire :

FAQ

Qui est Marie Quéau ?

Marie Quéau est une photographe française née en 1985 et diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles. Son travail explore la frontière entre documentaire et fiction, en s’intéressant aux zones de trouble, aux états-limites du corps et aux dispositifs de simulation. Elle est représentée par la galerie Les Filles du Calvaire.

De quoi parle la série FURY de Marie Quéau ?

La série FURY documente des environnements où le corps est soumis à des situations extrêmes : écoles de cascadeurs, sessions de motion capture, apnée statique, fury rooms. Marie Quéau y explore la manière dont l’humain tente de maîtriser le danger, la douleur et la confrontation à l’inconnu.

Où voir l’exposition FURY à Paris ?

L’exposition FURY de Marie Quéau est présentée au BAL, 6 impasse de la Défense, Paris 18e. Le lieu est facilement accessible depuis la station Place de Clichy (métros 2 et 13).

Quelles sont les dates de l’exposition FURY au BAL ?

L’exposition est visible du 28 novembre 2025 au 8 février 2026. Elle constitue l’un des événements phares de la scène photographique parisienne cet hiver.

Pourquoi Marie Quéau a-t-elle remporté le Prix LE BAL / ADAGP ?

Marie Quéau a été récompensée pour sa capacité à renouveler le langage documentaire et à interroger les dispositifs du réel. FURY articule esthétique, fiction spéculative et enjeux sociétaux autour du corps, du risque et de la simulation.

Quel est le style photographique de Marie Quéau ?

Son style repose sur des cadrages serrés, un noir et blanc dramatique, parfois des couleurs artificielles, et une esthétique qui oscille entre précision documentaire et atmosphère de science-fiction. Ses images révèlent la tension physique et psychique des corps.

Que raconte FURY sur les cascadeurs et leur entraînement ?

FURY montre les cascadeurs dans des situations extrêmes – chutes, brûlures contrôlées, impacts répétés – en exposant les mécanismes d’apprentissage du risque.

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Actualités - Region

Dimanche sans fin : Maurizio Cattelan bouleverse le Centre Pompidou-Metz avec une exposition événement

Zeno Zotti

Du 8 mai 2025 au 1er février 2027, le Centre Pompidou-Metz célèbre ses 15 ans avec l’une de ses expositions les plus ambitieuses : Dimanche sans fin. Près de 400 œuvres du Centre Pompidou dialoguent avec 40 créations iconiques de Maurizio Cattelan. Un parcours total, immersif et dérangeant, qui transforme le musée en un labyrinthe sensoriel et politique.

Une exposition majeure qui redéfinit la place de Cattelan dans l’art contemporain

Avec Dimanche sans fin, Maurizio Cattelan devient non seulement l’un des artistes exposés, mais aussi co-commissaire aux côtés de Chiara Parisi, directrice du Centre Pompidou-Metz . Il pose un regard incisif sur les collections du Centre Pompidou, révélant, par associations inédites, les zones de tension qui traversent l’histoire de l’art moderne et contemporain.

Dès l’entrée, le visiteur se retrouve face à L.O.V.E., son anti-monument provocateur : un majeur levé monumental, symbole de défi et d’anti-autorité. Une déclaration d’intentions. Une promesse : ici, rien ne sera confortable.

Sculpture monumentale Felix de Maurizio Cattelan représentant un squelette de chat géant exposé dans un espace muséal moderne, installation d’art contemporain au Centre Pompidou-Metz, éclairage dramatique mettant en valeur l’ossature imposante de l’œuvre. Art mag
Maurizio Cattelan, *Felix*, 2001 Huile sur résine de polyvinyle, fibre de verre et acier, 792 x 182 x 610 cm Courtesy Maurizio Cattelan’s Archive Photo : © Nathan Keay
Copyright : Courtesy Maurizio Cattelan’s Archive / Photo : © Nathan Keay

Un parcours en forme d’abécédaire : une immersion totale dans les mythologies contemporaines

Le parcours adopte la forme d’un abécédaire, clin d’œil à Gilles Deleuze, qui permet de revisiter les grandes thématiques de la modernité à travers des œuvres historiques et des installations de Cattelan.

