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Une présence remarquable de ANKHART au salon ART SHOPPING

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Le 5 avril, le Carrousel du Louvre, un lieu emblématique de la culture parisienne, a ouvert ses portes pour accueillir le salon international d’Art Contemporain ART SHOPPING. Cet événement majeur s’est affirmé comme un centre névralgique de l’art contemporain en Europe. Parmi les participants notables, ANKHART, dirigée par Yaki Li, a présenté une collection impressionnante, mettant en scène les œuvres de douze artistes de renommée internationale.

L’exposition a brillé par la diversité et la richesse de ses œuvres, avec plus de 30 œuvres exposées par ANKHART. Des artistes venant de France, de Chine, de Hong-Kong, d’Allemagne, d’Italie et d’Australie ont illustré l’étendue et la profondeur du paysage artistique contemporain. Avec des styles allant du figuratif à l’abstrait et de l’art fantastique à l’art naïf, cette variété a démontré la capacité unique de l’art à transcender les frontières et à fédérer diverses cultures sous un même toit.

Patricia Cronier Zohar, en tant qu’invitée spéciale d’ANKHART, a captivé l’audience avec ses œuvres exceptionnelles qui ont enrichi l’exposition. Les œuvres de Weber Zhang, Xi Tu, Qiwen He, DAKE Qi Wang, Xinyi Liao, LYNNRURU, Michela Jiaying Hou, Crystal Wu, Lili Tao et Yaki Li ont également été mises en avant, chacun apportant une touche unique au panorama global de l’exposition.

Un des points forts a été la collaboration exclusive entre Lune Ge Zhang et ANKHART pour présenter en exclusivité la série Namito. En édition limitée, cette série a suscité un vif intérêt et a été particulièrement bien accueillie par les collectionneurs et amateurs d’art.

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David Diruit

David Diruit aac galerie magazine art mag delphine jonckheere

En février dernier, la galerie de l’AAC a mis à l’honneur le travail de David Diruit, un photographe originaire d’Amiens. Sa présentation a proposé aux visiteurs une expérience photographique exceptionnelle, suscitant émotions et réflexions profondes chez ceux qui ont eu le privilège de la découvrir.

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150 ans d’Impressionnisme : Une saison lumineuse dans les Hauts-de-France avec le Musée d’Orsay

Musée de Picardie Sur la plage impressionniste Dans l'oeil d'Edouard Manet

En 2024, un vent de révolution artistique souffle à nouveau sur la France, précisément dans la région Hauts-de-France, grâce à une initiative ambitieuse du ministère de la Culture et du musée d’Orsay pour célébrer le 150ème anniversaire de l’impressionnisme. Cette commémoration, s’articulant autour de l’exposition majeure « Paris 1874. Inventer l’impressionnisme » à Paris, voit une collaboration exceptionnelle entre le musée d’Orsay et 34 musées de France, dont cinq institutions majeures des Hauts-de-France, se préparer à accueillir environ 180 œuvres impressionnistes et postimpressionnistes dans le cadre du « Printemps Impressionniste ».

Un événement culturel inédit

Le Musée de Picardie à Amiens, des Musées de la Chartreuse à Douai, le Palais des Beaux-Arts de Lille, le MUba de Tourcoing et La Piscine de Roubaix se sont unis pour proposer une expérience culturelle unique et immersive. Chaque établissement, enrichi par le prêt d’œuvres exceptionnelles du musée d’Orsay, offrira au public une fenêtre ouverte sur l’impressionnisme, ce mouvement qui a révolutionné la perception de la lumière et du paysage dans l’art.

Amiens : Au cœur de la révolution balnéaire

Le Musée de Picardie présente « Sur la plage » d’Édouard Manet, illustrant le lien intime entre les impressionnistes et l’émergence du tourisme balnéaire. Selon Pierre Savreux, Vice-président d’Amiens Métropole délégué à la Culture et au Patrimoine, cette exposition est « une invitation à redécouvrir notre territoire à travers le regard novateur des impressionnistes, véritables pionniers dans l’art de capturer l’essence éphémère des lieux« .

