Dans un paysage saturé d’images rapides, l’œuvre de Mezz Zapharelli impose une singularité rare : une peinture qui ne cherche pas à séduire, mais à tenir. Issue des métiers de l’image appliquée — costume, décor, défilé — l’artiste a très tôt appris la vitesse à laquelle se fabriquent les figures. À rebours de cet élan productiviste, elle construit depuis les années 80 une véritable éthique de la lenteur, où le portrait devient un lieu d’ajustement, de durée, presque de réparation.