Parmi les moments forts :

  • D – Le début de la guerre restera secret
    Autour de la monumentale Round Table de Chen Zhen et du spectaculaire Sunday de Cattelan, l’exposition dévoile les fractures politiques du monde contemporain : diplomatie inaccessible, violence sous le vernis doré, mémoire des conflits européens .
  • H – Haine, amitié, séduction, amour, mariage
    Un ensemble consacré au jeu d’échecs, avec un prêt exceptionnel : la table de jeu de Marcel Duchamp, présentée pour la première fois au public. Cattelan y répond par Good Versus Evil, plateau où s’affrontent des figurines en porcelaine aux accents de satire politique.
  • N – Nous les animaux
    Le célèbre Felix — squelette géant de chat — dialogue avec Julie Curtiss, Gloria Friedmann ou Francis Bacon dans une réflexion puissante sur l’animalité, la vulnérabilité et la métamorphose du corps.

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Une scénographie immersive qui transforme le musée

Conçue par Berger&Berger, la scénographie transforme la Grande Nef en un espace circulaire, inspiré de l’architecture hexagonale du musée. Le serpent Uroboros, symbole de cycle infini, structure le parcours et renforce le thème du dimanche comme temps suspendu, cyclique, impossible à clore .

Des expositions dans l’exposition — entrées de cinéma, galerie miniature (Wrong Gallery) — brouillent les frontières entre les mondes réel, muséal et fictionnel.

Le retour événement du Mur de l’atelier d’André Breton

Pour la première fois, le Mur de l’atelier d’André Breton quitte son écrin parisien pour être présenté à Metz. Composé de 255 objets, masques, fossiles, sculptures et souvenirs personnels, il incarne l’esprit du surréalisme et le hasard objectif cher à Breton.

Sa présence dans Dimanche sans fin agit comme une clé de lecture : celle d’un musée envisagé comme un espace libre, intuitif, traversé par des récits qui se croisent et s’entrechoquent.

Une exposition événement qui marque les 15 ans du Centre Pompidou-Metz

Performances, concerts, cinéma, ateliers, rencontres : le musée propose quatre jours de fête ininterrompue du 8 au 11 mai 2025. Parmi les incontournables :

  • performances LaBOLA de La Ribot
  • réactivation de RSVP performance piece de Senga Nengudi
  • Pink & Silver Anniversary Ball orchestré par Vinii Revlon
  • mini-battle urbains, DJ sets, projections en plein air
  • cycle de conférences autour des œuvres de l’exposition

L’ensemble confirme l’orientation du Centre Pompidou-Metz : un musée vivant, ouvert aux pratiques transdisciplinaires, où la création contemporaine rencontre le public dans toutes ses formes.

Un dimanche qui ne finit jamais : pourquoi cette exposition est incontournable

Dimanche sans fin ne se contente pas de juxtaposer des œuvres. Elle révèle ce que nos rituels, nos repos, nos croyances et nos révoltes disent de nous.

La force de l’exposition réside dans :

  • son ambition muséale : 400 œuvres, 40 pièces de Cattelan, une occupation totale du bâtiment
  • sa puissance visuelle : installation monumentale, scénographie immersive
  • son dialogue transhistorique : de Derain à Bacon, de Duchamp à Vieira da Silva
  • sa profondeur politique : pouvoir, violence, cycles du temps, fragilité du corps
  • sa dimension rare : la présence du Mur de Breton, la mise en abyme de la Wrong Gallery, un commissariat confié à un artiste majeur.

C’est une exposition qui bouleverse, égare, amuse et inquiète.
C’est un musée qui se réinvente pour ses 15 ans.

Un événement culturel majeur de 2025–2027.

A lire aussi :

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Centre Pompidou-Metz 2026 : les expositions incontournables qui vont marquer l’année

vue du centre pompidoe Metz
Jacqueline Trichard

La saison 2026 du Centre Pompidou-Metz s’annonce comme l’une des plus ambitieuses de ces dernières années. Quatre grandes expositions — Louise Nevelson, François Morellet, Séraphine de Senlis et Shigeru Ban — composent un parcours incontournable pour tous les amateurs d’art moderne, d’art contemporain et d’architecture visionnaire .

Figure assise devant une sculpture murale monumentale en bois, composée de modules géométriques et d’éléments verticaux, photographiée dans un style en noir et blanc, illustrant l’univers sculptural immersif et architectural associé à l’exposition “Mrs. N’s Palace” et à l’esthétique de la sculpture environnementale du XXe siècle.
Portrait de Louise Nevelson, vers 1969 devant *Night-Focus-Dawn* Copyright : © Estate of Louise Nevelson. Licensed by Artist Rights Society (ARS), NY/ADAGP, Paris / Photo : © Courtesy Jeanne Bucher Jaeger, Paris- Lisbonne/ Droits réservés

Louise Nevelson : la révélation sculpturale de 2026

Du 24 janvier au 31 août, la rétrospective Mrs. N’s Palace offre une immersion spectaculaire dans les assemblages monumentaux de Nevelson. Ses architectures d’ombre, ses sculptures noires iconiques et son sens du mystère en font l’un des événements majeurs de l’année.