Douai, Lille, Roubaix, et Tourcoing : des thématiques variées et enrichissantes

De Douai avec ses collections enrichies par Henri Duhem, à Lille où les œuvres de Monet prennent vie, en passant par Roubaix qui célèbre l’enfance dans l’art impressionniste, jusqu’à Tourcoing où la nature est peinte sous toutes ses formes, chaque musée propose une plongée unique dans l’univers de l’impressionnisme.

Pierre Stépanoff, Directeur des musées d’Amiens et de la Maison de Jules Verne, souligne l’importance de cette collaboration: « Ce Printemps Impressionniste est une magnifique opportunité de mettre en lumière non seulement la richesse de nos collections mais aussi la diversité et la profondeur de l’impressionnisme.« 

Une collaboration fructueuse

Sophie Walon, Conseillère du Président de l’établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie- Valéry Giscard d’Estaing, exprime sa satisfaction quant à cette initiative: « Ce projet illustre parfaitement la dynamique de partage et de diffusion culturelle que nous souhaitons encourager. C’est un hommage vibrant à l’impressionnisme, à son histoire et à son impact durable sur l’art contemporain. »

Un Printemps 2024 sous le signe de l’Impressionnisme

Le Printemps Impressionniste promet ainsi d’être un événement culturel majeur, offrant aux visiteurs une expérience immersive au cœur d’un mouvement artistique qui continue de fasciner et d’inspirer. C’est une invitation à explorer la région Hauts-de-France sous un jour nouveau, à travers les yeux des grands maîtres de l’impressionnisme, rendue possible grâce à la collaboration étroite entre le musée d’Orsay et les musées participants. Une saison qui s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs d’art et d’histoire.

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Art Capital : Un carrefour de l’Art Contemporain menacé

Art Capital menacé le Grand Palais Paris

Au cœur de Paris, un événement emblématique attire l’attention non seulement des passionnés d’art mais également de la sphère culturelle européenne tout entière. Art Capital, le plus grand salon d’art contemporain d’Europe, se trouve aujourd’hui à un tournant crucial de son histoire, confronté à des défis qui menacent son avenir.

Fondé en 2006 suite à l’initiative du ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, Art Capital a été conçu comme un espace unificateur pour divers salons artistiques qui, auparavant, opéraient de manière isolée. Le Grand Palais, avec sa stature imposante et son histoire riche, fut offert comme écrin à cet assemblage hétéroclite d’artistes et de mouvements, symbolisant une ère nouvelle d’accessibilité et de visibilité pour l’art contemporain.

Depuis lors, cet événement annuel a prospéré, attirant des milliers de visiteurs et offrant à des centaines d’artistes une plateforme sans pareil pour exposer leurs œuvres. Toutefois, derrière le vernis des succès successifs, une crise couve. Les subventions, jadis généreuses, se sont amenuisées, passant de 350 000 euros à une somme dérisoire de 55 000 euros, mettant en péril la capacité d’Art Capital à maintenir son excellence et sa portée.

Impact Financier sur les Artistes

Le coût de participation pour les artistes s’est envolé, menaçant l’essence même d‘Art Capital : un salon inclusif, célébrant la diversité de l’expression artistique. Ces coûts croissants pourraient inévitablement exclure des artistes talentueux mais moins fortunés, réduisant la diversité et la richesse qui font l’âme d’Art Capital.

Un futur incertain

En 2025, Art Capital est censé réintégrer le Grand Palais, récemment rénové. Cette perspective, bien que réjouissante en termes de visibilité et d’espace, s’accompagne de défis financiers colossaux. Les coûts associés à l’utilisation de ce monument parisien, exacerbés par les frais de rénovation, pourraient rendre la participation financièrement insoutenable pour de nombreux artistes.

