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Denis Barjam et Goldorak

delphine jonckheere

En 1975, la série animée Goldorak apparaît sur les écrans japonais. Trois ans plus tard, la série est diffusée en France et fait immédiatement sensation.

Quarante-trois ans plus tard, les enfants passionnés par le robot ont grandi. Cinq enfants de cette série ont alors décidé de publier la suite de l’histoire du robot géant, avec l’accord de Go Nagai, dans une bande dessinée sobrement intitulée Goldorak qui se situe dix ans après la fin de la série originale.

Ainsi, Denis Bajram (scénario et dessin), Xavier Dorisson (scénario), Brice Cossu (dessin), Alexis Sentenac (dessin) et Yoann Guillo (couleur) ont mis en commun leurs compétences pour écrire une suite rêvée. Une suite si rêvée que déjà à l’âge de dix ans, en 1980, Denis Bajram avait écrit sa première bande dessinée sur le héros dans une aventure de vingt pages.

Les cinq co-auteurs ne se sont pas trompés en affirmant que Goldorak résonnait encore aujourd’hui. Leur BD vendu à plus de 200 000 exemplaires, plusieurs expositions ont eu lieu dont celle à l’Abbaye Royale de l’Epau, le 17 octobre 2021, qui a battu tous ses records d’entrée en une après-midi. Les enfants ont peut-être grandi, mais jamais sans oublier le héros qui a rythmé leur enfance. Mieux encore, cette nouvelle bande dessinée sur Goldorak transmet un héritage du passé en faisant découvrir aux nouveaux enfants ce héros sensationnel.

Justement, une nouvelle exposition sur Goldorak et le travail de Denis Bajram, en entrée libre, a lieu à la Maison de la culture à Amiens du 2 juin au 2 octobre 2022.

L’exposition commence au rez-de-chaussée par un parcours chronologique. En partant des dessins d’enfance puis de jeunesse, elle présente des originaux de Cryozone et d’Universal War One, avant d’entrer dans les années numériques de l’illustrateur Denis Bajram.

Au second étage, l’exposition nous plonge dans les planches de la BD Goldorak. Entre planches monumentales de près de six mètres de haut et objets de collection autour du robot géant, on ne peut être qu’époustouflé par le travail graphique qui pousse à vouloir lire la bande dessinée, réfléchir sur la bande dessinée et sur son processus de création.

Denis Bajram, présent lors du vernissage, explique alors qu’il espère attirer des personnes qui n’ont peut-être jamais osé pousser les portes de la Maison de la culture pour venir observer ces planches colossales qui apportent toujours un message d’humanité. L’exposition, comme l’œuvre, est grand public, privilégiant les symboles, plutôt que des textes assommants.    

Denis Bajram sera également présent les 4 et 5 juin 2022 au Festival de la BD à Amiens, un festival à la fois culturel et pédagogique, qui accueille de nombreux autres auteurs de BD tout au long des week-ends du mois de juin.

Delphine Jonckheere