A lire : Louise Neverlon : architectures fragmentées et paysages de mémoire

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François Morellet : le centenaire à ne pas manquer

Avec 100 pour cent, le Centre Pompidou-Metz dévoile la plus vaste rétrospective jamais consacrée à François Morellet. Néons, géométrie, humour et dérèglement optique composent un parcours lumineux qui séduira autant les initiés que les curieux, du 3 avril au 28 septembre 2026.

A lire aussi : François Morellet – 100 pour cent : une rétrospective majeure au Centre Pompidou-Metz

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Séraphine de Senlis : l’exposition qui va faire parler

À l’automne, une grande monographie redécouvre l’univers mystique et végétal de Séraphine de Senlis. Ses compositions florales vibrantes, proches d’un imaginaire cosmique, résonnent pleinement avec les préoccupations écologiques et spirituelles d’aujourd’hui, du 31 octobre 2026 au 12 avril 2027

A lire aussi : Séraphine de Senlis, une visionnaire du vivant au Centre Pompidou-Metz

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Shigeru Ban : l’événement architecture de la fin d’année

Le 5 décembre 2026, le musée ouvre une exposition exceptionnelle signée par Shigeru Ban, architecte du bâtiment. Maquettes, matériaux innovants et engagements humanitaires font de cette rétrospective un moment clé pour les passionnés d’architecture et de design durable, du 5 décembre 2026 au 30 août 2027.

A lire aussi : Shigeru Ban : une immersion exceptionnelle au Centre Pompidou-Metz

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Une saison qui positionne Metz comme destination culturelle majeure

Entre expositions immersives, projets participatifs (Marina Abramović, Elizabeth Peyton) et la présence continue de Dimanche sans fin de Maurizio Cattelan, le Centre Pompidou-Metz confirme en 2026 son statut de lieu culturel incontournable.

A lire aussi :Dimanche sans fin : Maurizio Cattelan bouleverse le Centre Pompidou-Metz avec une exposition événement

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FAQ – Centre Pompidou-Metz 2026

Quelles sont les expositions à voir au Centre Pompidou-Metz en 2026 ?

La saison 2026 réunit quatre grandes expositions : Louise Nevelson, François Morellet, Séraphine de Senlis et Shigeru Ban. À cela s’ajoutent l’exposition en évolution permanente Dimanche sans fin de Maurizio Cattelan et plusieurs projets participatifs

Quand ouvre l’exposition Louise Nevelson au Centre Pompidou-Metz ?

L’exposition Mrs. N’s Palace de Louise Nevelson se tient du 24 janvier au 31 août 2026. C’est la première grande rétrospective française dédiée à l’artiste depuis 50 ans.

Que présente l’exposition François Morellet en 2026 ?

100 pour cent, la plus vaste rétrospective jamais consacrée à François Morellet, réunit 100 œuvres retraçant plus de soixante-dix ans de création. L’exposition ouvre le 3 avril 2026 et célèbre le centenaire de l’artiste.

Une exposition est-elle consacrée à Séraphine de Senlis en 2026 ?

Oui. Une grande monographie dédiée à Séraphine de Senlis est présentée du 31 octobre 2026 au 12 avril 2027. Elle met en lumière ses compositions végétales et mystiques, aujourd’hui réinterprétées à travers les enjeux de l’écoféminisme.

Quelle est l’exposition Shigeru Ban au Centre Pompidou-Metz ?

À partir du 5 décembre 2026, Shigeru Ban, architecte du bâtiment, signe une exposition immersive retraçant sa démarche durable, humaniste et innovante. Une occasion rare d’explorer ses maquettes, prototypes et matériaux alternatifs.

L’exposition “Dimanche sans fin” de Maurizio Cattelan est-elle toujours visible ?

Oui. Dimanche sans fin est visible jusqu’au 1er février 2027. Cette exposition en constante évolution intègre régulièrement de nouvelles œuvres de la collection du Centre Pompidou et des artistes invités.

Le Centre Pompidou-Metz propose-t-il des visites guidées ?

Oui. Le musée propose régulièrement des visites commentées, conférences, rencontres d’artistes et ateliers.