Derrière les chiffres et les enjeux financiers, ce sont des centaines de bénévoles qui incarnent le cœur battant d’Art Capital. Leur dévouement et leur passion pour l’art sont le moteur de cet événement, témoignant de l’importance cruciale du soutien et de la reconnaissance, non seulement sous forme financière mais aussi en termes de valorisation de l’art et de la culture dans notre société.

La situation d‘Art Capital soulève des questions fondamentales sur le rôle de l’État et des institutions dans le soutien à la culture. L’art, dans toute sa diversité, enrichit le tissu social, stimule la réflexion critique et favorise un dialogue essentiel dans nos sociétés. La réduction des subventions et le manque de soutien financier ne sont pas seulement des obstacles logistiques ; ils reflètent une sous-évaluation de l’art dans les priorités publiques.

Cet article n’est pas seulement un appel à l’action pour les décideurs politiques et les mécènes de l’art ; c’est un rappel de l’importance vitale de l’art dans la société. Art Capital, avec son histoire, son envergure et son impact, mérite d’être soutenu et célébré. Il est temps de reconnaître que l’art et la culture sont des piliers de notre humanité, nécessitant un engagement renouvelé pour garantir leur floraison dans les années à venir.

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Le Musée de Vernon devient le Musée Blanche Hoschedé-Monet : Une nouvelle ère pour l’Art et l’héritage culturel

Musée de vernon

Dans une démarche participative inédite, les visiteurs du Musée de Vernon ont pris part à une consultation décisive, contribuant au choix du nouveau nom de cette institution culturelle emblématique. Après une réflexion collective entamée en décembre dernier, le verdict est tombé : le musée sera désormais connu sous le nom de « Musée Blanche Hoschedé-Monet« , en honneur de l’illustre peintre et belle-fille de Claude Monet.

Cette initiative, résultant d’une volonté manifeste de faire évoluer l’établissement, s’inscrit dans un contexte de réévaluation globale de la contribution des femmes à l’histoire de l’art. Blanche Hoschedé-Monet (1865-1947), reconnue pour son rôle prépondérant dans le mouvement impressionniste et son dévouement à la préservation de l’héritage de Claude Monet après son décès, se voit ainsi attribuer une reconnaissance méritée.

Un hommage à Blanche Hoschedé-Monet

Le choix de ce nom marque un tournant historique pour le Musée de Vernon, qui devient le premier à célébrer la mémoire de Blanche Hoschedé-Monet. François Ouzilleau, le Maire, exprime son enthousiasme : « C’est une fierté pour notre musée de contribuer à la reconnaissance des femmes artistes, en particulier celle d’une figure aussi centrale que Blanche Hoschedé-Monet pour notre collection et notre région. »

Nicole Balmary, maire-adjointe en charge de la culture et du patrimoine, souligne l’importance de cette nomination dans le renforcement de l’attrait culturel de l’établissement, rappelant que le musée abrite la plus vaste collection d’œuvres de Blanche Hoschedé-Monet en France. La renommée de l’artiste connaît d’ailleurs un renouveau d’intérêt, signe d’une appréciation grandissante de son œuvre.

Philippe Piguet, critique d’art et spécialiste reconnu de Blanche Hoschedé-Monet, apprécie ce geste de reconnaissance vers une artiste femme impressionniste, dont l’œuvre reçoit enfin l’attention qu’elle mérite. Nicolas Bondenet, le directeur du musée, voit dans ce changement de nom une opportunité de souligner les liens entre l’art, la nature et l’histoire régionale, en harmonie avec les valeurs impressionnistes.

Le Musée entend donc poursuivre sa mission de valorisation du patrimoine impressionniste, tout en ouvrant de nouvelles perspectives sur l’interaction entre l’art et l’environnement. Cette évolution marque une étape clé dans le rayonnement culturel du musée, invitant à une redécouverte des paysages normands qui ont inspiré tant d’artistes.

Une nouvelle identité visuelle à découvrir

Le Musée Blanche Hoschedé-Monet symbolise une étape significative dans l’évolution du musée, ouvrant la voie à une exploration approfondie des thèmes chers aux impressionnistes. Cette nouvelle appellation est une invitation à redécouvrir l’art et l’histoire à travers un prisme renouvelé, marquant une avancée importante dans la valorisation du patrimoine artistique local.

Pour les amateurs d’art et les visiteurs curieux, l’annonce de la nouvelle identité visuelle du musée, prévue pour le 13 avril, est un événement à ne pas manquer. Elle promet d’être le reflet de cette nouvelle ère qui commence pour le Musée Blanche Hoschedé-Monet, une ère où l’art et l’héritage culturel de Vernon brillent sous un jour nouveau.

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Edito ART MAG #18

COUVERTURE MAGAZINEART MAG 18 HOM NGUYEN DEFISCALISATION DE L'ART POUR LES ENTREPRISES

Nous vous dévoilons le numéro de janvier – février d’Art Mag, marquant le début de notre troisième année ensemble. Nous sommes ravis de vous embarquer dans cette aventure artistique, promettant un horizon radieux pour l’année qui s’annonce.

Alors que nous laissons derrière nous les souvenirs de 2023, une atmosphère empreinte d’optimisme et d’excitation imprègne l’air. Chez Art Mag, notre engagement à vous surprendre et à vous inspirer à travers des pages débordantes d’émotions, de couleurs et de créativité demeure plus fort que jamais.

Exploration Artistique : Hom Nugyen

Dans ce numéro, nous mettons en avant le talent exceptionnel de l’artiste Hom Nugyen. Son travail captivant transcende les frontières de l’art traditionnel, vous invitant à explorer de nouvelles perspectives et à plonger dans un univers artistique unique.

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Edito ART MAG #17

couverture magazine Art Mag Corentin Spear street artiste Van Gogh

L’univers de l’art contemporain est en constante métamorphose, où la créativité s’exprime de multiples manières. Dans cette édition inédite d’Art Mag 17, nous mettons en lumière une sélection d’artistes qui se distinguent par leur vision singulière et leur engagement social. Leur art ne se contente pas d’embellir, il communique des messages profonds, nous invitant à méditer sur notre monde et notre place en son sein.

Corentin Spear : L’Art comme témoin de notre époque

Corentin Spear, artiste du street-art, se distingue par son engagement social profond. Ses créations ne se bornent pas à orner les murs, elles portent des messages puissants. Dans une époque où les préoccupations sanitaires et sécuritaires monopolisent notre attention, Spear nous rappelle que derrière ces enjeux, résident des émotions humaines, des expériences, et des réalités sociales à explorer. Ses toiles nous invitent à plonger dans la complexité de notre monde, à réfléchir, et à agir.

Manuel Dampeyroux : le chemin de l’âme à travers l’art

Originaire du Brésil, l’artiste contemporain Manuel Dampeyroux nous convie à une plongée dans les abysses de l’âme humaine à travers sa vision artistique unique. Son parcours artistique, amorcé dès son enfance, s’est nourri d’une formation académique solide, permettant à sa passion innée de s’épanouir et de s’exprimer pleinement. Les créations de Dampeyroux fascinent et interrogent, offrant une perspective captivante sur la complexité de l’expérience humaine.

Eric Vanel : l’art de sculpter l’Ame

Pour le sculpteur Eric Vanel, l’art est avant tout une création destinée à toucher l’âme et à susciter des émotions positives, quelle que soit sa forme. Cette vision profonde de l’art transcende la matière pour atteindre le cœur même de l’expérience humaine. Ses sculptures évoquent une connexion profonde avec l’âme de l’observateur.

Xavier Boggio : Entre lumière, réflexion et passion

Cet été, les gouttes de Xavier Boggio ont trouvé leur place face à la mer, sur l’esplanade de la Ville de Mers-les-Bains. Cette installation évoque un nouveau lien avec le monde aquatique et rappelle la préciosité de l’eau, élément vital qui compose non seulement notre environnement, mais également notre propre composition corporelle. À travers son art, Boggio soumet une question fondamentale : comment devons-nous gérer notre relation avec la Terre et ses ressources précieuses ?

Van Gogh au Miroir de Malraux

Enfin, nous sommes fiers de vous présenter le dernier livre sur « Van Gogh au Miroir de Malraux« , fruit d’une collaboration entre Charles-Dominique Janssens, président de l’institut Van Gogh à Auvers-sur-Oise et l‘Association Amitiés Internationales André Malraux. Cette publication promet d’immerger les amateurs d’art dans la vie et l’œuvre de ce maître incontesté de l’art post-impressionniste.

Ce nouveau numéro d’Art Mag 17 vous convie à explorer quelques-unes de ces voix uniques. Chacun de ces artistes rappelle la puissance de l’art pour émouvoir, inciter à la réflexion, et inspirer à l’action.

Commandez dès maintenant ce numéro exclusif pour vous laisser emporter par ces univers artistiques fascinants.

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Art Mag : le nouveau numéro à emporter dans votre cartable à la rentrée

Magazine art mag Artiste seth

Après cette période estivale baignée de soleil et de souvenirs, toute l’équipe d’Art Mag vous souhaite une rentrée des plus inspirantes. Nous espérons que ces moments bien mérités de détente et de ressourcement ont été l’occasion de recharger vos batteries pour aborder cette nouvelle saison avec enthousiasme.

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Découvrez l’exposition monumentale de Ron Mueck : « Mass » à la fondation Cartier

Exposition Ron Mueck à la fondation Cartier
Delphine jonckheere

L’artiste australien Ron Mueck crée l’événement avec ses œuvres, offrant une occasion unique de contempler « Mass » (2017), une installation monumentale impressionnante constituée de crânes imposants, présentée pour la première fois en dehors de l’Australie.

Ron Mueck, né en 1958 à Melbourne et installé au Royaume-Uni depuis 1986, révolutionne la sculpture figurative contemporaine avec des créations aux dimensions saisissantes, chargées d’une étrangeté troublante. La genèse de chacune de ses sculptures nécessite plusieurs mois, voire plusieurs années, de travail minutieux. En un peu plus de 25 ans, Ron Mueck a bâti un corpus de quarante-huit pièces d’exception, dont les plus récentes ont vu le jour au printemps 2023 en préparation de cette exposition remarquable.

La Fondation Cartier, précurseur dans la mise en lumière de Ron Mueck en France, a ouvert ses portes à l’artiste en 2005 pour une exposition personnelle, suivie par une présentation plus exhaustive en 2013. Ces événements ont été ponctués d’acquisitions marquantes, faisant de la Fondation Cartier la seule institution en France à posséder une collection d’œuvres de Ron Mueck.

Le point central de l’exposition est l’œuvre monumentale « Mass », un tournant décisif dans la carrière de Ron Mueck. Commandée par la National Gallery of Victoria à Melbourne en 2017, cette installation se distingue par sa dimension impressionnante. Composée de cent crânes humains gigantesques, « Mass » s’adapte à chaque espace d’exposition, proposant une expérience qui stimule à la fois les sens et l’intellect, suscitant la réflexion sur les concepts fondamentaux de l’existence humaine.

« Découvrez ‘Mass’: L’Œuvre Monumentale de Ron Mueck

Le titre « Mass » révèle à lui seul la richesse sémantique de l’œuvre. En anglais, le terme évoque simultanément l’idée d’accumulation, de multitude et même de cérémonie religieuse. Cette polyvalence se mêle à l’iconographie du crâne, un symbole aussi complexe qu’ambigu. Alors que l’histoire de l’art le lie souvent à l’éphémère de la vie, il est également omniprésent dans la culture populaire, évoquant des émotions et des significations variées. Ron Mueck souligne sa puissance iconique, graphique et perturbante, qui captive notre attention de manière inconsciente.

Ne manquez pas l’occasion d’explorer l’univers artistique captivant de Ron Mueck au travers de cette exposition exceptionnelle à la Fondation Cartier. L’artiste parvient à susciter à la fois la contemplation et la fascination, et son impact sur la sculpture contemporaine est indéniable. L’exposition offre une expérience qui stimule les sens tout en invitant à la réflexion profonde.

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Pierre Stépanoff, le nouveau directeur du Musée de Picardie

Directeur du Musée de Picardie Pierre Stepanoff

Depuis le 23 mai 2023, Pierre Stépanoff est le nouveau directeur des musées d’Amiens et de la Maison Jules Verne.

Le magazine ART MAG l’a rencontrée pour vous !

ART MAG : Pouvez-vous nous dire ce qui vous a motivé à postuler pour ce poste de directeur du musée ?

Pierre Stépanoff : Pour moi, c’était d’abord un souhait d’évolution dans ma carrière. Dans la logique de ma vie professionnelle, j’avais envie de me confronter aux responsabilités de directeur, pour pouvoir voir l’action, le potentiel, les propositions qu’on peut faire dans un musée à grand échelle. C’est aussi pour pouvoir faire avancer les choses, défendre une vision. Ça, c’est une démarche personnelle. Le Musée de Picardie a été pour moi l’opportunité idéale : un établissement que je connaissais un peu parce que j’y avais fait un stage lors de mes études.

ART MAG : Est-ce que votre bref passage en tant que stagiaire vous a influencé dans votre décision de postuler ?

Pierre Stépanoff  : Tout à fait. Cela m’a permis de découvrir cet établissement et de voir sa singularité, sa magie. En fait, ce musée est un des rares établissements à avoir conservé son ambiance originelle, son décor du XIXᵉ siècle. Cela, pour moi, c’est vraiment tout à fait magique et c’est extrêmement porteur pour le public qui a besoin, justement, de se retrouver dans ces ambiances. Je pense que nous avons besoin d’immersion qui coupe du train-train de la vie et d’entrer le temps d’une visite dans quelque chose de complètement nouveau.
On a beaucoup dit qu’il fallait tirer les musées vers la vie quotidienne des gens. Moi, je ne pense pas du tout. Je pense qu’au contraire, la visite au musée, cela doit être un temps de rupture par rapport à la vie quotidienne et un temps d’émerveillement.

ART MAG :  Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel jusqu’à présent ?

Pierre Stépanoff : J’ai suivi une formation à l’Institut National du Patrimoine – c’est l’école qui forme les conservateurs. C’est un cursus professionnalisant qui forme les cadres scientifiques des établissements nationaux et territoriaux et qui comprend un stage de spécialité. J’ai fait un stage de six mois, dont cinq mois à Nancy et un mois à Amiens. Ce stage m’a permis d’acquérir une expérience opérationnelle dans le domaine muséal. Ensuite, j’ai continué à développer ma carrière en occupant le poste de conservateur au musée Fabre à Montpellier ce qui m’a apporté une solide expérience dans la gestion des collections.

ART MAG :  Quels sont vos projets et vos objectifs en tant que nouveau directeur du Musée Picardie ?

Pierre Stépanoff : Ce que j’ai envie d’apporter, c’est que le musée contribue à rendre plus célèbre et plus lisible l’identité artistique d’Amiens et de la Picardie. Je souhaite mettre en avant les grands artistes qui ont marqué ce musée, cette collection, cette ville, cette région. Pour moi, le musée doit être un lieu de rupture avec le quotidien, un lieu d’émerveillement où l’on peut découvrir des artistes méconnus et des œuvres variées. Je souhaite également positionner le musée comme un lieu d’apprentissage, en proposant des conférences et des cycles d’initiation à l’histoire de l’art

ART MAG : Pour vous, il est important de s’approprier le patrimoine local, Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Pierre Stépanoff : je pense qu’il est essentiel de se familiariser avec son patrimoine. Cela nous permet de mieux comprendre notre histoire et d’avoir une connaissance approfondie de ce qui s’est passé dans notre région. La collection d’un musée, par exemple, appartient à la communauté locale, et il est donc important que les habitants se l’approprient. Cela leur permet de forger une fierté par rapport aux figures artistiques présentes dans la collection. Pour moi, c’est d’une importance extrême.

Je considère aussi le musée comme une école de l’écologie au sens large. Dans notre société actuelle, nous avons tendance à consommer rapidement et à jeter les objets après les avoir utilisés. Tout est perçu comme interchangeable. Au contraire, dans un musée, rien n’est jeté, tout est conservé et préservé pendant des siècles voire des millénaires, car chaque objet est irremplaçable. Ainsi, nous défendons une philosophie radicalement différente de celle des mauvaises habitudes de consommation qui se sont développées au fil des décennies. Au musée, nous apprenons à apprécier, à savourer, à regarder, à revoir les choses lentement, plutôt que de simplement zapper.

ART MAG : Vous dites que le musée est presque une école de civilisation, comment envisagez vous de positionner le musée ?

Pierre Stépanoff : je souhaite également positionner le musée comme un lieu d’apprentissage, à l’instar des universités populaires. Je constate qu’aujourd’hui, l’histoire de l’art en tant que discipline n’est toujours pas enseignée dans le tronc commun des programmes scolaires, que ce soit à l’école primaire, au collège ou au lycée. C’est encore considéré comme une spécialité choisie par certains individus, ce qui n’est pas le cas de la littérature, par exemple. Pourquoi devrions-nous estimer qu’il est essentiel de connaître Corneille et Racine, et négliger Charles de Brun et Nicolas Poussin ? Tout cela est extrêmement important. Je pense donc que le musée peut se positionner en proposant des conférences et des cycles d’initiation à l’histoire de l’art, en abordant les bases et en enseignant cette discipline par chapitre. Si vous regardez autour de vous aujourd’hui, où pouvez-vous découvrir cela dans une ville ?

De plus, bien que des initiatives soient développées pour les enfants, il y a de nombreux accès à ces offres. Peut-être même qu’en étant à la retraite, ils souhaitent approfondir leurs connaissances dans ce domaine. Je pense que le musée doit également répondre à ce besoin. C’est pourquoi, dans un futur proche, je prévois de proposer des cycles de conférences où nous pourrons présenter l’histoire de la peinture française, italienne, par exemple et bien d’autres sujets. De conférence en conférence, nous pourrons comprendre la chronologie, les grands artistes, les artistes moins connus, les tableaux et les œuvres du Musée de Picardie, ainsi que les grandes œuvres du Louvre et des grands musées internationaux. En faisant dialoguer ces grands établissements avec la collection que nous avons ici, nous pourrons donner du sens à tout cela. J’ai déjà pu réaliser ce genre d’initiatives dans le passé, et elles ont été très appréciées, car elles répondent à un désir profond des gens, un désir qui n’est pas si facile à satisfaire.

ART MAG :  Pouvez-vous nous expliquer votre projet de cycles de conférences et comment cela permettra de donner du sens à la collection du musée et d’engager le public de manière interactive ?

Pierre Stépanoff : J’ai une forte conviction dans le modèle du cycle, c’est-à-dire de ne pas simplement proposer une conférence isolée sur un sujet, mais plutôt d’enchaîner plusieurs séquences successives. Cela permet d’approfondir véritablement un sujet, de disséquer, d’analyser et de comprendre le lien organique entre différentes périodes, différents artistes, comment un artiste influence un autre, comment les choses s’enchaînent chronologiquement. Il y a de nombreux thèmes intéressants à explorer.

Au-delà de la dimension artistique, il y a aussi une dimension civique. Il s’agit de s’approprier les monuments de sa ville, de s’approprier la collection du musée local. Pour moi, cela revêt également une dimension citoyenne. Nous devons garder à l’esprit que tout cela est financé en partie par nos impôts. Cela nous appartient à tous.

ART MAG : Un dernier message que vous souhaitez transmettre aux visiteurs du musée ?

Pierre Stépanoff : Emerveillez-vous !!